
Il faut dire qu’il aurait tort de se priver : selon une note qui lui a été transmise, que l’Opinion a pu consultée, la France, grâce à cette célèbre politique migratoire que le monde entier nous envie, compte « la première diaspora subsaharienne en Europe, la première diaspora de l’océan Indien, la première diaspora maghrébine, la première diaspora musulmane et la première diaspora du sud-est asiatique ». Pour utiliser ces communautés très nombreuses comme autant de leviers géopolitiques ( mais peut-être aussi politiques…), l’Élysée travaille donc à la création d’un énième comité Théodule. Parmi les futurs membres pressentis pour en faire partie, on compte des noms dont les opinions politiques sont bien connues. On apprend ainsi que Lilian Thuram, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira ou Pap Ndiaye pourraient faire partie des heureux nominés. Une fois ce comité constitué, il aura vocation à lancer une « convention citoyenne » (encore une !) à l’été 2026 afin de valoriser la « force des diasporas » et d’enrayer le « sentiment de déclin » – un sentiment au moins aussi documenté que le célébrissime sentiment d’insécurité.
Retour… aux années 80 !
Passons deux secondes sur ce qui est le plus évident : on se croirait au début des années 80. C’était l’époque où Mitterrand avait fait créer SOS Racisme, l’époque de la « marche des beurs » et des mains jaunes « Touche pas à mon pote ! » C’était l’époque où l’immigration commençait à être un sujet, mais il était alors strictement interdit, sous peine d’être accusé de racisme (c’est-à-dire condamné à la mort sociale), d’y voir le moindre problème. Quarante ans ont passé, les statistiques sont là et il sera bien difficile de reprocher à certains chiffres d’être « racistes » – ce mot qui ne veut rien dire. Macron, pourtant, est resté bloqué à l’époque de la diversité heureuse et de ses incantations hors-sol.
Le plus grave, maintenant : non seulement ces gens n’ont rien compris, mais ils sont incohérents. On a privé un certain nombre d’anciens ministres, bien à raison d’ailleurs pour la plupart, de leurs privilèges à vie, mais pour dépenser de l’argent magique dans une énième structure inutile et communautariste, dont une majorité de Français ne veut sans doute pas, il y a du monde, pas de problème. C’est vraiment à n’y rien comprendre. l’Opinion affirme que l’Élysée « entend également reprendre la main sur un débat identitaire largement investi par l’extrême droite ». Avec une officine décoloniale, gavée d’argent public, qui instrumentalisera des communautés immigrées au bénéfice d’un pouvoir de gauche ? Bon courage. Décidément, ce quinquennat est interminable.
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