
| L’article 1er de la Constitution française, adoptée le 4 octobre 1958, énonce que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». |
| L’article 35 de la Constitution française du 4 octobre 1958 définit les conditions de mise en œuvre de la guerre et des interventions de forces armées à l’étranger, en précisant notamment les prérogatives du Parlement dans ce domaine. |
ET POUR FINIR… ENCORE UNE SURPRISE !
Le désordre pour principe
Il est des règnes qui s’achèvent dans la lassitude, d’autres dans la honte. Celui d’Emmanuel Macron, s’il fallait lui trouver une ligne directrice, relèverait d’un troisième genre, plus grave encore : le désordre érigé en système, l’improvisation élevée au rang de méthode, l’hostilité aux réalités françaises devenue doctrine d’État.
Près de neuf années de pouvoir n’auront produit ni grandeur, ni prospérité, ni unité. Elles auront, en revanche, accumulé les preuves d’une mauvaise gouvernance obstinée, dont les résultats économiques, sociaux et politiques auraient dû, par simple décence républicaine, provoquer le départ volontaire de celui qui en porte la responsabilité.
Car enfin, que reste-t-il de ces deux quinquennats sinon une France plus endettée que jamais, désindustrialisée, fracturée, livrée à l’insécurité quotidienne et à l’effacement diplomatique ? L’autorité de l’État s’est dissoute, non par accident, mais par renoncement idéologique.
Un mépris fondateur
Dès l’origine, le ton fut donné. On se souvient — et l’on n’oubliera pas — de ces déclarations lancées avec une désinvolture blessante contre le peuple français :
les « Gaulois réfractaires »,
les ouvriers « illettrés »,
ceux qui « ne sont rien »,
la France qualifiée de pays « qui déteste les réformes »,
ou encore ce passé national réduit à des « crimes contre l’humanité » sans autre forme de procès historique.
Ce verbiage méprisant, loin d’être des maladresses isolées, révèle une pensée profonde : celle d’un homme étranger à la nation qu’il administre, et qui ne voit dans le peuple qu’un obstacle à ses abstractions.
Des décisions à rebours du réel
À ce mépris s’est ajoutée une suite de décisions souvent incompréhensibles, parfois contradictoires, toujours déconnectées du terrain.
Une politique migratoire officiellement « ferme », mais en réalité laxiste et désarmée.
Une réforme de l’État centralisatrice dans le discours, mais qui laisse prospérer les zones de non-droit.
Un volontarisme économique proclamé, tandis que la dette explose et que les entreprises croulent sous les normes.
Une prétendue verticalité du pouvoir, masquant en vérité une impuissance chronique face aux crises successives.
Quant à la politique étrangère, elle oscille entre bellicisme verbal inconséquent — où l’on joue à la guerre sans en mesurer les conséquences — et pusillanimité diplomatique, où la France s’efface là où elle devrait parler clair et fort.
Le chaos identitaire comme horizon
Voici maintenant la dernière lubie en date : la création d’un « haut commissariat à la diversité ».
Les bras en tomberaient presque. Comme si le chaos ambiant n’était pas suffisant, on entend désormais institutionnaliser la fragmentation, officialiser la concurrence des identités, consacrer le soupçon permanent à l’égard de l’héritage national.
Sous couvert d’inclusion, c’est le racialisme wokiste qui s’installe, cette idéologie importée qui ne voit plus des citoyens, mais des groupes, des couleurs, des origines à opposer. Elle a déjà fait tant de mal ailleurs ; elle menace ici l’unité même de la nation, fondée non sur la diversité des appartenances, mais sur la communauté de destin.
Tout cela sans même évoquer le coût exorbitant qui viendrait alourdir un déficit global abyssal.
Ce projet n’est pas seulement dangereux : il est contraire à l’esprit du droit français, qui reconnaît des individus libres et égaux, non des catégories ethniques administrées.
Une responsabilité morale
Un chef d’État peut se tromper. Mais persévérer dans l’erreur, la théoriser, l’amplifier, voilà qui engage une responsabilité morale. Gouverner, ce n’est pas déconstruire sans reconstruire ; ce n’est pas flatter les idéologies à la mode contre les fondements séculaires de la nation.
En refusant de tirer les conséquences de son bilan, Emmanuel Macron ajoute à l’échec une faute : celle de l’aveuglement volontaire. Car il est des moments où l’intérêt supérieur du pays commande le retrait, non l’entêtement.
Et c’est peut-être là le grief ultime : avoir confondu le pouvoir avec la vérité, et la France avec un terrain d’expérimentation.
Jean-Jacques Fifre
https://ripostelaique.com/le-terrible-bilan-de-neuf-annees-de-macron.html
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