Une attaque organisée
Guillaume, responsable de l’antenne nantaise, se trouvait lui aussi sur place. « Ce soir-là, on sortait d’une conférence sur le racisme anti-Blanc dans un lieu privé. On pense que les antifas étaient déjà aux aguets », explique-t-il. L’hommage à Lola, décidé à la dernière minute, devait être un moment de recueillement simple, et surtout en cohérence avec le verdict de sa meurtrière, prononcé la veille. Mais, à proximité de la cathédrale, « on a repéré trois ou quatre très jeunes hommes, sans doute lycéens, qui semblaient nous observer avant de partir chercher du renfort ».
Deux minutes plus tard, ils reviennent, accompagnés d’une trentaine d’individus « visiblement préparés à un affrontement, habillés tout en noir, cagoulés, équipés de gazeuses et de torches » En face, une douzaine d’étudiants, « en chemises, en Barbour™, de 18 à 24 ans ». « Ils nous ont poursuivi. Individuellement, on n’a pas le choix que de se défendre », explique Guillaume. Lors de l’affrontement qui dure environ cinq minutes, un grand nombre de coups sont échangés. Les antifas, eux, sont armés de ces fumigènes qui peuvent provoquer des brûlures au quatrième degré.
Chez les plus jeunes, « il a fallu attendre que la pression redescende, beaucoup étaient choqués ». Mais aucun, dit-il, « ne s’est défilé ». Au contraire, ils affirment être confortés dans leur combat contre cette gauche extrême qui « se regroupe, charge et cherche l’affrontement ». Pour Guillaume, il ne faut pas être dupe, « des gens habillés tout en noir, regroupés, qui se donnent des ordres, qui ont du matériel pour agresser, ils ne sont pas là pour discuter ».
« On s’en fout, de votre Lola »
La phrase, entendue au cours de l’attaque par l’un des militants patriotes, résume, pour Édouard Bina, l’état d’esprit de leurs agresseurs : « Nos martyrs contre leurs martyrs ». Le président national de la Cocarde étudiante, dénonce (encore) « l’impunité » dont jouit, selon lui, cette extrême gauche violente : « Il est 22 heures. On n’a pas, par magie, une trentaine de gens qui apparaissent armés et cagoulés à cette heure-là s’ils ne se préparaient pas à ça », dit-il.
Cette violence, selon lui, s’accompagne d’une « double censure » : physique, d’une part, « en nous empêchant d’agir », et sociale, d’autre part, « en essayant de nous faire dégager quand nous réussissons à enseigner ou à atteindre certaines positions, comme c’est le cas aujourd’hui avec notre fondateur Pierre Gentillet », rappelle le président de l’association.
L’agression aura au moins révélé, selon Édouard Bina, « un grand courage dans l’épreuve », de la part de ses militants qui en sont sortis plus convaincus que jamais de la nécessité de leur engagement.
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