La subversion narcissique De la crise des institutions à la fin de la civilisation

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« Réalisation de soi », « épanouissement », « bonheur » sont les déclinaisons ordinaires du réfèrent ultime de la modernité occidentale « moi je ». Cet absolu narcissique, qui a radicalement ébranlé les institutions religieuses et politiques, érode, au-delà, les fondations mêmes de la civilisation occidentale.

L’événement spirituel le plus marquant de notre époque pourrait bien être la fin du communisme. Avec son déclin, c’est la foi révolutionnaire dans l’avènement du Royaume sur terre qui a disparu. Pour le philosophe Marcel Gauchet, « Les années soixante-dix ont entièrement défait les religions politiques fondées sur la transformation sociale et dont l’ambition était de résoudre l’énigme de l’histoire et de la condition humaine. » La sociologue Danièle Hervieu-Léger confirme « de moins en moins associé à l’avènement du Royaume, et même à la transformation graduelle de la société, l’idéal de l’accomplissement est de plus en plus reporté sur l’individu lui-même, dans un mouvement non de disparition, mais de « subjectivisation » de l’utopie, entendue comme alternative radicale à l’expérience du présent. » Lire la suite « La subversion narcissique De la crise des institutions à la fin de la civilisation »

Sur le blog de Michel Onfray : Faire la guerre.

Le gendarme de Saint-Tropez, suite.
Je ne sais pas si c’est le fait que, dans mon enfance, mon père m’a beaucoup parlé de la fin de la Deuxième (ou Seconde?) Guerre mondiale à Chambois, notre village natal, et de la poche de Falaise qui a transformé la région en vaste cimetière à ciel ouvert pendant les mois de l’été 1944, il a vécu tout cela, mais je suis sensible à la polémologie, la science ou l’art (!) de la guerre, mais plus encore à l’irénologie, la science ou l’art de la paix.
Voilà pourquoi, passionné par ces sujets, j’ai jadis lu des traités de la guerre – de L’Art de la guerre de Sun Tsu au Fil de l’épée de Charles de Gaulle (un chef d’œuvre), en passant par La Guerre et la Paix de Proudhon ou les pages que Machiavel ou Saint-Just consacrent à ce sujet. J’ai aussi lu l’abbé de Saint-Pierre, un Normand du XVIII° siècle auquel on doit un Projet de paix perpétuelle dans lequel Kant a pillé de quoi écrire un petit texte sur le même sujet.

J’avais proposé de constituer un séminaire de travail sur ces questions au Mémorial pour la paix de Caen, mais également à la Région Basse-Normandie -on ne peut pas dire que ce fut l’enthousiasme…
Je me suis demandé à l’époque si je ne devais pas plutôt suivre les cours de l’École de guerre pour apprendre des militaires ce qu’il y avait à savoir de plus et de mieux sur ce sujet. Sans donner suite, mais je n’ai pas perdu l’idée.

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Quand la peur a pris le pouvoir

6a00d8341c715453ef0240a51bba94200b-320wi.jpgLes dirigeants politiques parisiens semblent avoir pris le parti de s’aligner, dans la crise actuelle, sur ce qu’ils présentent pour l’expertise médicale. On doit d’abord comprendre la peur panique qui commande cette attitude.

Tous craignent de se trouver débarqués comme le fut le malheureux professeur Mattéi, victime expiatoire au lendemain de la canicule d’août 2003, séquence pendant laquelle « Mattei était en vacances, son directeur de cabinet était en vacances, le directeur général de la Santé était en vacances ». Dans une telle circonstance « c’est le directeur adjoint de la Santé qui avait donné [la] réponse dont on sait qu’elle coûta son siège de ministre à Jean-François Mattei. » À savoir que « la Direction générale de la Santé l’avait rassuré, en lui disant que tout ça, c’étaient des bêtises »[1]

Jupiter a-t-il donc décidé de faire basculer le lieu du pouvoir des élus vers les experts ?

Un tel raccourci scandalise les intéressés eux-mêmes. Lire la suite « Quand la peur a pris le pouvoir »

Les Idées à l’endroit n°27 – « Ernst Jünger : le Soldat du Front, le Rebelle, l’Anarque »

Né en 1895, mort en 1998 à quelques semaines de son 103ème anniversaire, Ernst Jünger a traversé le XXe siècle comme un météore. Aussi célèbre en France qu’en Allemagne, son œuvre d’écrivain et d’essayiste lui a permis d’illustrer des « idéaltypes » aussi différents que celui du Soldat du Front (« Orages d’acier »), du Travailleur, du Rebelle (avec le thème du « recours aux forêts ») et de l’Anarque (« Eumeswil »). Pour en parler, Alain de Benoist reçoit deux spécialistes de sa vie et de son œuvre : Isabelle Grazioli-Rozet, maître de conférences à l’Université de Lyon, et le germaniste François Poncet, traducteur de plusieurs ouvrages de Jünger.

https://www.tvlibertes.com/les-idees-a-lendroit-n27-ernst-junger-le-soldat-du-front-le-rebelle-lanarque

« Français, vos papiers ! » Le flicage plutôt que le dépistage

Le ministre de l’Intérieur en avait sans doute rêvé : voilà les Français assignés à résidence pour une durée indéterminée. Et les rassemblements interdits. Finis les Gilets jaunes ! Oubliée la claque reçue par le parti présidentiel lors du premier tour des municipales ! Puisque de toute façon le second tour n’est pas pour demain.
Avec le coronavirus, on a enfin muselé ces Gaulois jamais contents. Ah, Dieu, que la pandémie est jolie !
Une tribune de Michel Geoffroy.

