Apprendre à survivre avec G. K. Chesterton

Apprendre à survivre avec G. K. Chesterton.jpegL’Univers de G, K. Chesterton. Petit dictionnaire raisonné, par Philippe Maxence, Via Romana, 310 pages.

Paul Claudel l’avait traduit, Charles Maurras et Henri Massis l’avaient étudié, puis, lentement mais sûrement, G. K. Chesterton (1874-1936) est tombé dans l’oubli de ce côté-ci de la Manche jusqu’à ce que, ces dernières années, des éditeurs ne s’avisent qu’il manquait à leur catalogue les écrits de celui qui est considéré, à juste titre, comme l’un des plus grands écrivains anglais. Furent ainsi réédités Les Enquêtes du père Brown en un fort volume de la collection Omnibus et, cet automne, l’Oeil d’Apollon (éd. du Panama), recueil de cinq contes publié naguère par l’immense écrivain argentin José Luis Borges, qui tenait Chesterton pour « l’un des premiers écrivains de notre temps et ceci non seulement pour son heureux génie de l’invention, pour son imagination visuelle et pour la félicité enfantine ou divine que laisse entrevoir chaque page de son œuvre, mais aussi pour ses vertus rhétoriques, pour sa pure virtuosité technique ». Lire la suite « Apprendre à survivre avec G. K. Chesterton »

Marion Maréchal : ce que cette crise du coronavirus révèle de l’état de notre pays

Marion Maréchal : ce que cette crise du coronavirus révèle de l’état de notre pays

Marion Maréchal écrit sur Atlantico :

[…] il sera aussi temps de nous pencher sur les solutions structurelles qui devront suivre ce drame.

La France, le jour d’aprés

J’assiste, heure après heure, au défilé des experts, politiciens, journalistes sur les plateaux de télévision.

Je les entends constater et déplorer la désindustrialisation de la France devenue incapable de produire des masques et des respirateurs sur son territoire. La menace de dizaines de milliers de morts leur ouvre enfin les yeux sur les vertus de l’indépendance nationale. Cet objectif politique, recherché par toute grande nation, n’est pas un simple slogan réactionnaire mais la liberté de ne pas être soumis au bon vouloir de pays étrangers pour sa survie. La France, sixième puissance mondiale, se voit contrainte de quémander l’aide de la Chine pour recevoir en urgence 1 million de masques. Que serait-il advenu de cette précieuse livraison si les chinois n’étaient pas parvenues à endiguer l’épidémie sur leur sol ?

Gouverner c’est prévoir. Exercer le pouvoir, c’est anticiper dans sa globalité et non se contenter d’appliquer à la lettre, et en dernière minute, les préconisations «  des scientifiques », pour reprendre un élément de langage inlassablement déroulé par nos ministres depuis plusieurs jours. L’Elysée n’est pas l’académie des sciences, pas plus qu’il ne devrait être une chambre de commerce. Nos gouvernants apprennent, à leur dépend, ce qu’est l’action politique, la vraie. Eux qui espéraient que l’économie, ouverte de préférence, puisse pacifiquement régenter le monde et organiser les sociétés redécouvrent que c’est la décision humaine et non les flux livrés à eux-mêmes qui font l’Histoire et le devenir d’une Nation.

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Michel Onfray : haute trahison (2/3)

Buzyn, sa vie, son œuvre

En publiant un article (le 17.III.2020) sur elle, le journal Le Monde vole au secours d’Agnès Buzyn, ex-ministre de la santé qui a quitté le bunker du commandement général alors que, selon ses propres aveux, la guerre était certaine, qu’elle ferait quantité de morts et qu’elle se disait la seule à le savoir!

Or, les Français ne sont pas débiles: ils savent que ce qui s’écrit dans un journal se discerne bien plutôt entre les lignes que dans ce qui s’y trouve explicitement écrit.

Quelques phrases retiennent donc mon attention dans ce publireportage qui sauve (un peu) la dame et accable (beaucoup) Macron et les siens, comme si elle n’en avait jamais été. D’abord cette entrée en la matière: « Je me demande ce que je vais faire de ma vie. » Ensuite, le plat de résistance: « Je n’ai plus de boulot. » Enfin, le dessert, c’est une interrogation de la journaliste: « Si elle est encore à ce poste en 2022 et que Macron échoue, confie-t-elle à des proches, que restera-t-il de sa réputation? » Pauvre petite fille riche…

Détaillons…

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Michel Onfray : « Emmanuel Macron a exposé les Français au coronavirus par idéologie européiste » (1/3).

Il Corriere della Sera: Que pensez-vous de l’exode des Parisiens, qui ont quitté la capitale pour rejoindre la province?
Michel Onfray: Depuis Philippe Le Bel, c’est-à-dire depuis le XIV° siècle, l’État français est centralisé. De ce fait, il y a toujours un peu de mépris pour la province quand on la regarde de Paris. Elle est la périphérie des choses et du monde. C’est le lieu des ploucs, des pécores, des paysans, des ruraux, des gens mal dégrossis, des incultes. Peu importe que ces Parisiens soient souvent des provinciaux « montés à Paris », comme on dit, parce que c’est la ville où se concentrent tous les Rastignac et qu’ils cherchent à réussir à la Capitale… Seulement c’est à la province que Paris demande depuis des siècles de quoi manger, y compris sous l’occupation, c’est à la province qu’on demande également d’accueillir les migrants quand ils arrivent massivement, c’est à la province qu’on impose les quarantaines d’expatriés français ramenés de Chine par l’État français. Et c’est à la province qu’on va ces temps-ci se protéger des miasmes de la capitale quand la pandémie menace… La province est bonne fille…

