Voyage au cœur du mensonge !

Voyage au coeur du mensonge.jpegPolémologue sociologue des médias, spécialiste de la guerre de l’information, François-Bernard Huyghe (www huyghe.fr) analyse les stratégies d’influence. Derniers travaux le glissement d’une société d’autorité vers un système où il faut d’abord séduire mais aussi formater pour convaincre.

Comment sommes-nous passés des sociétés dominées par la figure de l’autorité à ce que vous appelez des « démocraties d’influence » ?

François-Bernard Huyghe : L’autorité permet d’obtenir l’obéissance sans recourir à la carotte ou au bâton. C’est un concept hérité des Romains. Le Sénat avait l’« auctoritas », qu’il tenait des origines de Rome. Cela suppose respect et soumission de l’inférieur. Il en va différemment de l’influence. Personne ne vous dira « Je suis sous l’influence de. », ou alors pour s’en plaindre et aller consulter son psy. L’influence vise à changer la façon dont autrui perçoit et juge. Elle fonctionne de façon informelle, souvent invisible et ne peut agir que lorsqu’elle est intériorisée. Elle déplace le centre de gravité du pouvoir. Influencer, c’est peser sur la décision publique ou sur l’opinion d’autrui. Bref, changer le monde en changeant les esprits. Des groupes et des institutions pratiquent l’influence publique, systématiquement et professionnellement. Hier, c’était des prédicateurs ou des commissaires du peuple. Aujourd’hui, des psychologues, des consultants, des spin doctors et des communicants. Lire la suite « Voyage au cœur du mensonge ! »

Effets d’annonce, bobards et complotisme : le coronavirus et les Fake News

maxnewsfrfour417162-4684378.jpg

Bernard Plouvier

Les pandémies ont souvent donné lieu à des rumeurs. Lors de la Grande Peste du XIVe siècle, on a accusé les lépreux (alors très nombreux en Europe, par importation d’Afrique et du Proche-Orient), les sorciers & sorcières et, parfois, des Juifs d’empoisonner l’eau et les aliments. On a brûlé, pendu, passé par le fer. De nos jours, on se contente du lynchage médiatique.

En 1918, la pandémie était appelée « Grippe espagnole » et cette soi-disant origine ibérique était une Fake New. Mais, lors des tractations de Paris pour établir le soi-disant Traité de Paix, on inventa un autre bobard : « La grippe de 1918 est bien partie de l’Est, ayant eu son premier foyer en Allemagne, où l’on s’était efforcé de tenir la chose secrète » (in Le Concours médical du 20 avril 1919)… le vaincu, tenu pour unique responsable du déclenchement de la guerre, devait l’être aussi de la propagation de l’épidémie meurtrière ! Lire la suite « Effets d’annonce, bobards et complotisme : le coronavirus et les Fake News »

Marine Le Pen : « l’Union européenne, premier mort du coronavirus »

15056475M4L3P3N-ff100-800x445.jpg

La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a affirmé mardi que l’Union européenne était “le premier mort du coronavirus”, en raison de “son incapacité totale à apporter la moindre solidarité” à ses membres, touchés par la pandémie, sur RT.

“L’union Européenne, premier mort du coronavirus !”, a affirmé Mme Le Pen, parce qu’elle a “démontré son incapacité totale à apporter la moindre réaction, la moindre solidarité, la moindre aide”, à ses pays membres.

“Même pire, elle a donné des instructions, qui étaient des instructions mortelles”, en conseillant “vivement aux nations européennes de ne pas limiter la circulation des personnes”, a-t-elle ajouté. Lire la suite « Marine Le Pen : « l’Union européenne, premier mort du coronavirus » »

La Syrie et Erdogan : « Grâce à Soros, les mensonges vont bon train »

george-soros

Le financier George Soros a récemment publié une tribune dans le Financial Times qui critique le rôle de la Russie en Syrie et défend le Président turc Erdogan.

Comment s’inscrit-elle dans la communication occidentale sur ce conflit ?

Décryptage du colonel Alain Corvez, ancien conseiller auprès des Nations unies, sur Sputnik France.

https://fr.novopress.info/

Islam et blasphème, par Annie Laurent

Voici la suite des réflexions que nous avait fait parvenir Annie Laurent, et que nous avions publiées le mercredi 26 février dernier. Vous pouvez les retrouver en cliquant sur le lien suivant : Annie Laurent, Islam et blasphème (I)
Depuis deux décennies, la liberté d’expression et le blasphème sont devenus un enjeu du débat relatif à la présence musulmane en Europe. Plusieurs affaires en témoignent.

