L’action est-elle l’objet d’une revendication politique ? Au lendemain de la paralysie du réseau SNCF, plusieurs rédactions, dont celle du Parisien, ont reçu un courriel de revendication envoyé depuis l’adresse mail sabotagetgvjo@riseup.net, un nom de domaine sécurisé utilisé par l’ultra-gauche. Marchant sur des œufs, Gérald Darmanin privilégie la prudence. « Il faut faire attention, ça peut être une question d’opportunité », réagit le ministre, qui n’exclut pour autant pas la question d’une « revendication politique ».
L’ultra-gauche, coutumière du fait
Depuis plusieurs années, l’ultra-gauche mène des actions de sabotage. Bons disciples de Serge Netchaïev et de son Catéchisme du révolutionnaire, ces militants violents défraient régulièrement la chronique. Les actions menées contre la SNCF sont loin d’être un cas isolé. En octobre 2023, six personnes issues de cette mouvance étaient jugées pour des projets d’attentat contre des militaires et des policiers, rappelant que cette mouvance est capable du pire. En 2021, les manifestations contre le projet de méga-bassines à Saint-Soline (Deux Sèvres) avaient été l’occasion, pour des militants issus des Soulèvements de la Terre, de multiplier les dégradations visant des retenues d’eau.
À nos confrères de La Tribune, l’ancien directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, indique que le sabotage général dont a été victime la SNCF « ressemble plutôt à un acte de l’ultra-gauche, de plus en plus violente ». L’actuel vice-président LR de la région Île-de-France remarque : « On le voit autour des méga-bassines ou avec l’intervention du Black Bloc dans nos manifestations. Cela ressemble à l’émergence d’une nouvelle organisation de type Action directe. » En effet, depuis plusieurs années, les services de renseignement s’inquiètent de la multiplication d’actes de sabotage dans tout l’Hexagone, laissant craindre un retour aux terribles années de plomb, à l’époque de l’infâme Action directe.
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