« Affaire Epstein » : amateurisme et précipitation, puis recadrage cassant; l’image renvoyée par le gouvernement n’est pas très sérieuse…

Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, et son homologue à la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, ont réagi émotionnellement, donc trop vite, lorsqu’a éclaté « l’affaire Epstein »; et ils ont confondu vitesse et précipitation…
Dans un communiqué commun – publié hier matin, lundi 12 – ils ont réclamé l’ouverture d’une enquête en France à propos du financier états-unien accusé de pédophilie et retrouvé mort dans sa cellule samedi; il y aurait des possibilités pour que le prédateur sexuel ait également sévi en France…

Bon.

Mais lorsqu’on est au gouvernement, on réfléchit un peu avant de parler.
A peine quelques heures après la publication du-dit communiqué commun, Nicole Beloubet, Garde des Sceaux, a dû rappeler aux deux secrétaires d’Etat que « les poursuites ne sont pas des décisions du gouvernement. Depuis 2013, les instructions individuelles sont prohibées, conformément au principe d’indépendance de l’autorité judiciaire ». 
Un « pan sur le bec » en bonne et due forme pour les deux Secrétaires trop pressés; un rappel à l’ordre qui sonne comme un recadrage; et au total, pour l’ensemble du gouvernement, une impression fâcheuse de « pas très sérieux »…
Ordre plus contre-ordre égale… désordre !

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