Cette division LR-Macronie va-t-elle redonner de l’air à une gauche pourtant affaiblie et elle-même divisée ? Elle peut aussi – et c’est ce que traduisent les 14 % de Bournazel – donner de l’espace à la droite nationale. Jadis inexistante à Paris, elle y fait patiemment son trou avec les très bons scores de Zemmour dans l’Ouest parisien et les 15 % de Marine Le Pen au second tour en 2022. Du jamais-vu dans ces terres de la gauche et du centre depuis trente ans. Avec des candidats médiatiques et dynamiques comme Thierry Mariani et Sarah Knafo, face à une gauche discréditée, un Emmanuel Grégoire et un Bournazel plus falots que jamais et une Dati devenue repoussoir pour les électeurs de droite, la droite nationale pourrait créer la surprise dans certains arrondissements. Surtout, cette (nouvelle) implosion de l’alliance sauve-qui-peut LR-Macronie dans la capitale, qui devait pourtant servir de modèle, aura des répercussions dans d’autres villes. Beaucoup d’élus de droite ne vont plus se sentir tenus par les choix d’un Larcher ou d’un Wauquiez. Ils ont voulu éviter un retour aux urnes : celles de mars 2026 pourraient leur réserver quelques surprises.
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