Pour autant, est-ce la peine de faire autant de vent, du côté de la Macronie ? Ou, tout du moins, du côté de Gabriel Attal, patron des macronistes de stricte observance à l’Assemblée (groupe Ensemble pour la République). « Cette motion et ce débat, c’est une déclaration de guerre à nos institutions », s’est empressé de déclarer l’ancien Premier ministre. Comme si Emmanuel Macron était une institution ! Comme si sa personne était sacrée ! La Constitution prévoit cette procédure de destitution. Si elle échoue, ce qui est plus que fort probable, les Insoumis auront perdu une bataille. Point barre. Par cette déclaration, en fait, Gabriel Attal ne fait que remettre du charbon dans la chaudière de l’extrême gauche. Et puis, entre nous, si l’esprit de l’institution « Assemblée nationale » avait été vraiment respecté, en juillet dernier, la composition du bureau de l’Assemblée nationale serait tout autre : le RN, notamment, y serait représenté à juste proportion. Et probablement que cette procédure de destitution aurait terminé dans la corbeille à papier du bureau. Faut pas venir se plaindre, maintenant…

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