
Une étude récente révèle un malaise profond au sein de la société allemande. Près de 21 % des résidents déclarent avoir déjà pensé à émigrer, signe d’un décrochage inquiétant dans la première économie européenne.
L’Allemagne traverse une période de doute. Selon une enquête menée sur plus d’un an auprès de près de 3 000 personnes, un Allemand sur cinq affirme avoir envisagé de quitter le pays. Un chiffre révélateur d’un climat social et économique de plus en plus pesant.
Chez les citoyens sans origine migratoire, cette proportion atteint déjà 17 %. Mais elle grimpe fortement parmi les populations issues de l’immigration : plus d’un tiers des personnes concernées disent songer à partir. Un contraste qui en dit long sur le sentiment de déclassement et de désenchantement.
Une quête d’avenir meilleur
La motivation principale évoquée reste la recherche d’une vie meilleure. Pour environ la moitié des répondants tentés par le départ, l’Allemagne ne tient plus ses promesses. Coût de la vie, pression fiscale, insécurité culturelle, perte de repères : les raisons sont multiples, même si l’étude ne les détaille pas toutes.
Chez les personnes issues de l’immigration, un autre facteur revient fréquemment : le sentiment de discrimination. Un paradoxe, alors même que l’Allemagne a multiplié les politiques d’accueil ces dernières années.
Si l’idée de partir est répandue, les projets réels restent rares. À peine 2 % des personnes interrogées déclarent vouloir quitter le pays dans l’année. Pourtant, dans les faits, les mouvements sont bien réels : plus d’un million de personnes ont quitté l’Allemagne en 2024.
Un chiffre qui alimente déjà les inquiétudes sur la démographie et le marché du travail. Dans un pays vieillissant, chaque départ accentue les pénuries de main-d’œuvre, notamment dans les secteurs industriels et de services.
Les chercheurs soulignent que le débat public se concentre quasi exclusivement sur l’immigration entrante, oubliant un autre phénomène majeur : l’émigration. Or, ce double mouvement modifie en profondeur l’équilibre démographique du pays.
Le départ de jeunes actifs, de diplômés ou de familles contribue à fragiliser davantage un modèle social déjà sous tension.
Des origines très marquées
Les intentions de départ sont particulièrement élevées chez les personnes ayant des attaches familiales avec la Turquie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Près de 40 % d’entre elles envisagent un jour de quitter l’Allemagne. Viennent ensuite les ressortissants issus de l’ex-bloc soviétique et ceux originaires de pays de l’Union européenne.
Un phénomène qui interroge sur la réussite réelle du modèle d’intégration allemand, souvent présenté comme exemplaire.
L’étude met également en évidence une hausse notable des intentions de départ dans les mois précédant les élections fédérales de février 2025, notamment chez les immigrés et leurs descendants. Un bond d’environ dix points a été observé, signe que le climat politique et les débats sur l’identité, l’immigration et l’avenir du pays pèsent lourd dans les choix personnels.
Même si tous ne passeront pas à l’acte, le simple fait qu’un cinquième de la population envisage de partir doit alerter. Derrière ces chiffres, c’est la perte de confiance dans l’avenir du pays qui se dessine.
Entre inflation, crise énergétique, insécurité culturelle et fractures ethniques et sociales, l’Allemagne semble moins attractive qu’hier, y compris pour ses propres citoyens.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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