
Sur le plan médical on pourrait qualifier cela de « délire paranoïaque ». Ce que le Dr Laurent Arôme décrit ainsi : « Comme dans toutes les psychoses, le signe principal est l’apparition d’un délire, donc de la perte de contact avec la réalité. Ce délire est en général bien organisé autour d’un thème principal lié à la conviction d’être persécuté. Le malade interprète alors tous les éléments de la vie quotidienne à partir de cette conviction, et réorganise la réalité de façon délirante, souvent avec une grande exaltation et en croyant fermement à ses interprétations. Il existe un risque d’agressivité de la personne malade en cas de fixation des idées délirantes sur une personne précise. » De quoi parlons-nous ? Nous faisons référence au fait que depuis des années, une bonne partie de la classe politique, tout spécialement à gauche est persuadée que notre pays est menacé de voir les fascistes prendre le pouvoir et instaurer une dictature. D’ailleurs ils voient des fascistes partout. Ils voient également des violences d’extrême droite à tous les coins de rue. Et comme le dit le journal Valeurs Actuelles dans l’entête d’un article récent : « Voilà des années que la France vit dans un régime de fiction où des personnes violentes terrorisent en toute impunité, au nom d’une menace qui n’existe que dans leur tête, toute personne qui ne pense pas comme elles. Ce délire, qui vient de tuer Quentin, doit cesser. »
C’est Mitterrand qui a inventé le prétendu danger fasciste. Il l’a fait à partir de 1983, au moment où il a imposé un changement complet de politique. Fini le combat pour le socialisme et place à la rigueur adoptant à cette occasion les thèses du libéralisme régnant à cette époque en majesté avec Thatcher et Reagan. Pour détourner la colère légitime du peuple qui venait de prendre conscience qu’il avait été trompé par Mitterrand qui lui avait vendu du rêve, le machiavélique Mitterrand a inventé la fable du danger fasciste. Et quiconque ne défendait pas le pouvoir de gauche, malgré sa trahison programmatique, était montré du doigt et taxé de complicité avec les fascistes représentés par le FN et son dirigeant Jean-Marie Le Pen, le diable incarné. Cette escroquerie politico-intellectuelle a continué pendant des années après la mort de son inventeur. Mais, fait notoire, le 29 septembre 2007 sur France culture Lionel Jospin déclara : « Pendant toutes les années du mitterrandisme nous n’avons jamais été face à une menace fasciste et donc, tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste et même pas face à un parti fasciste. » Pourtant de nos jours ce délire du danger fasciste ne s’est jamais aussi bien porté. L’extrême gauche a dévoré la gauche classique depuis le virage Terra Nova de 2011 et imposé un discours nazifiant toute personne ou organisation osant s’opposer aux thèses et positions de l’extrême gauche. Et toute la gauche de reprendre ce discours délirant comme par exemple Ségolène Royal qui affirme dans un récent tweet que Quentin était un « présumé nazi antisémite ». Ségolène Royal qui est allée pour la plus grande honte de notre pays lécher les babouches du dictateur algérien Tebboune, alors que l’un de nos compatriotes est toujours en train de croupir dans ses geôles. Elle se couche devant un vrai dictateur, mais en France elle se croit autorisée à salir la mémoire de Quentin sous des prétextes sans fondement.
Ajoutons qu’il est bien connu qu’on ne fustige jamais autant que ses propres turpitudes, et qu’une nouvelle fois preuve est donnée de la vérité de cet adage avec le problème de la violence. La gauche, plus exactement l’extrême gauche, ne cesse de dire à tout propos et surtout hors de propos qu’il y a partout des violences fascistes commises par l’extrême droite – violences parfaitement imaginaires – alors que la quasi-totalité des violences commises d’un bout à l’autre du pays – violences bien réelles – sont le fait de l’extrême gauche et de tous les groupes antifas et autres tarés qu’elle traîne dans son sillage. Le dernier exemple en date étant la mort de Quentin.
