
Serait-ce parce que Jack Lang bénéficie du label gauchiste d’appellation contrôlée que les médias français, en découvrant ses accointances avec l’ogre Jeffrey Epstein – qui ferait passer le marquis de Sade pour un plaisantin en matière de perversion sexuelle –, ont annoncé cette nouvelle du bout des lèvres, préférant se concentrer sur Marine Le Pen et son actuel procès en appel dans la non-affaire des assistants parlementaires, qui pourrait lui coûter sa candidature à la présidentielle ?
Nous avons donc d’un côté une histoire montée de toute pièce – sachant que François Bayrou avait été relaxé pour les mêmes faits et, cerise sur le gâteau, nommé Premier ministre quelques mois après, avec le « succès » que l’on sait ! – et de l’autre, un scandale qui éclabousse les puissants de ce monde rendu dégoutant par leurs soins et démontrant qu’il existe bel et bien un ordre mondial gouverné par des créatures sans foi ni loi, capables de violer des gamines mineures, forts de leur toute-puissance.
Cependant, malgré la disproportion entre Marine et l’immonde Jeffrey Epstein – sans oublier sa non moins immonde complice et ancienne maîtresse Ghislaine Maxwell, condamnée en 2022 à vingt ans de prison par un tribunal américain –, les médias français ont préféré se jeter sur la proie facile Marine Le Pen, surtout depuis qu’ils savent que la famille Lang s’est compromise avec le bourreau sexuel Epstein, « miraculeusement » suicidé dans sa cellule en 2019.
Et de se précipiter pour affirmer que Jack Lang est a priori innocent du moindre délit sexuel – dans ce dossier au moins –, comme France Info : « Les correspondances entre l’ancien ministre de l’Education et de la Culture et Jeffrey Epstein se font principalement par mail. Parfois entre eux, d’autres fois par l’intermédiaire de leurs assistants respectifs. Dans les documents consultés par franceinfo, aucune discussion ne se rapporte ou évoque les crimes sexuels dont le financier était accusé. Par ailleurs, la simple mention du nom d’une personnalité dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori. Les échanges témoignent en revanche d’une certaine proximité entre les deux hommes. »
Car en France, la vérité, si odieuse soit-elle, pourvu qu’elle soit de gauche, passe comme une lettre à la Poste. Ainsi, Pierre Bergé, autre amateur de parties fines douteuses, n’a-t-il jamais été abîmé par les médias français, dont certains lui devaient beaucoup, particulièrement Le Monde qui, à la mort de ce très discutable personnage, sut lui rendre un hommage vibrant de soumission : « Avec Pierre Bergé, le Monde perd ainsi à la fois un actionnaire qui l’a sauvé de la disparition en lui consacrant une part de sa fortune sans espoir de retour, un lecteur, un défenseur du journalisme de qualité et un passionné du débat public. »
Le même Pierre Bergé qui était qualifié de prédateur sexuel par un ancien amant d’Yves Saint-Laurent dans son livre Saint Laurent et moi : une histoire intime. « Dominique Strauss-Kahn ou Harvey Weinstein, croyez-moi, à côté de Pierre Bergé ce sont des enfants de chœur », dira d’ailleurs l’intéressé à une télévision canadienne.
Mais, comme pour Jack Lang face aux éclaboussures Epstein, la gauche observera avec Bergé une prudence de communiante, Libération introduisant un article sur le sujet par cet avertissement : « À notre connaissance, il n’existe pas à proprement parler d’accusation de pédophilie contre Pierre Bergé. L’homme d’affaire, décédé en septembre dernier, a été cité ces dernières années à deux reprises dans des affaires de pédophilie mais indirectement : comme propriétaire d’une villa à Marrakech où se seraient déroulés des actes de pédophilie (ne lui étant pas imputés). » Une prudence qui, n’en doutons pas, aurait volé en éclats s’il s’était agi d’une figure publique d’« extrême droite » !
Donc, que Jack Lang soit mouillé dans l’affaire Epstein – ou pas, puisque, pour l’heure, le sieur Lang dément avoir eu connaissance des agissements de son ami –, cela n’intéresse pas outre-mesure la presse et les médias français en général, qui préfèrent se vautrer dans des sous-entendus ignobles à propos de Marine Le Pen, dont celui-ci, pondu par 20 Minutes : « Il est 15h30 lorsque la présidente suspend l’audience une trentaine de minutes. Marine Le Pen s’éclipse de la première chambre de la cour d’appel de Paris. C’est dans cette même salle, dont les fenêtres donnent sur la cour de la Sainte Chapelle, que s’est tenu, en 1945, le procès du maréchal Pétain. » Chacun aura noté l’analogie lourdingue, mais ça passe dans ce marigot infâme.
Quant à Jack Lang et sa fille Caroline – elle aussi en relation avec Epstein –, les médias, dans leur ensemble, obéissent religieusement à cette loi tacite du silence lorsqu’il s’agit d’une créature politique du « camp du Bien » et préfèrent se déchaîner sur les autres, les mal-pesants. Lang père a d’ailleurs rappelé tout le monde à l’ordre : « J’ai été profondément heurté par les révélations […] comme je le suis aujourd’hui d’être associé à un criminel, par sous-entendus souvent, parfois avec une réelle intention de me nuire. Par conséquent, je suis résolu à poursuivre en justice quiconque propagera à mon sujet des propos menaçants, haineux et diffamatoires. » Autrement dit, il ne faudrait pas trop creuser, sous peine de tribunal.
Et si Jack Lang avait un membre actif de quelque parti indigéniste d’ultragauche fameux, alors le silence serait surement total à ce sujet. Il n’empêche, Caroline Lang s’est expliquée sur… Mediapart, histoire d’obtenir un label de bonne conduite : « À cette époque, il existe déjà des soupçons concernant le financier américain car, en novembre 2018, le Miami Herald révèle que Jeffrey Epstein a été poursuivi en 2008 pour incitation à la prostitution de mineurs. Après avoir plaidé coupable, il évite un procès. Après ces révélations, Caroline et Jack Lang continuent d’échanger avec le multimillionnaire, l’invitant même aux 30 ans du Louvre en mars 2019. À Mediapart, Caroline Lang explique avoir fait confiance à Jeffrey Epstein, il lui assure avoir alors payé sa dette. »
C’est encore grâce à Caroline que Marine Le Pen est citée dans le dossier Epstein – qu’elle ne connaissait pourtant ni d’Ève ni d’Adam –, parce que la fifille à son papa est de gauche et n’aime pas l’« extrême droite » : « C’est un peu la même chose pour Marine Le Pen. Son nom apparaît environ 70 fois dans le dossier sans qu’il n’y ait aucune communication directe entre elle, ni son parti, et Jeffrey Epstein. Elle apparaît dans les complaintes de Caroline Lang qui regrette l’ascension de Le Pen. »
Ainsi va la France, sou la coupe d’une caste qui maintient un peuple sous l’eau et gare à lui s’il veut remonter à la surface…
https://ripostelaique.com/marine-ou-jack-lang-les-medias-francais-ont-choisi-sur-qui-frapper/
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