
Le groupe Safran éprouve des difficultés à trouver deux endroits en France où installer ses deux futures usines. (Crédits : Benoit Tessier)
Par Fabrice Gliszczynski | 01/03/2019
Le groupe aéronautique français veut ouvrir deux usines dans l’Hexagone mais ne parvient pas à trouver de lieux favorables en raison notamment des difficultés administratives.
Son directeur général, Philippe Petitcolin, se demande même s’il n’y a pas plus d’appétit pour attirer les entreprises étrangères que françaises.
L’histoire paraît invraisemblable.
En plein débat sur l’emploi industriel en France avec la fermeture de l’usine de Ford à Bordeaux ou les menaces qui pèsent sur l’aciérie d’Ascoval, un groupe industriel français veut ouvrir deux usines dans l’Hexagone plutôt qu’à l’étranger, mais rencontre toutes les peines du monde pour y parvenir en raison des lourdeurs administratives françaises.
C’est ce qui arrive aujourd’hui au groupe aéronautique Safran.
Son directeur général, Philippe Petitcolin est prêt à investir près de 300 millions d’euros pour monter ces deux usines, l’une dans la fabrication de pièces en 3D, l’autre dans la fabrication de pièces en carbone.
De tels sites permettraient de créer près de 300 emplois.
Problème, Philippe Petitcolin ne peut confirmer aujourd’hui qu’elles verront bien le jour en France.
« Ce n’est pas facile, il faut vraiment en avoir envie. Mais je veux aller jusqu’au bout pour réaliser ces deux implantations en France. La solution de simplicité serait de s’installer à l’étranger où des aides nous sont offertes à bras ouverts avec des gens qui souhaitent travailler avec nous. Ce n’est pas mon souhait mais il faut vraiment s’armer de beaucoup de patience et de travail, je reste confiant mais je ne peux pas confirmer que nous parviendrons à créer ces usines en France« , a déclaré Philippe Petitcolin, jeudi 28 février, lors de la présentation des résultats financiers 2018 stratosphériques, marqués par une hausse de 32% de son chiffre d’affaires (21 milliards d’euros) et de 37,9 % de son résultat opérationnel courant, à 3 milliards d’euros.
« Ce n’est pas facile, il faut vraiment en avoir envie. Mais je veux aller jusqu’au bout pour réaliser ces deux implantations en France. La solution de simplicité serait de s’installer à l’étranger où des aides nous sont offertes à bras ouverts avec des gens qui souhaitent travailler avec nous. Ce n’est pas mon souhait mais il faut vraiment s’armer de beaucoup de patience et de travail, je reste confiant mais je ne peux pas confirmer que nous parviendrons à créer ces usines en France« , a déclaré Philippe Petitcolin, jeudi 28 février, lors de la présentation des résultats financiers 2018 stratosphériques, marqués par une hausse de 32% de son chiffre d’affaires (21 milliards d’euros) et de 37,9 % de son résultat opérationnel courant, à 3 milliards d’euros.
Pas d’alignement entre les différents étages administratifs
Safran a besoin de ces usines. L’investissement figure déjà dans les budgets.
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