
Voilà que les Européens, disons aussi Von-der-Leyen, s’imaginent légitimes pour contrôler les exportations d’armes françaises. Ce sujet des armes est devenu de controverse dans le cadre du programme de réarmement de l’Europe, notamment pour l’Allemagne qui envisage de devenir la première armée d’Europe et qui, on s’en doute un peu, pourrait être jalouse de la base industrielle et technologique de défense de la France qui a tout de même une longueur d’avance, même si l’héritage gaulliste a du plomb dans l’aile. En gros l’Europe voudrait harmoniser son tissu industriel de défense, le répartir sur l’ensemble des pays partenaires et la prédominance de la France, avec son aéronautique, sa marine, ses chars, ses missiles et sa bombe atomique, apparaît comme insupportable.
Et avec l’excuse de vouloir « harmoniser », la Commission européenne souhaite surtout contrôler des exportations d’armes au sein de l’Europe et notamment celles de la France, premier exportateur européen. Jusqu’ici, chaque État conserve la maîtrise de ses licences, même si une position commune existe depuis 2008. Mais Bruxelles envisage un mécanisme contraignant pour pouvoir bloquer certaines exportations qu’elle jugerait contraire aux intérêts ou aux valeurs européennes, on ne voit pas encore selon quels critères. Et donc les armes produites en France serait soumises à un droit de regard des vingt-sept. Evidemment tout cela est comme d’habitude, en apparence, pétri de bonnes intentions : renforcer la crédibilité diplomatique européenne, amoindrir les divergences politiques internes en cas de livraison à des états sensibles. En résumé, Bruxelles et son Allemande de présidente de la commission, veulent tout contrôler, comme d’habitude.
Mais l’armement est l’un des derniers piliers industriels de la France, pour son autonomie stratégique et pour ses exportations, 40 % des exportations européennes d’armes et plus de 50 % des ventes françaises hors de l’Union européenne, qui seraient donc soumises au bon vouloir de la Commission. Avec à la clé, une perte de confidentialité, une perte de confiance, une perte de stabilité, un allongement administratif et au détour d’un amendement, l’obligation pour la France de partager ses brevets. C’est déjà un peu le cas, avec par exemple KNDS, entente d’un Allemand et du Français Nexter, qui débouche sur un partage des technologies. On peut voir la chose dans les deux sens : soit l’Europe cherche honnêtement à apparaître comme un vrai bloc de défense, ce dont on doute. Il est plus vraisemblable qu’elle cherche à fragiliser ce qui reste de souveraineté nationale et d’avance française, tant la France semble être le pays qui concentre les velléités de destruction les plus virulentes. L’héritage militaire gaulliste qui a permis au général de sortir du commandement intégré de l’OTAN, est insupportable. On se demande ce que pense de ce contrôle l’Italienne Meloni qui dispose elle aussi, d’une industrie de défense importante.
Mais la France va continuer à ramer, à prendre les risques financiers, industriels et technologiques, à activer sa diplomatie pour soutenir ses exportations et à la fin, l’Europe pourra dire non : insupportable. Le tout dans un univers feutré, secret, fait de confiance et de fidélité et qui n’aime pas s’embarrasser des humeurs des bureaucrates qui n’y connaissent rien. Le plan en sous main le plus probable, est d’affaiblir la France, de lui prendre ses technologies et finir de lui enlever ce qui lui reste de rayonnement international. Et le pire est qu’avec Macron, c’est fichu de marcher, lui qui depuis neuf ans s’active sans cesse pour tout détruire, il ne s’en cache d’ailleurs pas, quand il expliquait texto : « On est en train de réinventer un modèle. C’est plus dur de le réinventer quand tout n’a pas été détruit ». Ca a le mérite d’être clair. On a aussi clairement l’impression que cette même Europe met le paquet sur le sujet juste avant la fin du quinquennat de Macron, éternel fossoyeur de la nation France, des fois qu’il ait un successeur qui aime son pays. Au RPF, évidemment, nous sommes pour garder cette autonomie militaire et même pour la renforcer et pour finir, sortir de cette Europe qui ne nous aura amenés que ruine, immigration sauvage, normes interminables et guerre.
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