1°/ En 2001, un procès a été intenté par la Grande Mosquée de Paris et la Ligue des droits de l’homme contre le romancier Michel Houellebecq pour avoir déclaré que la nature de l’islam est « de soumettre » (Lire, septembre 2001). Il fut relaxé en 2002 au motif que la critique d’une religion ne constitue pas un appel à la haine contre ses fidèles.

2°/ En 2004, le film Soumission, considéré comme blasphématoire, a valu à son réalisateur, le cinéaste hollandais Théo Van Gogh d’être assassiné par des islamistes.

3°/ En 2005, le quotidien danois Jyllands-Posten publia par solidarité une dizaine de dessins représentant Mahomet. Suite au tollé qui s’ensuivit, le gouvernement regretta cette publication puis le directeur du journal présenta des excuses, promettant de ne plus recommencer.

4°/ En 2006, France-Soir reproduisit les caricatures, ce qui valut à son directeur d’être licencié.

5°/ Puis, Charlie-Hebdo édita un numéro spécial reprenant les caricatures complétées par d’autres (février 2006). L’hebdomadaire fut relaxé en 2007, décision confirmée en appel en 2008. Mais, le 7 janvier 2015, 11 personnes travaillant à Charlie-Hebdo ont été assassinées par deux djihadistes.

Lire la suite « Islam et blasphème, par Annie Laurent »

Pourquoi après la crise sanitaire nous devrons repartir sur de nouvelles bases

tocqueville.png

La nature que nous ne voulons plus dominer ni soumettre nous a mordu la main, la consommation d’électricité et de carburant baisse, l’État intervient tous azimuts. Mais les écologistes décroissants et les étatistes de tout poil saisissent sans vergogne l’occasion de ce fléau viral pour revenir à la charge avec leurs vieilles rengaines.

De leur côté, Macron et Buzyn, ministre de la Santé au moment clef, inhibés par les principes de l’ordo-libéralisme européen, répétaient, confondant le coranavirus et le nuage de Tchernobyl, qu’il ne servait à rien de contrôler les frontières ; irresponsables, alors qu’ils connaissaient la situation à Wuhan et dans la province de Hubei, ils n’ont pas alerté à temps les fabricants de masques, de gel hydroalcoolique ou de paracétamol, de l’imminence de l’épidémie en France afin qu’ils passent à la production continue en trois-huit pour répondre aux commandes d’État. Lire la suite « Pourquoi après la crise sanitaire nous devrons repartir sur de nouvelles bases »

Et si le coronavirus remettait en cause les principes mêmes de la recherche médicale ?

Et si le coronavirus remettait en cause les principes mêmes de la recherche médicale?

A la faveur de la guéguerre entre le ministère de la Santé et le Pr Raoult, que nous suivons avec passion depuis quelques jours, je découvre (grâce à un lecteur du SB: décidément l’intelligence collective, ça existe vraiment!) le blogue Anthropo-logique animé par Jean-Dominique Michel, qui se définit comme “anthropologue de la santé”. Ce dernier vient de mettre en ligne un passionnant article intitulé: “Hydroxychloroquine: comment la mauvaise science est devenue une religion“. J’y lis ceci:

Ce que le public ignore, lui qui fait un peu naïvement confiance aux « scientifiques », c’est que la recherche médicale est en crise systémique depuis plus de 15 ans. A l’époque, John Ioannidis, un médecin né à New York, passé ensuite par les Universités d’Athènes et Ioannina (Grèce) puis Harvard, avait lancé un sacré pavé dans la mare sous la forme d’un article intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » (“Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux.”). […] Dix ans plus tard, la société californienne Amgen (leader mondial de l’industrie des biotechnologies médicales) lança une montagne dans la mare en révélant avoir essayé de répliquer les résultats de 47 de 53 articles “phares” fondant les principaux protocoles alors utilisés contre le cancer. […] On comprend comment tout la fiabilité d’un résultat de recherche implique sa reproductibilité. Le « test » de Amgen, publié en 2016 dans le prestigieuse revue « Science » fit désordre : des 53 expériences reproduites, les chercheurs ne purent retrouver les mêmes résultats que pour… 7 d’entre elles !

Lire la suite « Et si le coronavirus remettait en cause les principes mêmes de la recherche médicale ? »