
par Christelle Néant
En 2024, lors d’une interview, Vladimir Poutine a déclaré que les élites occidentales «ont l’habitude, depuis des siècles, de se remplir la panse de chair humaine et les poches d’argent», mais qu’elles «doivent comprendre que le bal des vampires touche à sa fin». Beaucoup à l’époque avaient pris cette déclaration à la légère, au sens figuré, tant l’expression utilisée semblait trop terrifiante pour être vraie. Deux ans plus tard, la publication des fichiers de l’affaire Epstein révèle l’ampleur de la «satanisation» du monde, démontrant l’importance de l’opération militaire spéciale pour mettre fin au «bal des vampires» qui se déroule depuis de nombreuses années en Ukraine à l’initiative de la même «élite occidentale» dont les turpitudes sordides sont exposées dans ces fichiers.
Suite à la publication par le département de la Justice américain d’une partie des fichiers de l’affaire Epstein, j’ai décidé de me plonger dedans afin de comprendre l’ampleur de la «satanisation» de la société, et d’essayer de trouver des liens potentiels avec «le bal des vampires» qui se déroule en Ukraine depuis des années. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ma plongée dans ces fichiers fut digne d’une descente aux enfers.
Si dans les courriels et messages que Jeffrey Epstein échangeait avec beaucoup de «grands» de ce monde, il prenait soin de ne parler ouvertement que des jeunes filles majeures qu’il mettait dans son lit, la réalité concernant l’âge de certaines de ses victimes est révélé en détails dans plusieurs témoignages concordants publiés par le département de la Justice américain. D’ailleurs le fait que toutes celles qu’il mettait dans son lit n’étaient pas forcément consentantes transparaît dans un courriel où un de ses contacts lui demande : «Te souviens-tu du nom du gynécologue à qui tu envoyais tes victimes ?». En réponse, Epstein ne reprend pas son interlocuteur sur l’utilisation du terme victimes (ce qui veut dire qu’il approuve ce terme et ce qu’il sous-tend) et se contente de lui demander s’il s’agit de celui de New-York. En clair, ce courriel à lui seul prouve qu’Epstein a violé des jeunes femmes voire des jeunes filles.
Et si je parle de jeunes filles, c’est que plusieurs témoignages versés au dossier indiquent clairement qu’Epstein préférait «la chair (trop) fraîche». L’un d’eux indique clairement avoir vu chez Epstein plus d’une centaine de filles mineures avoir des relations sexuelles avec lui. Le témoin rapporte qu’Epstein se vantait même d’avoir eu droit à des jeunes filles de 12 ans pour son anniversaire.
«Il se vantait tout le temps. Le pire que j’ai entendu de sa propre bouche c’était ces jolies filles de 12 ans qui avaient été amenées par avion pour son anniversaire. C’était un cadeau d’anniversaire surprise d’un de ses amis et elles venaient de France. Je les ai vues, je les ai rencontrées», rapporte le témoin.
Certains témoins ont fourni aussi des photos et des vidéos prouvant qu’Epstein et ses invités avaient eu des relations sexuelles avec des mineures. Si les photos ont été caviardées à telle enseigne que rien n’est visible, certaines sont décrites de manière extensive dans certains documents.
D’autres courriels montrent clairement qu’Epstein ne se contentait pas de violer et d’offrir des mineures à ses «invités», mais que ces derniers pouvaient commettre bien d’autres horreurs avec leurs victimes, et qu’il aimait cela. «J’ai adoré la vidéo de torture» écrit-il ainsi à un de ses contacts, dont le nom a été caché.
