Philipe de Villiers, dernière victime en date
À l’heure des coupes budgétaires, rappelons que l’Arcom disposait, en 2022, d’un budget de 46,6 millions d’euros et emploie 355 agents. Mais la suppression pure et simple est-elle la bonne solution ? Les chaînes de la TNT étant limitées, un organisme de régulation ne semble pas, sur le principe, incongru. Mais le dévoiement d’une telle institution, comme tant d’autres, laisse les Français démunis face à l’iniquité dont la plupart des organismes publics font aujourd’hui preuve. Le cas Philippe de Villiers est un nouveau cas d’école. En 2024, l’Arcom rendait une délibération dans laquelle elle demandait aux éditeurs de radio et de télévision de décompter les temps d’intervention de l’ancien président du conseil général de Vendée, dont les succès d’Audimat™ lors de son émission hebdomadaire sur CNews rendent chèvre les adversaires de la pensée politique de droite. En juin 2025, le fondateur du Puy du Fou se présentait devant le Conseil d’État pour demander l’annulation de cette décision. La plus haute juridiction administrative française a rejeté cette requête le 10 juillet, considérant que le fondateur du Mouvement pour la France, double candidat à l’élection présidentielle en 1995 et 2007, devait être considéré « comme personnalité politique » selon le sens de la loi Léotard de 1986 (du nom du ministre de la Culture et de la Communication de l’époque, François Léotard).
L’Arcom n’en finit plus de dériver. Jusqu’où ?

Laisser un commentaire