
D’un hall d’entrée anonyme où elle a vécu l’horreur, Claire Géronimi a fait le point de départ d’un combat. Après le terrible viol qu’elle a subi par un étranger sous OQTF, elle raconte l’insidieuse douleur qui a suivi, notamment à travers un livre, Le Hall d’entrée. Pour eux, je n’avais pas le bon profil (publié chez Fayard) : le silence, l’isolement, les renoncements d’un système censé protéger.
Là où l’on attend la réparation, elle a trouvé l’esquive ; là où l’on promettait la solidarité, elle a rencontré la lâcheté et le mépris. De ces trahisons est née une parole libre, puis un engagement : associatif mais aussi politique. Refusant l’assignation victimaire, Claire Géronimi s’est redressée pour transformer son épreuve en exigence politique et morale. Vendredi 30 janvier, elle était, du reste, présente à la grande soirée de Boulevard Voltaire « Urgence, Françaises en danger ». Dans cet entretien, Claire Géronimi revient sur cette métamorphose d’une femme blessée à une combattante qui ne demande pas pardon d’exister.
Alienor de Pompignan
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