
L’ARCOM fait à nouveau parler d’elle, en cause, CNEWS bien entendu, épinglée par l’inquisition pour avoir diffusé le 29 janvier les déclarations du maire de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, qui avait déclaré que les attaques au couteau relèveraient « d’un caractère culturel » et « ayant des origines qui sont plus liées avec l’Islam ». Malgré la précaution oratoire de l’intéressée, pour ne pas impliquer directement cette religion avec cette pratique d’agression, l’ARCOM a estimé, le terme est important, que c’était stigmatisant, donc condamnable. Elle a apprécié, à quel titre, si ce n’est en s’octroyant celui de directeur de conscience, ce qu’elle fait régulièrement ? Elle se permet de coter une valeur sur une échelle qui lui est propre. En quoi son jugement ferait office de vérité ? Nous aurions donc un organisme proche de l’excellence, voire de la divinité incontestable, qui ne ferait pas que veiller, mais déciderait de ce qui est bon ou pas. La même ARCOM s’était-elle inquiétée de la stigmatisation des Gilets-Jaunes, des paysans, ou des non-vaccinés ? Non, cela va toujours dans le même sens évidemment.
Mais là où les Torquemada de l’exemplarité se distinguent, c’est qu’en réalité, s’ils ne vont pas jusqu’à demander l’incarcération de la mairesse pour propos « appelant à la haine », ils reproche à la journaliste, Sonia Mabrouk, de ne pas avoir repris vertement l’édile pour dénoncer un discours infamant. En gros de n’avoir pas beuglé comme ses confrères des chaînes soumises et obéissantes le désormais habituel slogan, « pas d’amalgame » et pourquoi pas un petit « célérusse » au passage ? Pour l’inquisiteur suprême, la journaliste n’a donc pas fait son travail qui serait de donner son avis. Il nous semble au RPF, et nous osons l’espérer ailleurs, qu’un journaliste est d’abord là pour diffuser une information, et permettre à des intervenants de s’exprimer, également de poser des questions à charge et à décharge mais de se garder d’influencer un débat, voire d’orienter une opinion dans le sens voulu par le pouvoir. Pour l’ARCOM ce n’est pas ça un journaliste. C’est devenu une autorité philosophique, religieuse, économique, politique, qui trace un chemin, qui éclaire d’un jugement sûr. Plus de place à l’interrogation, au doute, ni même à la liberté laissée à l’auditeur pour se faire son opinion. L’Arcom considère que le public est ignare, et qu’à ce titre il faut l’éduquer, à savoir lui inculquer les bons réflexes de pensée, un peu comme cette scène du film 1984, où les endoctrinés sont devant un écran qui diffuse des images de l’ennemi à abattre et où la salle hurle sa haine, sans même réfléchir, surveillée par des commissaires pour détecter qui n’irait pas dans le sens de la doxa.
L’ARCOM, ça n’est que cela. Et pourtant, n’en déplaise aux inquisiteurs de l’information, ce n’est pas une stigmatisation qui est proposée, mais bien le récit d’une réalité, et d’une constatation. Ce n’est pas la faute à cette mairesse ni à la journaliste, si dans l’immense majorité des cas, les agressions au couteau sont le fait d’individus venant d’Afrique et de confession musulmane. L’ARCOM pourrait-elle nous apporter la preuve du contraire ? Car lorsque l’on accuse il faut être en mesure d’étayer son affirmation, chose qu’elle ne fait pas, se contentant de généralités aussi pertinentes qu’un « c’est un facho », ou c’est « l’extrême droite ». Slogans censés clouer le bec à tout le monde et apporter l’autorité incontestable que l’accusation est pertinente. Ah si seulement il y avait de temps en temps des bouddhistes, des orthodoxes des Zoroastres, des chrétiens, manieurs de couteaux… mais non. Cherchez bien, gens de l’Arcom, crier « Dieu est grand » en arabe, c’est toujours faire référence à une seule religion, l’Islam. On peut discuter de la proportion au sein de cette communauté de ceux qui détournent le sens de cette religion et en font un manifeste politique, voire une profession guerrière, mais c’est un autre sujet. Les intervenants n’y sont pour rien si dans le Coran il est mentionné à plusieurs reprises, l’autorisation, ou même l’exigence, de combattre et d’éliminer les mécréants, ce qui en terme plus simpliste veut dire, les non islamistes. Où est la stigmatisation, gens de l’ARCOM ? Faudrait-il qu’elle soit tolérée dans un sens et condamnée dans un autre ? Seriez-vous en charge de faire accepter l’obligation d’un sacrifice, et non plus les garants d’un équilibre, ou d’une apparente objectivité mais bien les propagandistes d’une idéologie qui ne trompe plus grand monde. D’ailleurs de neutralité, il n’y en a plus dès lors qu’il est reproché aux journalistes de ne pas s’insurger contre des propos que tient un élu dans l’exercice de son mandat. L’Idéologie a donc depuis longtemps pris le pas sur la nécessité d’une quelconque équité. Mais pour se couvrir, les « gendarmes », devrions nous dire, les moralisateurs, englobent l’ensemble des immigrés qui seraient ainsi les victimes d’une caricature de ce qu’ils sont, alors que tout le monde sait que les asiatiques, les Slaves, les Latino-Américains, ne sont pas concernés, et si nous leur demandions s’ils se sentent agressés par ces commentaires, ils répondraient très certainement par la négative.
Il est hypocritement nécessaire de ratisser large pour ne pas avouer que l’ARCOM travaille pour défendre le concept de l’immigration afro-arabe enrichissante. En s’acharnant sur ces faits pourtant réels, c’est bien la chaîne d’opposition qui est visée et le but est sans doute de la faire fermer afin de préparer l’élection de 2027 en toute sérénité. Rendre invisible la véritable opposition, taire la dissidence, voilà les méthodes du macronisme, celle de cette gauche islamo-compatible, ces gens qui se permettent de donner des leçons de démocratie au monde entier, tout en pratiquant la censure. Imaginez, si Philippe De Villiers n’a plus l’occasion de s’exprimer, ce sera un concurrent sérieux de moins à affronter. L’homme monte, prend de l’ampleur, il devient gênant, il faut donc, pour que ça ne se voie pas, le neutraliser autrement. Quoi de mieux que de fermer cette chaîne ! Cet organisme est à supprimer, la liberté de la presse est, comme nous l’avons déjà écrit au RPF, à inscrire dans la constitution. Au RPF, nous avons déjà fait des propositions, dernièrement pour la Cour des comptes, pour rendre ces organismes opérants, ou carrément, les supprimer. Pour mémoire, le budget de l’Arcom pour 2025 est de 49,9 millions d’euros, principalement par des subventions publiques, nos impôts donc et quelques contributions des acteurs audiovisuels. Et son directeur est Martin Ajdari, fils de Martine Buron, ancienne députée PS au Parlement européen et de Ahmad Ajdari, diplomate iranien, petit-fils de l’ancien ministre des Finances Robert Buron et présenté comme « woke », énarque proposé par Emmanuel Macron, c’est dire si tout cela respire l’indépendance… à supprimer donc, financements et nomination par le prince.
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