
Le Professeur Mathieu Molimard et Dominique Costagliola, auteurs d’un rapport sur la désinformation médicale en santé, sont revenus sur la période Covid, en gros pour expliquer que tous ceux qui n’ont pas gobé le discours officiel, ont eu accès à une désinformation médicale tout à fait contre productive et en cela, ils fustigent les canaux alternatifs comme source de désinformation. En fait, ils érigent la parole officielle en voix de la science, laquelle, en tant que « vérité scientifique », ne devrait pouvoir être contredite. Et Mathieu Molinard de citer même que le fait de contredire l’inefficacité décrétée de l’hydroxychloroquine pouvait être assimilé à de la désinformation. Le problème est qu’on ne voit pas trop en quoi ce médicament sur lequel on avait plus de soixante-dix ans de recul, a peu être catalogué nocif et interdit opportunément juste au début de l’épidémie.
Il en va de même pour l’efficacité du vaccin à 94 %, pas 93, ni 95, mais bien 94, reprise en coeur par tous les médias, alors qu’on sait maintenant que l’ensemble des tests n’avait pas été réalisé. Pas non plus de contradiction sur la vaccination « pour les autres », qui n’a aucun fondement scientifique et qui a été inventée spécialement pour le Covid. Rien non plus sur les effets secondaires, dont pourtant plusieurs pays parlent très officiellement, mais pas la France. Rien encore sur les fondements scientifiques du café debout, des rayons de supermarchés plus ou moins dangereux selon ce qu’ils contiennent, ni sur les masques, d’abord interdits, puis autorisés, puis finalement obligatoires. Et les voilà qui évoquent même la censure ou l’interdiction de X… avant peut-être, les rassemblements de plus de trois personnes ?
Molimard et Costagliola, confondant allègrement la science et les actionnaires de la sciences, l’intérêt scientifique et le cours des actions pharmaceutiques, font un peu penser aux inquisiteurs qui crevaient les yeux des astronomes héliocentriques. Ils accusent maintenant ceux qui doutent ou qui contestent, d’être des désinformateurs, alors même que les paroles officielles, gouvernementale et médiatique, n’ont été elles mêmes, qu’une longue suite de séquences de désinformation et d’embobinage. Et les voilà qui pondent un rapport enjoignant de croire aveuglément la parole officielle en matière de santé, sous peine d’excommunication, par la désignation de désinformation ou de complotisme. Comme c’est pratique. Alors même que la science est en réalité une longue suite de contradictions et qu’il ne saurait y avoir de progrès scientifique sans doute et sans chercheurs non alignés. On sent poindre à travers ce genre de rapport, une simple tentative pour n’avoir aucun compte à rendre sur la désinformation officielle justement, drapée dans son habit de respectabilité et ordonnant à tous de croire, non pas comme on croit en science, mais comme on doit croire en religion.
Au RPF, nous avons déjà expliqué que nous étions pour la liberté d’expression et la contradiction en matière scientifique. En réalité, les doxas officielles justement en forme de désinformation, sont nombreuses, rendues possibles par l’étouffement de toute forme de débat contradictoire : la fable sur le carbone, les origines du réchauffement climatique, la gestion de la pandémie de Covid, la menace russe… bénéficient toutes d’un traitement quasi religieux des opposants : une crucifixion médiatique. Il est temps de retrouver les bénéfices du débat contradictoire.
Laisser un commentaire