
Laurence Ferrari demande pourquoi la « Jeune garde » a été créée à Lyon. Manon Aubry va devoir dresser un historique glaçant des méfaits de l’extrême droite qui amenèrent la gauche à enrôler de jeunes volontaires dans la défense de la ville. En ce temps là – nous sommes en 2018 -, « les personnes noires, les racisés et les personnes LGBT » sont pourchassés par des milices fascistes. « N’importe qui qui connaît un peu Lyon et notamment le vieux Lyon » le « save ». Ces gens-là « ont peur de sortir dans la rue ». Des voyageurs concernés par cette chasse à l’homme font un détour par Genève. Des fauves rôdent aux abords des bouchons. D’où le nom de la ville…
Evidemment, Laurence Ferrari demande le nombre d’attaques recensées à cette époque. « C’est 102 exactement en l’espace de 15 ans, dont 60% sont impunies », précise l’historienne de LFI. Elle épargnera à la journaliste les 28 % qui portaient un casque à pointe. Le choc serait trop rude.
Dans sa soif de savoir, la novice en châtiments d’extrême droite (Laurence Ferrari donc) demande la provenance de ces chiffres : « Ce sont des chiffres de la mairie de Lyon, de la préfecture », répond Manon Aubry. De la Française des jeux ? Halte à la plaisanterie ! La source de la statistique dépasse ces trois institutions. Manon Aubry éclaire la journaliste : « Notamment. Heu, heu… » Ce sont des « chiffres qui ont été établis à Lyon !». Il s’agit du vrai pourcentage lyonnais fabriqué selon des méthodes ancestrales. 102 ! Ça sent bon le terroir Insoumis !
Quoi qu’il en soit, s’il y a un mal suprême, c’est bien celui du fascisme dont la France est percluse : « Vous savez comme moi que s’il y a dans notre pays des anti fascistes, c’est bien parce qu’il y a des fascistes », avance Manon Aubry. L’extrême gauche mythomane s’est inventée un fléau qu’il lui faut combattre. Convaincue que Laurence Ferrari est atteinte du même syndrome, Manon Aubry la fait collègue de camisole. Le « Vous savez comme moi » en est la preuve.
La nécessité d’un mouvement antifasciste ne fait aucun doute, selon l’invitée de CNews. « Mais qui n’utilise pas la violence », précise-t-elle. La guérison est proche.
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