
Mathilde Panot vient-elle d’admettre qu’elle contestera le choix démocratique du peuple français si celui-ci lui déplait ? C’est ce que comprend le lanceur d’alerte French Carcan, qui a dévoilé l’extrait vidéo sur X. « La présidente du groupe France Insoumise à l’Assemblée nationale admet ne pas se soumettre au résultat des urnes en prévision de la victoire électorale du RN », écrit-il, samedi 21 février.
Sous sa vidéo, l’internaute interpelle directement l’élue d’extrême gauche : « Mathilde Panot, vous seriez bien inspirée de vous expliquer. L’info va sans doute accéder aux médias mainstream rapidement ». Mais aucune réponse, à cette heure, n’est venue de l’intéressée. Il faut dire qu’au même moment, elle était occupée à tracter sur un marché de Vitry-sur-Seine et recevoir un bouquet de fleurs en remerciement de sa courageuse résistance « face à l’extrême droite »…
Paranoïa et inversion victimaire
La vidéo de Mathilde Panot ne frappe pas seulement par le rejet revendiqué des règles du jeu démocratique, mais aussi par une légère tendance à la paranoïa politique. D’un bout à l’autre de son allocution filmée, la député du 94 dénonce un complot visant à détruire son parti. Un jeune patriote vient d’être lynché à mort par des militants dits « antifascistes », mais la vraie menace serait ailleurs. « Ce qui est en train de se passer est une offensive majeure contre nous, alerte-t-elle. Il faut tenir bon face à la vague brune qui arrive et qui prend de l’ampleur, aidée par les libéraux qui essaient de nous détruire ! ».
Selon Mme Panot, la mort de Quentin Deranque serait instrumentalisée dans le seul but de nuire à LFI. « Il y a beaucoup d’exemples dans l’histoire de la manière dont l’extrême droite utilise des martyrs et une victimisation de manière à pouvoir décrédibiliser la gauche », argue-t-elle. Pour en convaincre ses aficionados, l’insoumise n’hésite pas à dresser un parallèle entre Quentin et Horst Wessel, jeune chef des Sections d’assaut nazies, mort en janvier 1930. « Le parti nazi l’a tout de suite érigé en héros, a fait de ses funérailles un moment extrêmement important, raconte-t-elle. Suite à ce meurtre, le Parti communiste avait été réprimé, puis interdit et partout s’étaient répandues des violences de masse. Voilà comment, en utilisant et en instrumentalisant ce qui s’était passé avec Horst Wessel, ils ont voulu faire oublier leur propre violence et justifier l’anéantissement de leur adversaire, en l’occurrence la gauche… »
Plus loin dans sa vidéo, Mathilde Panot s’en prend au magazine Marianne dont la dernière Une qualifie les têtes de file LFI de « nouveaux fascistes ». Elle y voit une intolérable « inversion totale des valeurs »… mais ne semble pas voir l’inversion qu’elle opère elle-même en nazifiant un jeune homme innocent, battu à mort pour ses idées. De la même manière, Mathilde Panot critique l’interdiction des meetings de Rima Hassan dans les universités – une scandaleuse « attaque contre la démocratie » – mais annonce sans complexe qu’elle ne se soumettra pas au résultat des urnes en cas de victoire du RN en 2027… Pour la cohérence des idées, il faudra repasser.
Jean Kast
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