Les Français, coupables de l’épidémie

Faute de masques, de dispositifs de dépistage, de respirateurs, et compte tenu de la saturation de notre système hospitalier, le gouvernement ne pouvait que prendre la voie du confinement durable des Français.

Même si cela surprend les Chinois et suscite les critiques du corps médical. Mais le conseil scientifique, qui semble désormais diriger la France, en a, paraît-il, décidé ainsi. Dont acte.

Ah ! Ces cochons de Français rebelles au confinement, aux gestes barrière et à la distanciation sociale, on va les mâter !

Les médias et les ministres ne cessent de les diaboliser : bientôt la pandémie sera de leur faute. Pas celle de la mondialisation débridée, du sans-frontiérisme, de la réduction des emplois et des dépenses publiques au nom du pacte de stabilité européen et de la bureaucratie.

Non, c’est la faute aux Français qui ne se confinent jamais assez bien !

Curieusement, on nous parle moins de ce qui se passe dans les banlieues ou les quartiers de l’immigration, manifestement à des années-lumière du confinement national. Il ne faut pas les stigmatiser, comme dirait Sibeth Ndiaye. De même, on glisse sur les bobos qui ont quitté les villes pour se réfugier à la campagne, emportant nonchalamment le virus avec eux.

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Pourquoi le coronavirus est-il moins mortel en Allemagne ?

Les chiffres sont frappants : vendredi matin, il y avait déjà 47 278 cas de Covid-19 confirmés en Allemagne depuis le début de l’épidémie (dont 41 324 personnes actuellement malades) contre 29 155 en France (dont 22 155 malades). Pourtant, l’Allemagne n’avait encore eu que 281 décès liés au coronavirus contre déjà 1 696 en France. Cette anomalie par rapport aux autres pays européens intrigue. On a voulu expliquer la forte mortalité en Italie, puis en Espagne, par le fait que ces pays ont une population particulièrement âgée. Pourtant, quand l’Italie et l’Espagne avaient le même nombre de cas confirmés que la France aujourd’hui, dont la population est plus jeune, le nombre de morts y était similaire. Par ailleurs la population allemande est en moyenne quasiment aussi âgée que la population italienne ou espagnole. Mais il est vrai que la moyenne d’âge des gens diagnostiqués positifs au coronavirus est beaucoup moins élevée en Allemagne, et que les contacts intergénérationnels y sont probablement moins fréquents que dans les pays méditerranéens.

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La vraie raison du maintien de Sibeth Ndiaye au gouvernement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sibeth Ndiaye a été nommée porte-parole du gouvernement d’Edouard Philippe le 31 mars 2019. Omniprésente dans les médias, il ne se passe plus une journée sans qu’une de ses boulettes ne vienne saturer les réseaux sociaux. Une autre personnalité avec le même palmarès aurait été remerciée depuis longtemps. Pas elle. Pourquoi ?

Une trajectoire marquée à gauche

Née au Sénégal, cette jeune africaine possède la nationalité française depuis sa naturalisation en juin 2016. Engagée à l’UNEF, elle avait adhéré au Parti socialiste en réaction à l’accession de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002. Elle s’inscrivait dans le courant de la gauche libérale, incarnée à l’époque par Dominique Strauss-Kahn.

Durant la campagne présidentielle de 2017, elle rejoint Emmanuel Macron et devient responsable de ses relations presse. Puis, elle remplace Benjamin Griveaux, un « techno blanc », en tant que porte-parole du gouvernement.

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Le petit virus, grand pédagogue ? (I), par Christian Vanneste.

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître » disait Musset. Le Covid-19 risque d’être un bon professeur ! La pandémie s’est répandue. Elle a appris aux Français qui en doutaient encore qu’ils sont gouvernés par des incompétents qui, une fois de plus, ont fait preuve d’une imprévoyance coupable, que notre pays subit une oligarchie où s’entrelacent des réseaux parfois cupides. Mais, plus profondément que cette mousse malodorante, il y a une grande leçon de civilisation qui est donnée en ce moment. Il se peut que le virus soit dans un an un mauvais souvenir, et qu’après une crise économique mondiale, une destruction massive de valeurs boursières et monétaires, l’on refasse marcher la planche à billets, et qu’on impute à la crise une insuffisance d’Europe et l’absence d’un gouvernement mondial… Mais il se peut aussi que la pédagogie du virus fonctionne et casse un certain nombre de processus mortifères.

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Il y a 14 ans, Jean Mabire nous quittait…

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Mieux connaître Jean Mabire cliquez ici

Article publié en guise de présentation du n°9 des Cahiers d’Histoire du nationalisme en mars 2016 :

En hommage à un éveilleur de peuple

Roland Hélie, Directeur des Cahiers d’Histoire du nationalisme

Il y a dix ans, le 29 mars 2006, décédait l’écrivain et historien normand Jean Mabire. Homme d’une immense culture et aux convictions affirmées, Jean Mabire fut sans doute l’un des écrivains les plus prolifiques du XXe siècle. En quarante ans il publia en effet près d’une centaine d’ouvrages parmi lesquels bon nombre furent diffusés à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, voire plus encore.

Dans les années 60 et 70, il était encore possible d’aborder certains sujets historiques qui sont aujourd’hui tabous ou sous la haute surveillance des censeurs de l’idéologie dominante. C’était le cas par exemple de la Seconde Guerre mondiale qui fut l’une des matières de prédilection de Jean Mabire. Je me souviens de l’époque où chacun de ses livres, dès leur parution, étaient en vitrines de toutes les librairies de France sans que cela n’offusque personne. Il faut dire que Mabire avait l’art et la manière de redonner aux bannis de l’Histoire l’honorabilité qu’ils n’auraient jamais dû perdre. Voilà pour ce qui est de l’historien.

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