Les sciences humaines à l’Université : le gaspillage public qui nourrit l’extrême gauche

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La France est le champion européen du gaspillage éducatif. Chaque année, l’État dépense 1,75 milliards d’euros pour former 350 000 étudiants en sciences humaines et sociales (SHS) – lettres, philosophie, sociologie, histoire, arts –, dont seulement 71 % trouvent un emploi stable trois ans après leur diplôme, contre 85 % en santé et 78 % en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STIM). Pire : 12 à 15 % sont au chômage, un taux deux fois supérieur à la moyenne des autres filières, et 1 diplômé sur 3 met plus de deux ans à trouver un travail stable. Quand ils en trouvent un, leur salaire moyen est de 1 600 à 1 900 € brut par mois – soit 30 % de moins que les diplômés en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STIM).

Ce système coûte cher au contribuable et nourrit la radicalisation politique : 60 % des étudiants en SHS votent pour La France Insoumise (LFI) ou Europe Écologie Les Verts (EELV), et 40 % ont participé à une manifestation au cours de l’année écoulée. Un terreau idéal pour les idéologies d’extrême-gauche, entretenu par la précarité et l’aigreur.

Pourtant, personne n’ose réformer ce système. Pourquoi ? Parce que les universités, les syndicats étudiants (UNEF, FAGE) et une partie de la gauche y trouvent leur compte : un vivier de militants et un budget public sans contrepartie. Pendant ce temps, l’Allemagne et les Pays-Bas ont résolu le problème en instaurant des quotas, une alternance obligatoire et un financement lié à l’insertion. La France, elle, persiste dans l’illusion d’un système « démocratique » qui, en réalité, produit du chômage et de la radicalisation.

I. Le paradoxe français : Plus de diplômés, plus de chômage, plus de militants d’extrême gauche

1. Un système éducatif « massifié » mais inefficace et coûteux

La France se targue d’avoir 53 % de ses 25–34 ans diplômés du supérieur (contre 48 % en moyenne OCDE), avec 26 % de masters (vs 16 % en moyenne). Généralement plus une population est diplômée mois elle risque le chômage. Mais au sein de cette population, les diplômés en SHS représentent 13 % du total, soit 350 000 étudiants, contre 6 à 9 % dans des pays tels que l’Allemagne, le Japon et les Pays -Bas. Ces diplômées rencontrent de grandes difficultés d’insertion professionnelle :

  • Un taux d’emploi à 3 ans de 71 % (vs 85 % en santé, 78 % en STIM).
  • Un taux de chômage de 12–15 % (vs 8–10 % en moyenne).
  • Un salaire moyen de 1 600–1 900 € brut/mois (vs 2 000–2 500 € en STIM).

Pourquoi un tel échec ? Parce que les SHS forment à des compétences transversales (analyse, rédaction) peu valorisées par le marché du travail, dans des secteurs saturés (culture, médias, travail social) où 60 % des emplois sont en CDD ou freelance.

Résultat :

  • 30 % des diplômés occupent des emplois non qualifiés (caissier, hôte d’accueil).
  • 1 étudiant sur 3 met plus de deux ans à trouver un travail stable.

Pire : Ce système coûte 1,75 milliards d’euros 1par an aux contribuables, pour des résultats médiocres.

2. Comparaison internationale : La France, championne du gaspillage

Pays Taux d’emploi SHS Taux de chômage 25–35 ans Financement des universités lié à l’insertion Quotas admission en SHS Frais d’inscription (licence)
France 71 % 7,0 % Non Non 233 € (public)
Allemagne 78 % 3,5 % Oui (bonus/malus) Oui ~150 €
Pays-Bas 75 % 4,0 % Oui Oui ~2 000 €
Royaume-Uni 70 % 4,8 % Oui Non ~9 000 £

L’Allemagne et les Pays-Bas ont résolu le problème :

  • Quotas stricts pour limiter le nombre d’étudiants en SHS, en fonction des besoins du marché du travail.
  • Financement lié à l’insertion (bonus pour les universités performantes, malus pour les autres).
  • 100 % d’alternance en master (vs 10 % en France).

La France, elle, persiste dans l’illusion : celle d’un système pseudo- démocratique » qui, en réalité, se retourne contre les étudiants de familles populaires, produit du chômage et la frustration.

3. Conséquences politiques : Un terreau pour l’extrême gauche

Les diplômés en SHS sont les plus précaires et les plus radicalisés :

  • 60 % votent pour l’extrême gauche (LFI, EELV), contre 30 % en moyenne dans les autres filières.
  • 40 % ont manifesté en 2024 (climat, féminisme, antiracisme, soutien au Hamas).

Pourquoi ? Parce que ces filières :

  • Ne mènent à rien : 30 % des diplômés occupent des emplois non qualifiés.
  • Les étudiants en SHS sont exposés à des idéologies d’extrême gauche (déconstruction, wokisme, anti-capitalisme, décolonialisme, islamisme), sans perspective professionnelle claire, le corps professoral n‘ayant pas évolué depuis les travaux de Bourdieu et relayant les idéologies wokes, ce qui dissuade les employeurs.
  • Souffrent d’un complexe de supériorité par rapport aux non diplômés de l ‘enseignement supérieur qu’ils méprisent.

