Meloni et Trump dénoncent les violences gauchistes en France : Barrot les insulte !

La diplomatie française a annoncé ce dimanche la convocation de l’ambassadeur américain à Paris, Charles Kushner, au ministère des Affaires étrangères. En cause : ses déclarations après la mort de Quentin Deranque, cet étudiant nationaliste, massacré à Lyon par des nervis d’extrême gauche. Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues entre Paris et Washington, mais aussi entre la France et plusieurs capitales européennes, où Emmanuel Macron est régulièrement accusé d’ingérence.

Après la mort de Quentin, l’ambassadeur Kushner écrit dans un message sur X : « L’extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu’il représente pour la sécurité publique. Nous continuerons à suivre la situation de près et nous attendons à voir les responsables de ces violences traduits en justice. »

Pour le Quai d’Orsay, ces déclarations constituent une « instrumentalisation » inacceptable d’un drame national. « Nous refusons toute instrumentalisation de ce drame à des fins politiques », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur France Inter. « Nous n’avons aucune leçon à recevoir, en particulier sur la question de la violence, de la part de l’internationale réactionnaire (sic). »

La Première ministre italienne Giorgia Meloni avait également réagi publiquement à la mort de Quentin, exprimant sa « solidarité avec le peuple français » et dénonçant « la mort d’un garçon d’à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l’extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays ». Elle a qualifié cet événement de « blessure pour l’Europe entière » et a évoqué un climat politique qu’elle juge préoccupant, tant en Italie qu’en France ou aux États-Unis.

Les années de plomb en Italie

Meloni sait de quoi elle parle : les années de plomb (1969–1980) en Italie ont été marquées par le terrorisme des Brigades rouges, un mouvement d’extrême gauche qui a perpétré attentats, enlèvements (comme celui d’Aldo Moro en 1978) et assassinats, plongeant le pays dans un climat de peur et d’instabilité. Plus de 400 morts et des milliers de blessés ont été recensés. Cette décennie a révélé des collusions entre l’extrême gauche, la gauche « modérée » et les milieux mafieux, alimentant une méfiance durable envers les institutions. On remarquera que Raphaël Arnault, député LFI  dont l’un des assistants parlementaires est mis en cause dans l’assassinat de Quentin, était récemment à Rome pour participer à une manifestation « antifasciste »…

Emmanuel Macron a vivement réagi à ces déclarations, accusant Meloni de s’immiscer dans les affaires intérieures françaises. Lors d’un déplacement en Inde, il a ironisé : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés ». Il a ajouté : « Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres. »

La convocation de Charles Kushner au Quai d’Orsay n’est pas la première. En août 2025, il avait déjà été convoqué après avoir critiqué « l’absence d’action suffisante » d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme en France. À l’époque, Kushner n’avait pas cru devoir se déplacer : il avait dépêché au Quai d’Orsay le simple chargé d’affaires de l’ambassade américaine, ce qui dit bien tout le cordial mépris dans lequel l’administration Trump tient la France de Macron…

La France, sous la présidence d’Emmanuel Macron, n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de commenter les affaires intérieures d’autres pays. En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán a régulièrement dénoncé les critiques de Paris sur l’état de la démocratie et la liberté de la presse. En Roumanie, la France a été accusée de soutenir des candidats pro-européens face à des partis souverainistes.

Donald Trump a officiellement déclaré le mouvement Antifa comme « organisation terroriste » après l’assassinat de Charlie Kirk, un militant conservateur proche de Trump, en septembre 2025. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Trump a écrit :

« Je suis heureux d’informer nos nombreux patriotes américains que je désigne ANTIFA, une organisation radicale de gauche, malade, dangereuse et catastrophique, comme une organisation terroriste majeure. »

Henri Dubost

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Une réponse à « Meloni et Trump dénoncent les violences gauchistes en France : Barrot les insulte ! »

  1. Avatar de Paul-Emic

    Il a vraiment une tête d’ahuri colérique

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