Évidemment non, les JO ne sont pas la vraie vie. C’est tout le contraire, puisque ce moment en 2D, corseté par la police, nettoyé pour les caméras, ce moment on ne peut plus artificiel justement parce qu’il se voulait cinématographique, est aux antipodes du réel, de son entropie, de son absence de chorégraphie et de son emploi du temps sans cesse évolutif. On est un peu embêté de le rappeler à Jupiter philosophe, mais le penseur maoïste Alain Badiou, dans son ouvrage La vraie vie, justement, défendait la thèse selon laquelle, pour la jeunesse notamment, la vraie vie, ce n’était pas figer l’existant, c’était changer le monde.
Ou alors…ou alors il faudrait relier ces deux phrases entre elles. En d’autres termes, pour le président, la « vraie vie », ce serait quand « la vie ne [reprend] pas ses droits ». La vraie vie, c’est la vie que le gouvernement décide pour vous : des QR codes, des zones délimitées, du grand spectacle populaire, la police qui nettoie certains quartiers pour faire joli. Le réel, au contraire, c’est la criminalité, la saleté, la pauvreté, l’immigration de peuplement, le pouvoir d’achat en berne, le racisme anti-blanc…tout cela va revenir si la vie reprend ses droits. On comprend que ce ne soit pas très agréable à imaginer, surtout quand on en est responsable.
Une France Potemkine
Emmanuel Macron plane. Très haut. Il veut une vie en Technicolor, dans une France Potemkine. Il veut que nous montrions l’exemple au monde, alors que des pans entier de notre territoire ne sont déjà plus français, ni même européens. Surtout, que la vie ne reprenne pas ses droits. C’est probablement ce que disait Eva Braun quand elle dansait sur « Smoke gets in your eyes » dans le Führerbunker, le son à fond pour ne pas entendre éclater les obus. Cet homme n’est pas seulement déconnecté : il est dangereux. Qu’il y prenne garde : quand la vie reprend ses droits, ça donne les Gilets jaunes ou la prise de la Bastille. La France gronde, et elle est parfaitement capable de distinguer une authentique ferveur populaire d’une cohésion nationale de plus en plus illusoire. Il ferait bien de s’en souvenir, lui qui a tant aimé que l’on salisse la mémoire de Marie- Antoinette et de l’aristocratie au sens large.
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