On peut alors se dire qu’Epstein était clairement un pédocriminel et un détraqué sexuel, mais où est le lien avec l’Ukraine ? Eh bien pour commencer, l’Ukraine semblait être son terrain de chasse favori pour trouver des modèles ou des escortes qu’il faisait venir par avion de Kiev, Lvov ou Odessa jusqu’à ses résidences de New York ou Paris pour une journée ou deux afin d’avoir des relations tarifées avec elles, ou qu’il faisait amener à ses «amis». À la lecture de nombreux échanges de courriels entre Epstein et certains de ses contacts, il apparaît qu’il avait une préférence claire pour les femmes d’Europe de l’Est, et en particulier pour les Ukrainiennes.
Il se rendait aussi régulièrement en Ukraine, que ce soit avant ou après le coup d’état du Maïdan. D’ailleurs lors du Maïdan, il écrit à Ariane de Rotschild et Olivier Colom que «le soulèvement en Ukraine pourrait fournir de nombreuses opportunités, très nombreuses». Quand on connaît le pedigree de ce fumier, il y a de quoi trembler d’horreur en imaginant de quelles opportunités il parle.
Il dira d’ailleurs dans un autre courriel, envoyé en octobre 2014 à Jean-Luc Brunel (qui lui fournissait beaucoup de jeunes modèles pour satisfaire ses fantasmes), quelques mois après le coup d’état du Maïdan, que l’Ukraine «est un bon endroit où investir maintenant».
Et Epstein va de fait investir en Ukraine, travaillant avec des oligarques ukrainiens comme Viktor Pintchouk, finançant des concours de beauté, envoyant des dons par Western Union à certaines des filles qu’il fréquente régulièrement, et allant même jusqu’à conseiller à l’une d’elle d’étudier Zelensky, la politique ukrainienne, et la corruption endémique dans le pays pour faire d’elle une «femme oligarque» (dans de nombreux courriels il est clair qu’Epstein se voyait dans le rôle du Pygmalion avec les filles qu’il préférait, allant jusqu’à financer leurs études). Il écrit dans ces messages que «d’énormes quantités d’argent» se feront en Ukraine.
Mais les liens d’Epstein avec l’Ukraine ne se limitent pas aux mannequins-escortes et aux affaires financières. En effet, l’une des victimes qui a témoigné plus haut (celle avec les photos décrites par son avocat), qui venait d’Israël et qui était mineure lorsque Epstein l’a violée puis l’a offerte à ses «amis», était entre les mains de trafiquants basés en Ukraine, comme l’ont révélé des messages de menaces envoyés à la jeune fille lorsqu’elle a tenté de ne pas se présenter à un rendez-vous. Les numéros de téléphone via lesquels elle devait contacter ses proxénètes étaient un numéro mobile et un numéro fixe ukrainien !
Il faut y ajouter une autre direction quelque peu inquiétante dans laquelle certains contacts d’Epstein étaient impliqués en Ukraine : celle des laboratoires biologiques. Comme Bryan Bishop qui parle d’expérimentation sur des souris dans son laboratoire en Ukraine, mais aussi d’une société de clonage humain et de bébés humains «sur mesure» dans un autre courriel (la localisation de la société n’est pas spécifiée mais comme on a pu le découvrir au début de l’opération militaire spéciale, l’Ukraine, grâce à sa corruption endémique, est un pays idéal pour installer des laboratoires menant des recherches qui seraient interdites ailleurs).
Et puisqu’on parle d’enfants, d’autres échanges de courriels entre Jeffrey Epstein, jack Lang et sa fille, Caroline Lang, ont de quoi faire froid dans le dos. Après l’envoi par Jack Lang d’un document intitulé «Petit Prince», Jeffrey Epstein lui envoie en réponse des questions dérangeantes : «L’enfant doit-il être initié à la religion, aux nouvelles sexualités, testé ? À quelle fréquence, tests standardisés. Exemples de projets, etc.». Des suggestions approuvées par Jack Lang comme l’indique sa fille Caroline.
