
Non, Brigitte Bardot ne symbolise pas la France disparue. Ce cliché des commentateurs occulte l’aura populaire qui entoure BB et ses combats pour les animaux et contre les censeurs. A cette aune, l’ex-commissaire européen Thierry Breton, Monsieur Propre des réseaux sociaux aseptisés et nouvelle coqueluche du système médiatique labellisé, représente un monde autrement plus fragile. Au-delà de l’actrice mythique et de la femme au corps libéré, une authentique résistante, disparue le 28 décembre, va être enterrée ce matin à Saint Tropez. La famille de Bardot, qui a refusé l’hommage national proposé par l’Elysée, a fait savoir qu’Emmanuel Macron n’était pas le bienvenu. Cette ultime insolence vient compléter le portrait de la « gauloise sans filtre » qui a toujours refusé d’obéir à « la dégradante obligation d’être de son temps » (Hannah Arendt).
Jamais Marianne – dont un des bustes de la République a emprunté son visage – n’a été mieux représentée que par cette rebelle aux convenances. Bardot a perpétué la permanence de l’esprit français, empli d’audaces, de panaches, d’éclats de rire. Par l’intermédiaire d’un de ses amis, j’ai eu le bonheur de recevoir d’elle, en 2025, une photo la représentant sur sa « plage abandonnée » de la Madrague, entourée de quelques-uns de ses animaux, avec cette dédicace tracée de son écriture arrondie : « Pour Ivan, que j’aime de tout mon coeur, merci d’exister. Brigitte Bardot ». J’ai évidemment pris cette Légion d’Honneur comme un encouragement à persister, de mon côté, dans les dénonciations de la pensée obligée, du conformisme journalistique, du terrorisme intellectuel d’un progressisme n’ayant que l’insulte et la censure comme répliques. Non seulement la France révolutionnaire de Bardot n’a pas disparu, mais son peuple oublié est prêt à se faire entendre des « élites » qui aimeraient l’ensevelir avec le courageux lanceur d’alerte que fut cette guerrière indomptable.
La présence annoncée de Marine Le Pen lors des obsèques va alimenter un peu plus la diabolisation du personnage national par les pisse-froid. En s’y employant, la gauche pavlovienne consolide ainsi la stature universelle de celle qui n’a jamais obtempéré au politiquement correct ni à l’angélisme capitulard des faux-gentils. « La dérive vers la haine raciale », a titréLibération dans un de ses articles, en s’arrêtant à quelques propos isolés ou maladroits. Mais les lyncheurs « antiracistes » n’ont jamais rien dit de la proposition d’Alexis Corbière (NFP) d’installer des figures de Noirs dans la galerie de l’Assemblée nationale. Ils n’ont rien dit non plus de la sortie du député Carlos Martens Bilongo (LFI) dénonçant, le 23 décembre « la pauvreté intellectuelle dans les territoires, dans le Nord de la France ». Ils n’ont pas davantage commenté les voeux d’Eric Coquerel ou de Sébastien Delogu (LFI) d’avoir des « maires racisés ». Quant à la dernière réflexion de Danièle Obono (LFI) avouant avoir été gênée, lors de la Fête de l’Huma, de se retrouver dans une « fête de la gauche blanche », elle a été vue comme une réflexion légitime. L’obsession de la race et la détestation du Blanc sont les dénominateurs communs des calomniateurs de Bardot. La meute mérite le mépris.
Mes interventions de mardi sur Ligne Droite (8h45-8h50) et CNews (14h-15h)
https://blogrioufol.com/brigitte-bardot-symbole-dune-persistante-resistance-francaise/
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