
Après plusieurs jours de battage médiatique, il était temps, en effet, que les biais de ladite étude soient enfin dénoncés. La fameuse « chercheuse » n’a d’ailleurs pas été en mesure de nier l’évidence et s’est réfugiée en désespoir de cause derrière son statut universitaire, croyant sans doute que celui-ci était un gage d’intelligence. Mais un autre élément de poids aurait pu être apporté au débat : il se trouve en effet que celle que France 5 nous présente pudiquement comme une « sociologue » s’avère être une femme très engagée politiquement qui, en 2023, participait aux universités d’été de la France insoumise au côté de… la Jeune garde. Tiens, tiens.
Sur le même plateau, France 5 a également été convié un autre sociologue dénommé Ugo Palheta. Ce grand expert est fréquemment convié par l’audiovisuel public à disserter sur la montée du « néofascisme » en France. Entre autres vérités révélées, il affirme que « l’idée d’une incompatibilité des cultures » relève d’un discours « raciste », délictuel donc. M. Palheta est qualifié d’« auteur », de « maître de conférences », mais jamais de militant d’extrême gauche. C’est dommage. Une simple recherche sur Google nous apprend que notre homme a participé en octobre 2023 à un colloque intitulé « L’extrême droite : le dessous des cartes. Comment la vaincre », organisé par l’institut La Boétie, plateforme affiliée à LFI. Il anime par ailleurs un podcast dans lequel il a notamment invité l’antifa Raphaël Arnault, cofondateur de la milice violente Jeune garde.
Même arnaque avec Thierry Vincent, qualifié sur LCI de « spécialiste des radicalités politiques ». L’émission dite de fact-checking l’avait convié à deviser du traitement sur les réseaux sociaux du lynchage de Quentin Deranque, tout en oubliant de préciser qu’il avait participé en 2022 à des conférences de la Jeune Garde, mise en cause dans le meurtre en question. Oups !
Des militants maquillés en « experts »
Les exemples du même genre se ramassent à la pelle. Il suffit de quelques clics pour démasquer des militants qu’on nous avait précédemment présentés comme des sommités universitaires parfaitement neutres. Prenez Johann Chapoutot, l’historien et « spécialiste du nazisme » préféré de Radio France. Pourquoi les médias publics cachent-ils que cet homme est proche des sphères LFIstes ? Ses propos dignes de discussions de comptoir auraient dû le discréditer il y a déjà fort longtemps. « C’est très facile d’être de droite : c’est une logique de l’avachissement, de la facilité, de l’absence de réflexion et d’effort », a-t-il ainsi lancé, dans un entretien qui a récemment refait surface sur les réseaux sociaux. Et dire que certains le présentent comme un intellectuel de premier rang…
Voyez Christophe Cotteret, réalisateur du documentaire White Power : au coeur de l’extrême droite, diffusé sur Public Sénat en janvier dernier. Sur ses réseaux, il se réjouit ouvertement de l’élection de Zohran Mamdani à New York et prend la défense de Francesca Albanese, chercheuse dont les accusations d’antisémitisme sont si lourdes que la France demande sa démission de son poste à l’ONU. En août 2025, il avait participé à une conférence organisée sur l’extrême droite, en compagnie de Raquel Garrido, Marine Tondelier, Laurence de Cock, et appelait au rassemblement de la gauche. « Ce samedi tou.te.s à Châteaudun pour une rentrée unitaire (et d’unité on va en avoir besoin…) », écrivait-il sans complexe.
Autres exemples : Nicolas Lebourg, « spécialiste de l’extrême droite » et réputé proche d’un think tank socialiste ; Erwan Lecoeur, lui aussi « spécialiste de l’extrême-droite » et soutien d’EELV à Grenoble ; Sylvain Boulouque, « historien des radicalités politiques » et surtout proche de l’extrême gauche.
Rappelons une évidence : tous ces gens ont parfaitement le droit d’être politisés, biaisés, ou d’avoir un passé de militant derrière eux. En revanche, les médias qui leur donnent la parole ont le devoir de rendre ces engagements publics. Les cacher revient à manipuler l’opinion et à mentir par omission.
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