Alors que Michel Barnier avait demandé (en vain) aux anciens Premiers ministres de faire un geste lors de la discussion du budget 2025, le cabinet de François Bayrou a ensuite émis un refus catégorique sur le sujet, indiquant qu’« il n’est pas envisagé de nouvelle réduction des dispositifs » au prétexte qu’en 2024, cette dépense « correspond à moins de 0,2 % de celles exécutées en 2024 sur le programme de coordination du travail gouvernemental ». L’argument n’est-il finalement pas hors sujet ? « On ne peut pas demander des efforts aux Français si, au sommet, les anciens Premiers ministres gardent des privilèges complètement induits », fait remarquer Nicolas Dupont-Aignan, car pour que la demande d’un effort soit comprise et acceptée de tous, « l’exemple doit venir d’en haut, c’est tout. C’est pour ça que je demande aussi un peu de diminution des indemnités parlementaires. Il faut qu’on fasse tous un effort. C’est, pour moi, une affaire symbolique. »
Et « c’est la même chose dans les grandes entreprises. Je trouve scandaleux les salaires et les stock-options que se distribuent certains grands patrons. J’ai vu que Luca de Meo a pris 22 millions d’euros, à son départ de chez Renault. On est chez les fous. » Mais la position de Nicolas Dupont-Aignan est-elle soutenue par des responsables politiques ? « Pas du tout, et je me souviens qu’un jour, lors d’une discussion budgétaire, j’avais demandé une diminution des indemnités parlementaires de 10 %, et un haut responsable politique, que je ne citerai pas, m’a dit « c’est lamentable ». Tout est dit. » Les Gueux et Nicolas ont dû capter le message, en effet.
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