Reste que le plus insupportable c’est le traitement politico-médiatique de cette affaire. Par curiosité, j’ai regardé (pas longtemps) ce que disait BFM sur la manifestation d’hommage à Quentin. C’était sidérant. Cette télévision s’est acharnée sur un seul point de manière obsessionnelle avec les mêmes images tournant en boucle. On voyait un crétin faire un salut nazi et c’est tout ce que BFM a retenu. Par contre BFM n’a pas commenté l’intervention immédiate d’un membre du service d’ordre pour faire cesser ces saluts, pas plus que l’intervention elle aussi immédiate du voisin de ce taré qui lui aussi lui a intimé l’ordre de cesser, ce qu’il a fait. Et bien sûr, pas un mot sur le fait que depuis les fenêtres à plusieurs reprises des objets ont été jetés sur ceux qui participaient à l’hommage en défilant calmement. Pas non plus de condamnation des doigts et bras d’honneur faits par des crétins depuis leurs fenêtres. Pour ces médias pourris jusqu’à la moelle, le seul fait important était que le préfet de région avait fait un signalement au titre de l’article 40 au procureur de Lyon pour ce salut nazi. La mort de Quentin, aucun intérêt. Que les tueurs soient à la Jeune Garde dont le chef est un député LFI, aucune importance, car le vrai danger ce sont les fascistes. Que des milliers de personnes soient venues rendre hommage à Quentin sans aucun incident ni violence, aucun intérêt et, surtout, bien dommage qu’il n’y en ait pas eu. Par ailleurs il est consternant de voir des gens pleurer pour un nazi, etc. Voilà le rôle immonde que jouent plusieurs chaînes d’infos en continu ou du service public telles BFM, LCI, France Info, France 2, etc. Ce qu’il faudrait c’est que tous ces gens qui déforment les choses et pervertissent toutes les informations qu’ils véhiculent soient poursuivis et sanctionnés. Voire que leur carte de presse soient retirée car informer ce n’est pas se livrer à de la propagande qui plus est, souvent mensongère. Pourtant Delphine Ernotte patronne de France TV le revendique ouvertement lorsqu’elle a dit sous serment devant une commission parlementaire « on ne représente pas la France telle qu’elle est mais telle que nous voudrions qu’elle soit ». Quel aveu ! Mais pourtant cela ne déclenche aucune poursuite, aucune sanction.
Ces journalistes et patrons de médias qui sont la honte de leur profession ne sont pas les seuls à mériter d’être poursuivis et sanctionnés. Il y en a tant d’autres, notamment au sein des syndicats, des partis et des associations qui apportent leur pierre à la construction de cet édifice qui n’est en réalité que le résultat d’un authentique délire, un monde fantasmé dans lequel il y a d’un côté les fachos et de l’autre les sauveurs c’est-à-dire les gens de gauche et les progressistes pouvant tout se permettre puisque l’ennemi c’est l’extrême droite et les fachos. Sauf que lorsqu’il y avait de vrais fachos, de vrais nazis, qu’ont fait nos sauveurs de gauche ? Jusqu’à plus ample informé, c’est la gauche qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain et permis que se mette en place le pouvoir de Vichy qu’ils appellent aujourd’hui les heures sombres de notre histoire. C’est le PCF qui à la même époque soutenait le pacte germano-soviétique et refusait d’entrer dans la résistance contre l’envahisseur nazi. À l’inverse il appelait même à la fraternisation avec les soldats allemands tout en demandant à la Kommandantur de Paris d’autoriser la reparution légale du journal du PCF L’Humanité, interdit par Daladier depuis l’été 1939.
Et puis il y a ce qu’on appelle l’État profond, supposé être neutre et ne pas adopter de position partiale. Je rappelle au passage que c’est ce qui justifie la garantie d’emploi des fonctionnaires, qui sont ainsi protégés d’être virés en cas de changement du pouvoir. Leur neutralité absolue étant la contrepartie de cette garantie d’emploi, ils doivent donc servir l’État quels que soient les gouvernants. Or, et c’est visible depuis de très longues années, on voit l’État se politiser de plus en plus et s’incliner devant le magister moral de la gauche donc se dresser contre ceux qui se déclarent nationalistes et patriotes. C’est spécialement vrai dans deux domaines : la justice et la police.
