Aly Diouara n’a pas encore la quarantaine, mais il a vite compris comment cela marchait, quand on est originaire de La Courneuve, pour mener une belle vie sans se fatiguer à trop travailler. Rien de tel que de créer des associations, de les piloter, de se faire bien sûr subventionner par les différentes structures, municipales, régionales, départementales, de se faire remarquer par le maire, et de trouver un travail dans une mairie, en l’occurrence Drancy, avec le sulfureux maire de droite Lagarde, qui sera remplacé par sa femme, car déclaré inéligible.
Il a également compris que cela ne faisait de mal de soutenir l’imam islamiste Hassan Inquioussen, quand Darmanin voulait l’expulser, ce qu’il finira par faire. Loin d’être idiot, il comprendra que les LFI représente le plan idéal quand on veut se lancer dans la politique. Il passera donc, comme l’en accuse Raquel Garrido, de Lagarde à Mélenchon sans le moindre état d’âme.
Il échouera en 2022, mais sa chance viendra, en 2024, à l’occasion de la dissolution de Macron, quand le grand chef blanc Mélenchon lui donnera une mission. Raquel Garrido ayant, comme son époux Corbière et Danielle Simmonnet, trois compagnons historiques du patron de LFI, critiqué le fonctionnement interne, il convenait, dans la meilleure tradition communiste et trotskiste-lambertiste, lui donner une bonne leçon, et donc se présenter contre elle et la faire battre. En bon petit soldat discipliné, Aly Diouara s’acquittera au mieux de son devoir, et Raquel devra appeler à voter pour lui au deuxième tour, contre l’épouse Lagarde, ce qui dut être dur à avaler, mais elle en a vu d’autres.
Bien sûr, une fois élu, il se signala en allant saluer à Alger les combattants du FLN, qui ont juste tué de nombreux Français, mais aussi encore plus d’Algériens. Plus, il expliqua que la police tuait et était raciste, et bien sûr que Glucksmann était un sioniste complice du génocide.
Se situant sur des positions proches de celles du groupe « Révolution permanente » d’Anasse Kazib, il attaque également fréquemment la CGT et le Parti communiste, pourtant immigrationniste et collabos à fond, en leur reprochant certaines ambiguïtés.
Bien sûr, il saura se victimiser, en se plaignant d’être victime régulière d’insultes et de menaces racistes, un grand classique chez les LFI, même si leurs candidats se font épingler les uns après les autres pour antisémitisme ou racisme anti-Blancs.
C’est donc ce candidat que Jean-Luc Mélenchon, qui a réalisé 63 % des voix au premier tour de la présidentielle, a décidé de présenter à La Courneuve, ville historiquement communiste. Le créneau est d’autant plus à prendre que le maire Gilles Poux, après trois mandats, passe l’éponge et avait désigné son successeur, Nadia Chahboune, et qu’il considère la candidature Diaoura comme un bras d’honneur. Et pour simplifier les choses, un autre « Chance pour la France » se présente pour le Parti socialiste.
Il faut reconnaître que le camarade a commencé la campagne sur les chapeaux de roue. « Moi, mon sujet, c’est les gens de chez nous, c’est les Noirs et les Arabes qui ne votent pas ». Puis, confirmant le propos, il expliqua qu’il voulait plus de Mamadou que de Thimothée, alors qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de jeunes garçons qui portent ce prénom à La Courneuve, et même dans le 93.
Et comme le procureur de Paris doit dormir, et que les antiracistes regardent ailleurs, il s’est permis d’en rajouter une louche, expliquant qu’il ne voulait pas de Blancs dans son équipe de campagne.
C’est donc dans ce contexte qu’il tenait sa première réunion de campagne, dans une salle archi-comble de La Courneuve. Ils étaient tous là, Jean-Luc Mélenchon avait envoyé son équipe de combat, la dream team, comme on dit à présent. Il y avait Mathilde Panot, Rima Hassan et Assa Traoré, rien que des amoureux de la France… la nouvelle !
Et dans la salle, manifestement, le Grand Remplacement, ou du moins la créolisation, était pratiquement achevée, il n’y avait plus que quelques petits Blancs, profils dégénérés de l’Éduc Naze ou antifas qui croyaient se faire pardonner le fait qu’ils étaient des enfants de racistes coloniaux.
On a échappé à l’hymne algérien, en fin de meeting, qui avait été interprété à Champigny, lors du lancement de la campagne de la candidate LFI, en présence de la même Mathilde Panot, qui paraissait ravie.
Voilà donc qui est « ce maire au service des gens » dont Mélenchon va faire don à la France, à moins que les communistes, en place depuis toujours, aient conservé quelques réflexes anciens qui rendaient les élections difficilement gagnables pour leurs adversaires quand ils tenaient une mairie.
Verdict le dimanche 15 mars, et peut-être seulement le 22 mars…
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