Les Denisoviens, une nouvelle espèce humaine

On se souvient qu’en 2008, des archéologues de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutionnaire de Leipzig, travaillant sous la direction de Svante Paà’bo, avaient découvert dans la grotte de Denisova, située dans les montagnes de l’Altaï, au sud de la Sibérie, les restes vieux de 30 000 ans d’un spécimen appartenant à une espèce humaine jusqu’alors inconnue. L’étude de l’ADN mitochondrial de ces restes, qui étaient ceux d’une adolescente, avait en effet permis d’établir qu’ils différaient, tant du point de vue génétique que morphologique, à la fois des hommes « modernes » et des Néandertaliens. Cette découverte, qui avait fait sensation, avait donné à penser que les « Denisoviens » – nom qui leur a été attribué – peuplaient probablement une partie de l’Asie centrale à la fin du Pléistocène. Les mêmes chercheurs, associés à Richard Green, de l’Université de Californie à Santa Cruz, sont maintenant parvenus à déchiffrer intégralement le génome nucléaire de l’un des doigts du squelette, qu’ils ont ensuite comparé aux génomes de 53 populations humaines actuelles. Les résultats confirment que les Denisoviens étaient plus proches de l’homme de Néandertal que de l’Homo sapiens – tout en ayant des molaires plus primitives que celles des Néandertaliens. Selon Richard Green, un groupe ancestral venu d’Afrique il y a 350 000 ans aurait rapidement divergé, une branche s’implantant en Europe et donnant naissance aux Néandertaliens, une autre s’installant en Asie et donnant naissance aux Denisoviens. Mais les résultats obtenus montrent aussi, ce qui est plus inattendu, qu’une partie des séquences génétiques propres à ces derniers sont aujourd’hui présentes à hauteur de 4 à 6 % dans le génome de chez certaines populations de Mélanésie et de Nouvelle-Guinée, ce qui donne à penser que les Homo sapiens ancêtres des Mélanésiens actuels se sont croisés dans un lointain passé avec des Denisoviens. Avant de disparaître complètement, ceux-ci auraient donc peuplé une partie du continent asiatique.

(Source: Nature, 23 décembre 2010).

éléments N°143 Avril-Juin 2012

Les anciens pays de l’Est refusent de voir la censure revenir par les médias sociaux américains

L’Observatoire du Journalisme s’était déjà fait l’écho des actions engagées en Pologne contre la censure politique et idéologique exercée par les médias sociaux américains et par le géant Google via sa plateforme YouTube. Cette censure provoque des réactions également en Hongrie et en Tchéquie.

Pologne

En Pologne, un groupe parlementaire a été créé en décembre 2019 «pour la défense de la liberté d’expression», avec notamment pour but de combattre le phénomène de la censure préventive.

Lire la suite « Les anciens pays de l’Est refusent de voir la censure revenir par les médias sociaux américains »

L’Europe a-t-elle (encore) un avenir ? 2/2

Les Européens doivent se considérer comme une puissance réémergeante.jpeg

L’Europe, non-lieu

Un étrange syndrome frappe les Européens : l’ère du vide annoncée par Gilles Lipovetsky(15). Cette perte de sens, marquée du double sceau de l’hyper individualisme et de la déliaison sociale, s’accompagne d’une xénomanie pathologique corrélée avec le nihilisme de notre époque consumérisme, hédonisme et métissage obligatoire. Voici venu le temps d’une « Europe fatiguée d’avoir été longtemps sur la brèche, qui pense aux vacances et rêve d’une société de soins »(16). L’Europe est entrée de plain-pied dans l’ère post-nationale exaltée par les héritiers de la déconstruction et les thuriféraires du « patriotisme constitutionnel » théorisé par Jurgen Habermas, obsédés par l’idéologie du métissage et qui partent en chasses de toutes les formes de « culturalisme » ou d’ « essentialisme », appelant à l’avènement d’une Europe désincarnée, régie par un universalisme abstrait, « pure ouverture à la généralité humaine qui n’aurait ni existence particulière ni être propre » (Marcel Gauchet). Lire la suite « L’Europe a-t-elle (encore) un avenir ? 2/2 »

Préfacé par Georges Feltin-Tracol, un nouvel essai de Franck Buleux : LA GUERRE SOCIALE QUI VIENT

Guerre-sociale-qui-vient-quadri.jpg

Cet essai revêt un double objectif : dénoncer, mais aussi prévenir. Notre société doit consacrer une partie de son énergie à lutter contre cette guerre sociale qui vient. Pour cela, deux remèdes s’imposent : l’un est d’ordre policier, le renseignement, l’autre, idéologique : il consiste à délégitimer les actions qui puisent leurs sources dans un combat considéré médiatiquement comme « vertueux ». Cet essai est aussi une mise en garde. L’ordre ne succède pas toujours au chaos.

Franck Buleux, écrivain normand engagé, directeur de la collection Les Cahiers d’Histoire du nationalisme, collabore régulièrement à la revue Synthèse nationale.