Un autre courriel est très troublant. Celui concernant une classe de Kundalini (l’éveil de la Kundalini est une pratique tantrique), où l’interlocutrice d’Epstein l’encourage à venir avec des arguments à minima glauques, mais qui peuvent prêter à des interprétations bien plus sordides :
«Rendez-vous en cours à 9h30, promis, il y aura beaucoup de filles canon. Hari NYC 30 entre 6 et 7 (note de l’auteur : entre 6 et 7 quoi ? Ans ?) Ensuite on va boire un matcha, d’accord ? Je te promets une abondance de jeunes chattes…».
Ces quelques fichiers, eux-mêmes issus d’une partie seulement de l’ensemble du dossier Epstein, suffisent à se faire une idée du niveau de dépravation et de satanisation des élites occidentales qui gravitaient autour de ce monstre. Car les courriels révèlent qu’Epstein fréquentait le plus haut du gratin de Schwab à la famille Rotschild en passant par des ministres ou ex-ministres de pays européens, des membres de la famille royale britannique (le prince Andrew) et des sultans de la péninsule arabique. Mais contrairement à ce que racontent les médias occidentaux, et en particulier français, Epstein n’était pas parvenu à tisser des contacts aussi haut placés en Russie. Ses demandes de visa russe ont lamentablement échoué, même avec l’aide de personnes influentes au Royaume-Uni… Vous parlez d’un agent du Kremlin…
Mais revenons à l’Ukraine. Si ce pays intéressait tant Epstein, ce n’est pas par hasard. Car il n’y a pas que le business de la prostitution de luxe qui est florissant en Ukraine. La pédocriminalité et la pédopornographie aussi. Même bien avant le Maïdan, les médias ukrainiens comme le Kyiv Post, publiaient en 2009 des articles disant ouvertement que l’Ukraine était un paradis pour les pédocriminels. Et le Maïdan n’a rien arrangé. En 2019, la chaîne Arte publiait un documentaire intitulé «Traite d’enfants au cœur de l’Europe», où il était énoncé que 10% des enfants victimes de la traite des mineurs dans le monde venaient d’Ukraine.
Et depuis le lancement de l’opération militaire spéciale, la situation a encore empiré. Les prédateurs sexuels ont vu dans les réfugiés ukrainiens qui ont fui le pays et la prolifération d’organisations caritatives occidentales l’occasion idéale de pouvoir approcher d’enfants en situation de grande vulnérabilité. Ces organisations occidentales ne prennent souvent pas le temps de vérifier les dossiers de ceux qui se portent volontaires. Résultat, au Royaume-Uni, un scandale a éclaté après qu’un pédocriminel déjà condamné a réussi à se faire engager comme volontaire pour aider les réfugiés ukrainiens.
Mais surtout, les autorités ukrainiennes ont vu dans le trafic d’enfants un moyen sordide de se faire beaucoup d’argent. Comme je l’ai découvert en 2023, lors d’interviews avec des réfugiés d’Artiomovsk, une organisation appelée les «Anges blancs», issue de la police ukrainienne, traque de manière systématique les enfants se trouvant dans les villes et villages de la ligne de front, pour les évacuer de force avec ou sans leurs parents, sur base d’un décret de Volodymyr Zelensky.
En recoupant les informations obtenues de ces civils, celles d’une autre femme dont la fille avait été emmenée secrètement par la directrice de son école à l’autre bout de l’Ukraine au début de l’opération militaire spéciale, et celles obtenues lors de l’enquête de Vassily Prozorov concernant les liens entre d’anciens membres du SBU (services de renseignement ukrainiens) et d’anciens du MI6 pour fournir des enfants ukrainiens à des réseaux pédocriminels britanniques, l’image générale qui se dessinait était terrible.
Des enfants étaient arrachés à leurs parents, se voyaient attribuer de nouveaux documents d’identité les présentant comme orphelins grâce à des complicités dans l’administration, puis étaient envoyés à l’étranger où ils disparaissaient des radars. Et malheureusement cette pratique se poursuit à l’heure actuelle comme l’ont révélées les interviews que j’ai faites récemment avec des réfugiés de Krasnoarmeïsk et Dimitrov. Ces entretiens m’ont d’ailleurs permis de découvrir qu’il n’y a pas que les fonctionnaires délivrant de faux papiers qui s’engraissent sur les enfants ainsi enlevés, mais aussi ceux qui dénoncent leurs voisins cachant leurs enfants, ainsi que les policiers qui les évacuent de force.