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La dictature en marche

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Les députés débattent du projet de loi sur le coronavirus, le 21 mars 2020 à l’Assemblée nationale. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Adopté à main levée après plusieurs heures d’échange, l’article prévoit que l’état d’urgence sanitaire, qui permet de restreindre des libertés publiques (confinement, réquisitions…), doit être instauré dès l’entrée en vigueur de la loi, et pour deux mois dans le cas du coronavirus.
A l’initiative du gouvernement, l’Assemblée est notamment revenue sur la rédaction du Sénat qui avait listé les catégories de mesures possibles dans le cadre de ce régime.
Un texte « beaucoup trop large » pour l’opposition
Le ministre Marc Fesneau (Relations avec le Parlement) a mis en avant le côté « imprévisible » de la crise.
Le texte permet ainsi au gouvernement « en tant que de besoin » de prendre des mesures « limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion, dans la seule finalité de mettre fin à la catastrophe sanitaire ».

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Infox : pour RSF, ni les GAFA, ni la loi Avia, ne nuiraient à la liberté sur internet

L’ONG Reporters sans frontières (RSF), habituée à publier des classements sur la liberté de la presse et sur bien d’autre sujets connexes, vient de dévoiler une nouvelle liste, celle des 20 plus importants “Prédateurs numériques de la liberté de la presse” en 2020.

Prédateur numérique ?

Par “prédateur numérique”, l’ONG entend évoquer des “entités dont l’activité est assimilable à une prédation envers le travail journalistique” et représentant un “danger évident pour la liberté d’opinion et d’expression”. Ces dernières peuvent être “infra-étatiques, privées, informelles” et agissent essentiellement sur les réseaux sociaux mais aussi, vis-à-vis des messageries instantanées, des boites mails et de tout ce qui concerne internet en général. Elles peuvent aussi être étatiques.

RSF a classé ces 20 prédateurs selon quatre catégories, ceux qui “harcèlent”, ceux qui pratiquent la “censure d’État”, ceux qui “désinforment” et ceux qui “espionnent et surveillent”.

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Politique & Eco n° 254 : Vers un tsunami bancaire en Europe

Olivier Pichon reçoit Jean-Pierre Chevallier, économiste monétariste sur le risque bancaire et le multiple d’endettement.

1) Partir de la monnaie, si proche et si lointaine

– Historique de la monnaie
– La comptabilité en partie double
– Les explications de Böhm-Bawerk
– La création de valeur par l’échange
– Le dépôt bancaire et la monnaie scripturale
– Les trois agrégats monétaires M1 M2 M3
– Le cycle de l’Epargne confiance et/ou défiance ?
– La bulle monétaire aux USA, la politique de Ben Bernanke

2) Quand la monnaie entre en zone dangereuse

– Qu’est-ce que le multiple d’endettement ?
– Une banque prête l’argent qu’elle a et qu’elle n’a pas : les limites
– Les normes de gestion prudentielles
– L’exemple de City group
– La crise des subprimes
– L’exécution de Lehman Brothers
– La réduction américaine du multiple d’endettement
– Rétablissement du dollar, comparaison historique avec le Thaler
– Une purge bénéfique

3) L’Europe en pleine hypertrophie monétaire

– Les banques européennes exposées au risque d’un multiple d’endettement déraisonnable
– Société Générale, Crédit Agricole, BPCE : faillites possibles
– Problèmes de la taille du bilan des banques : la BNP supérieure au PIB français
– Procès gagné contre Christian Noyer, directeur de la banque de France, analyses des comptes
– La Banque de France met en circulation des billets dont elle ne contrôle pas l’utilisation, un problème lié à la zone euro
– L’euro contre la croissance, un risque de tsunami bancaire
– Les intuitions de Pierre Jovanovic, l’affaire libanaise
– L’incidence du coronavirus ?
– La récession qui vient, différence USA/Europe, cette fois cela viendra d’elle

https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n-254-vers-un-tsunami-bancaire-en-europe

Camps français, ce que l’histoire ne nous a toujours pas dit

On savait qu’il y avait eu des camps avant Vichy. On n’ignore plus rien des camps sous Vichy. Ce que l’on sait moins, c’est que certains camps ont continué à fonctionner après la Libération, et pas uniquement pour interner des collabos. Un fait qui soulève des points d’interrogation et pose de nombreux points de suspension.

Dans son ouvrage, consacré aux lieux d’internement français de la zone sud, et intitulé Les camps de la honte, l’historienne Anne Grynberg, au chapitre se rapportant à la fin de ces camps, arrive à la conclusion suivante « Au mois de septembre 1943, les internés âgés ou gravement malades se trouvant encore à Noé et à Récébédou sont transférés vers les hospices de la région les deux camps vichyssois ne sont plus considérés comme des « camps-hôpitaux » Le dernier convoi de déportation quitte la gare de Longages deux semaines avant la Libération. Comme Gurs, Noé est alors utilisé pour interner des collaborateurs français. »

À la lumière de nouveaux éléments, il semble cependant que la réalité s’avère plus complexe et l’histoire plus capricieuse… Lire la suite « Camps français, ce que l’histoire ne nous a toujours pas dit »