Dans la police, la gestion des manifestations est très révélatrice de ce glissement observé depuis longtemps. Ainsi, que ce soit à Sainte-Soline contre les bassines où plus de 50 gendarmes ont été blessés par des écolo-terroristes et plusieurs véhicules brûlés, ou au travers des innombrables manifestations par exemple contre la retraite à 64 ans avec des hordes de Black blocs et de gauchistes cassant et incendiant à peu près à chaque sortie, les forces de l’ordre sont étonnement gentilles avec ces furieux. Systématiquement des policiers et gendarmes sont blessés, des voitures brûlent et même des commerces, mais très peu de ces casseurs ne sont arrêtés et encore moins condamnés sévèrement. On ne me fera pas croire que ces policiers n’ont pas reçu des ordres pour avoir cette attitude conciliante. On ne me fera pas croire non plus que la police ne sait pas qui sont ces Black blocs et autres gauchistes enragés. Alors pourquoi ne sont-ils pas massivement arrêtés et jugés ? Par contre j’observe que lorsque 80 jeunes (soi-disant fachos) vont à Romans-sur-Isère pour manifester sans violence et demander justice pour Thomas (assassiné à Crépol par des chances pour la France) ils se retrouvent face à la CRS 8, envoyée pour les situations très difficiles, qui les arrête sans ménagement et même avec brutalité (aidés par les racailles locales), mis en garde à vue, traînés sur-le-champ en justice et sévèrement condamnés, y compris à des peines de prison. Alors qu’ils n’ont fait que demander pacifiquement « justice pour Thomas ». Est-ce qu’il n’y a pas un deux poids, deux mesures scandaleux ? Et les ministres de l’Intérieur qui se succèdent adoptent tous la même attitude et doivent certainement donner les mêmes consignes depuis des années.
Quant à l’appareil judiciaire, cela ne vaut guère mieux. Par exemple, tout procureur dispose de l’opportunité des poursuites. C’est-à-dire qu’il peut, pour un même acte, décider de poursuivre ou pas. À Callac par exemple, les antifas voulaient venir agresser nos manifestations calmes et non violentes. Malgré plusieurs affrontements entre antifas et gendarmes (venus les empêcher de nous atteindre), le procureur n’a pas poursuivi. Et pourtant il y avait de quoi : manifestation non déclarée, violences en réunion contre des fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique, etc. Aucune poursuite. Mais à Romans-sur-Isère, manifestation sans violence, par contre là il y a eu poursuites, jugements et condamnations très rapides. Encore un deux poids, deux mesures. Pour le dire en une phrase, il y a de toute évidence une impunité honteuse pour l’extrême gauche. L’avocat Gilles-William Goldnadel appelle cela « le privilège rouge ».Et que dire des juges ? Formés à l’École de la magistrature de Bordeaux, pas loin de la moitié d’entre eux sont au Syndicat de la magistrature, syndicat d’extrême gauche qui avait défrayé la chronique avec son « mur des cons » et qui l’an dernier était présent à la fête de l’Humanité et animait des groupes de discussions autour par exemple de thèmes tels que « la police tue ». Évidemment lorsqu’au tribunal vous tombez sur l’un de ces juges et que vous êtes connu pour être un patriote, vous avez de quoi vous inquiéter de la partialité dont vous allez certainement être victime. Et cela se vérifie d’ailleurs quasi systématiquement. Riposte Laïque en sait quelque chose. Est-ce bien étonnant de la part de ceux qui sont des adeptes de la Harangue de Baudot ? Je rappelle que les juges officient au nom du peuple français. Mais près d’un sur deux le fait en prenant en compte ses convictions et opinions politiques. Sans pouvoir être inquiété pour ses décisions partiales voire injustes. Tout cela est absolument anormal et ne devrait pas exister. Mais si l’on veut que la magistrature puisse rendre une justice équitable et sereine, il faut dire que le syndicalisme devrait être interdit dans cette profession et que des sanctions devraient être possibles en cas de manquement grave, notamment un affichage politique ostensible et des décisions par trop partiales. Pourquoi les juges n’auraient-ils aucun compte à rendre à la société puisqu’ils jugent au nom du peuple ?
Tout cela m’amène à conclure qu’il faudrait qu’une véritable commission d’enquête parlementaire (pas avec LFI à sa tête) se penche sérieusement sur tous ces problèmes et fasse la lumière sur les responsabilités et manquements des ministres de l’Intérieur, de la Justice, des procureurs, des juges, des journalistes et patrons de médias, des politiciens, des dirigeants d’associations ou de syndicats, etc. qui favorisent la circulation de tous ces délires paranoïaques sur un imaginaire danger fasciste ce qui favorise la survenue d’actes violents de tarés d’extrême gauche qui terrorisent une bonne partie de la population, mais qui pourtant sont largement protégés. Ce souhait ne se traduira certainement pas par la mise en place de la dite commission d’enquête parlementaire tant que Macron sera à l’Élysée, mais le pouvoir qui lui succédera aura-t-il le courage de la mettre en place ? Je l’espère mais le doute est permis. J’en suis conscient.
Bernard GERMAIN
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