Résultat : un vivier de militants pour LFI et EELV, financé par le contribuable. Mais le pire c’est que ces filières fournissent d’importants effectifs d’enseignants qui endoctrinent leur élèves avec ces idéologies.

II. Les causes du désastre : Un système conçu pour l’échec

1. Des filières facilement accessibles mais avec peu de débouchés

  • Pas de sélection à l’entrée : 95 % des candidats sont admis en licence de lettres ou sociologie (vs 20–30 % en école d’ingénieurs). De ce fait les compétence en littératie et en calcul sont plus faibles que dans les autres filières.
  • Coût dérisoire : 233 €/an en licence publique (vs 3 000–50 000 $ aux États-Unis), ce qui attire :
    • 40 % d’étudiants issus de milieux populaires (vs 20 % en STIM), qui mal orientés sont confinés dans des filières sans avenir.
    • 15 % d’étrangers (dont 40 % d’Afrique du Nord), souvent en situation administrative précaire.
  • Résultat : Des filières engorgées, où 40 % des étudiants échouent à l’issue de la 1re année , et seulement 50 % trouvent un CDI après 3 ans.

Le tableau suivant compare le nombre annuel de diplômés SHS avec les emplois offerts en France (2024–2025), basé sur les dernières données disponibles (Céreq, MESR, Pôle Emploi) :

Catégorie

Diplômés annuels Emplois offerts/an Ratio (diplômés/emplois) Taux d’adéquation Secteurs principaux d’insertion
Lettres/Langues 12 000 3 000 4/1 25 % Enseignement (50 %), Édition (20 %), Traduction (15 %)
Philosophie 5 000 1 000 5/1 20 % Enseignement (60 %), Recherche (15 %), Médias (10 %)
Histoire/Géographie 8 000 2 500 3,2/1 31 % Enseignement (40 %), Patrimoine (30 %), Tourisme (15 %)
Sociologie 6 000 1 500 4/1 25 % Travail social (40 %), Études (30 %), Recherche (15 %)
Psychologie 10 000 4 000 2,5/1 40 % Santé mentale (50 %), RH (20 %), Recherche (15 %)
Arts 7 000 1 000 7/1 14 % Culture (40 %), Enseignement (30 %), Création (15 %)
SIC/Communication 6 000 3 000 2/1 50 % Médias (40 %), Communication (30 %), Numérique (15 %)
Total SHS 54 000 16 000 3,4/1 30 % Enseignement (40 %), Culture (20 %), Social (15 %)

III. Cinq réformes urgentes pour en finir avec le gaspillage

1- Réduire le nombre d’étudiants

Face à cette situation désastreuse des solutions existent :

  • Limiter les admissions comme aux Pays-Bas, en fonction des besoins du marché du travail.
  • Conditionner l’accès à un projet professionnel validé (entretien avec un conseiller Pôle Emploi).

2. Généraliser l’alternance et les stages obligatoires

Problème : Seulement 10 % des masters en SHS sont en alternance (vs 40 % en ingénierie). Solution :

  • Rendre l’alternance obligatoire pour tous les masters (comme en Allemagne).
  • Financer les stages (500–800 €/mois) via des aides publiques.

3. Lier le financement public des universités aux résultats d’insertion

Problème : Les universités sont financées sans égard pour l’employabilité de leurs diplômés. Solution :

  • Bonus/malus :
    • +10 % de budget si >80 % d’emploi à 3 ans.
    • –10 % de budget si <60 % d’emploi à 3 ans.
  • Publier les taux d’insertion par université
  • Fermeture des formations inefficaces.
  • Réorientation vers les filières performantes, notamment les jeunes des milieux populaires qui son abusés puisque on leur fait croire qu’’ils vont bénéficier d’une promotion sociale alors que c’est faux.

4. Différencier les frais d’inscription

Problème : Les filières généralistes (ex : philosophie pure) coûtent autant que les filières professionnalisantes.

Solution :

  • 200 €/an pour les licences professionnalisantes (ex : médiation culturelle).
  • 1 000 €/an pour les licences généralistes (ex : philosophie).
  • Bourses ciblées pour les étudiants boursiers.

5. Renforcer l’orientation dès le lycée

Problème : Les lycéens s’inscrivent en SHS par défaut, sans connaître les débouchés réels. Solution :

  • Module obligatoire en Terminale sur les métiers des SHS (taux d’emploi, salaires, secteurs porteurs).
  • Témoignages de professionnels (ex : sociologue en entreprise, médiateur culturel). Impact :Jean Lamolie

Chiffre obtenu en multipliant le nombre d’étudiant pat les coût annuel de la formation d’un étudiant (5000 euros)

https://ripostelaique.com/les-sciences-humaines-a-luniversite-le-gaspillage-public-qui-nourrit-lextreme-gauche.html

Une réponse à « Les sciences humaines à l’Université : le gaspillage public qui nourrit l’extrême gauche »

  1. Avatar de Paul-Emic

    Enfin un domaine où nous sommes en tête !

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