
L’affaire jugée le 12 janvier au tribunal correctionnel d’Angers met une nouvelle fois en lumière les limites du traitement judiciaire et administratif de la multirécidive étrangère. Un homme de 40 ans, de nationalité tunisienne et en situation irrégulière, a été condamné pour une série de vols à la roulotte commis en Maine-et-Loire. Absent à l’audience, le prévenu a été reconnu coupable de plus d’une centaine de vols et tentatives perpétrés en l’espace de quelques jours, avant de disparaître à nouveau dans la nature.
Entre le 3 et le 10 janvier 2024, l’individu a ciblé des véhicules stationnés à proximité des gares d’Angers puis de Cholet. Vitres brisées, portières fracturées, effets personnels dérobés : le mode opératoire était systématique. Selon les éléments exposés à l’audience, 103 victimes ont été recensées. Quinze seulement se sont constituées parties civiles, la majorité ayant été indemnisée par leurs assurances sur présentation de facture.
Un parcours pénal marqué par la récidive
Le prévenu n’en était pas à sa première condamnation. Déjà poursuivi et sanctionné pour des faits similaires au Mans et à Brest, il avait été incarcéré au Mans avant d’être libéré en mars 2025. Jugé en son absence à Angers, il a été condamné à 18 mois de prison ferme : douze mois auxquels s’ajoute la révocation d’un sursis de six mois prononcé pour des faits antérieurs. Le tribunal a également prononcé une interdiction du territoire français ainsi qu’un mandat d’arrêt.
Cette condamnation intervient toutefois alors que l’intéressé ne s’est pas présenté à son procès et a disparu de la circulation depuis sa remise en liberté. L’écart entre la sévérité affichée de la peine et son exécution effective illustre les difficultés récurrentes à faire appliquer les décisions judiciaires dans ce type de dossier.
Un phénomène qui dépasse le cadre français
Ce cas n’est pas isolé. Comme nous le rappelions en avril 2024, l’Allemagne est confrontée à des situations comparables. En Basse-Saxe, 26 migrants multirécidivistes totalisaient à eux seuls 1 005 crimes et délits, selon le ministère de l’Intérieur du Land. Certains affichaient plus de 100 infractions à leur actif tout en demeurant sur le territoire, parfois sous des statuts administratifs précaires ou provisoires.
En France comme chez nos voisins allemands, la difficulté à expulser effectivement les étrangers multirécidivistes interroge l’efficacité de l’action publique. Mandats d’arrêt sans effet immédiat, interdictions de territoire peu appliquées, remises en liberté successives : lorsque la multirécidive se conjugue à l’irrégularité administrative, l’État peine à faire respecter ses propres décisions, au détriment de la sécurité des citoyens.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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