La Guerre sociale qui vient, Franck Buleux, Dualpha, préface de Georges Feltin-Tracol, 208 pages, 25 euros (+ 5 euros de port).

Pour le commander cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/09/23/preface-par-georges-feltin-tracol-un-nouvel-essai-de-franck-6265440.html

L’Europe a-t-elle (encore) « un avenir ? 1/2

Les Européens doivent se considérer comme une puissance réémergeante.jpeg

Praticien de l’Europe institutionnelle, Jean de Lothier en connaît tous les renoncements et toutes les limites. Son analyse s’inscrit dans le droit fil de notre dossier « La fin de l’euro » paru dans le dernier numéro d’Éléments, tout en esquissant des pistes pour une politique de renaissance européenne.

« L’hégémonie de l’Europe sur le monde est à jamais brisée. On a craint l’Europe, maintenant on la plaint. Autrefois elle parlait en maîtresse, maintenant elle est contrainte à la défensive […]. Elle est endettée, morcelée, inquiète et affaiblie elle est déchirée par des luttes nationales et sociales elle est gravement atteinte dans sa démographie et dans son industrie elle est plongée dans un chaos économique et monétaire. Aussi s’en va-t-elle d’un présent sans espoir vers un avenir incertain »(1).

Cette observation critique qui pourrait être celle d’un commentateur avisé de l’actualité européenne en 2011 est extraite du premier chapitre du manifeste fondateur Pan-Europa que le comte eurasien Richard Coudenhove-Kalergi fit paraître après la première grande déflagration mondiale dont l’Europe ne s’est jamais véritablement relevée. Lire la suite « L’Europe a-t-elle (encore) « un avenir ? 1/2 »

Macron met la France dans le rouge – JT du jeudi 24 septembre 2020

Au sommaire de ce journal : Les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a notamment décrété la fermeture des bars et restaurants dès samedi à Marseille. Une nouvelle catastrophe économique annoncée.

Nous évoquerons également les manœuvres au sein du groupe Mulliez. Avec la crise économique, la famille propriétaire d’Auchan, a placé plusieurs de ses enseignes en redressement judiciaire pour finalement les reprendre à moindres coûts.

Enfin, nous reviendrons sur le record du nombre d’avortements réalisés en 2019. Le président de la Fondation Lejeune, Jean-Marie Le Méné, nous livrera son analyse.

https://www.tvlibertes.com/macron-met-la-france-dans-le-rouge-jt-du-jeudi-24-septembre-2020

Le solstice des veilleurs

qfmKaIOr2uvuln68E_o6opFSfuk.jpgPour celles et ceux appartenant à la nation spirituelle qu’érige dans l’invisible la fidélité aux vérités ancestrales, chaque solstice apparaît comme un moment privilégié : la célébration de notre identité selon sa composante la plus essentielle.

Les motifs culturels de se retrouver à cette fête, au seuil de l’hiver et de l’été, ne manquent pas et la référence aux Indo-européens est, certes, la première de toutes. Mais cela répond aussi à un appel intérieur, à une aimantation de l’âme en quelque sorte et dont nous pourrions dire, par delà ces outillages que sont raison critique et sens de la cohérence, qu’elle serait motrice du combat que nous menons, c’est-à-dire en un sens originel in-vocation. Car se sentir lié à une communauté de destin transcende la seule appartenance ethnique ou territoriale, cela prend racine dans un passé immémorial d’où nous pouvons puiser, au plus profond de nous, des forces formatrices. Forces dont certains mythes déploient les représentations symboliques. Lire la suite « Le solstice des veilleurs »

UE / Russie : les six principes du renouveau de la guerre froide

835097519.jpg

Ex: https://russie-politics.blogspot.com

Hier, le Parlement européen a voté à une majorité écrasante une résolution, qui ressemble à s’y méprendre à une déclaration de guerre froide. Sans parler du fait qu’en même temps, il ne reconnaît pas les élections en Biélorussie (rappelons que la Biélorussie ne fait pas partie de l’UE), le point essentiel vient dans la seconde résolution : renforcer l’isolement de la Russie, sauf si elle change de « régime », financer les dissidents, les médias et les ONG, pour préparer la « Russie démocratique ». L’excuse : Navalny. Ce qui montre bien, en passant, que toute cette affaire, regroupée en deux résolutions européennes discutées en même temps, est liée. La Biélorussie a bien servi de modèle pour préparer rien moins qu’une tentative de renversement de l’ordre constitutionnel en Russie. Et l’UE le déclare ouvertement. En tout cas, c’est finalement une excellente nouvelle, car les cartes sont baissées et les groupes néolibéraux globalistes en Russie voient l’échec cuisant de leur politique de compromission. Les leçons sont à tirer et pas uniquement en discours. Avant que le spectre de février 1917 ne plane une troisième fois sur le pays.

Lire la suite « UE / Russie : les six principes du renouveau de la guerre froide »