Il y a deux jours j’ai pu interviewer une mère et sa fille récemment évacuées de Seversk. Ce qu’elles m’ont rapporté a confirmé l’implication de l’état ukrainien dans ce sordide trafic d’enfants. Pendant un an et demi, travailleurs sociaux, policiers, soldats ukrainiens et même agents du SBU n’ont eu de cesse de traquer la petite fille pour l’évacuer de force, venant régulièrement fouiller le domicile et la cave où elle vivait avec ses parents. Mais la cache aménagée par ces derniers était tellement bien faite qu’ils ne l’ont jamais trouvée. Heureusement pour elle.
Malheureusement tous les enfants n’ont pas cette chance. Elles m’ont ainsi raconté qu’une jeune mère s’est ainsi vu arracher son nourrisson de six mois, qui a été évacué de force sans elle. La jeune femme a perdu la raison après cela. Et Dieu seul sait ce qu’il est advenu de ce bébé.
Depuis lors, le décret de Volodymyr Zelensky a été remplacé par une loi votée par le parlement ukrainien décrétant l’évacuation forcée des enfants de la ligne de front, légalisant ainsi l’enlèvement des enfants à leurs parents. Car même ceux qui sont évacués avec leurs parents du côté ukrainien ne sont pas épargnés par le trafic institué par l’état ukrainien.
Comme l’a révélé un cas récent à Irpen (et cela m’a été confirmé par les réfugiés de Seversk), les familles de réfugiés venant de l’Est de l’Ukraine sont abandonnés sans aide sérieuse par les autorités ukrainiennes une fois évacués. La plupart ont du mal à trouver un travail correct à cause de la russophobie entretenue dans la société ukrainienne, et se retrouvent donc dans des logements parfois insalubres ou à la rue. L’occasion parfaite pour les services sociaux ukrainiens de retirer les enfants à leur famille sous prétexte de «pauvreté sociale». Une fois placés en orphelinat, la machine administrative n’a plus qu’à retirer aux parents leurs droits parentaux sous prétexte d’incapacité à nourrir leurs enfants, et ces derniers peuvent ensuite être transformés en «orphelins» et exportés.
Lorsqu’on a tous ces éléments en tête, la plainte de l’Ukraine contre les autorités russes (Vladimir Poutine et Mme Lvova-Belova) auprès de la CPI concernant la soi-disant déportation massive d’enfants se révèle être des plus sordides. Kiev ne poursuit pas Vladimir Poutine pour protéger les enfants ukrainiens, mais parce qu’au contraire, chaque enfant que les autorités russes évacuent loin du front vers le territoire de la fédération de Russie est un enfant de moins que l’Ukraine pourra vendre. Le succès de l’opération militaire spéciale, matérialisé par l’avancée de l’armée russe, signifie pour Kiev la fin de ses trafics sordides.
J’aimerai ajouter qu’un autre projet de loi actuellement étudié par le parlement ukrainien a de quoi pousser à s’interroger. Il s’agit d’un projet de loi permettant aux filles de se marier dès l’âge de 14 ans ! Ai-je besoin d’expliquer quelles dérives ignobles une telle loi va permettre ?
Si au départ l’opération militaire spéciale avait pour but la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, les dernières révélations faites par la publication des fichiers de l’affaire Epstein et les témoignages des réfugiés récemment évacués de la ligne de front montrent qu’il faut y ajouter un autre objectif tout aussi important, si ce n’est plus : la désatanisation de l’Ukraine !
source : International Reporters
















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