L’AGRICULTURE ou les premiers Écologistes, par Frédéric Winkler.

Les paysans et les viticulteurs du Midi ne pensent pas autrement quand ils dénoncent les technocrates distingués qui ont fabriqué les règlements européens. Et ils décrivent leur situation avec des mots qui pourraient être calqués sur le sentiment de bien des Français, dans bien des domaines : « La viticulture provençale enfermée depuis cent ans dans un corset orthopédique qui l’étouffe, contrôlée, étiquetée, suradministrée, surfiscalisée, noyautée, écrasée, confisquée, endettée, et pour finir embrigadée dans cette galère du Marché Commun où on l’a fait entrer de force pour pouvoir signer un règlement financier qui profitait à d’autres ». Une dénonciation à la Proudhon, tels sont les problèmes de nos viticulteurs, de nos paysans

Aujourd’hui, ils sont soumis à une Politique Agricole Commune réactualisée en 2013 mais qui profite toujours (malgré quelques nuances) plus aux gros producteurs qu’aux autres, des problèmes qui touchent aussi de nombreuses autres professions, d’ailleurs. Le monde agricole est soumis aux dictats européens comme à l’industrie agroalimentaire (de la multinationale propriétaire des semences et productrice d’OGM à la grande distribution qui impose ses prix et ses volontés…) afin qu’il ne soit plus libre mais dépendant du Marché et de ses règles…

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L’ennemi russe ?

J’évoquais la semaine dernière « l’ami américain ? ». C’est avec le même et important point d’interrogation que je souhaite aujourd’hui dire quelques mots de « l’ennemi russe ? ».
Les choses ont en effet beaucoup changé pour les hommes de ma génération, dont la jeunesse, et même la maturité, s’était déroulée dans un contexte de guerre froide et de menace communiste permanente, tant extérieure qu’intérieure.

Si les valeurs et les convictions qui guident l’action politique sont invariables, les situations changent, et les analyses honnêtes doivent en tenir compte, afin toujours de rechercher la vérité.

Où est la « déstabilisation » ?

Aujourd’hui, la Russie n’est plus une menace pour le monde occidental, mais elle est toujours traitée comme telle. Le président Macron, à la 56e conférence de Munich sur la sécurité, a cru devoir ce 15 février déclarer que la Russie va « continuer à essayer de déstabiliser » (sic) les démocraties occidentales via la manipulation des réseaux sociaux ou des opérations dans le cyberespace. Il n’en a guère donné d’exemples, ni dans le passé, ni dans le présent, et pour cause. Les commentateurs ont cité la diffusion, par un « artiste » russe, de la video obscène ayant contraint Benjamin Griveaux à renoncer à l’élection municipale à Paris. Sauf que… ce Piotr Pavlenski est un opposant d’extrême- gauche à Poutine, « réfugié politique » admis en France en 2017, et maintenu chez nous malgré une condamnation à trois ans de prison dont deux avec sursis pour avoir tenté d’incendier une façade de la Banque de France ! Lire la suite « L’ennemi russe ? »

L’Autriche déploie 2.200 soldats à ses frontières. « Nous ne laisserons passer aucun migrant. Nous avons tiré les leçons de 2015 »

Les forces armées autrichiennes déploieront jusqu’à 2.200 soldats pour la protection des frontières autrichiennes. Actuellement, 850 sont déployés. C’est ce qu’ont annoncé aujourd’hui la ministre de la défense Klaudia Tanner et le ministre de l’intérieur Karl Nehammer (tous deux de l’ÖVP).

orf.at via fdesouche

https://www.tvlibertes.com/actus/lautriche-deploie-2-200-soldats-a-ses-frontieres-nous-ne-laisserons-passer-aucun-migrant-nous-avons-tire-les-lecons-de-2015

L’ami américain ?

Impeachment

Le procès en destitution du Président Trump devant le Sénat américain s’est achevé par un acquittement attendu. Les médias français (pas « Présent » bien sûr) n’ont fait que relayer complaisamment les accusations des démocrates : il aurait lors d’une conversation téléphonique tenté de faire pression sur le président ukrainien, pour essayer d’obtenir des informations sur le fils de Joe Biden, vice-président des États-Unis sous Obama, et sans doute l’un de ses plus sérieux adversaires. On ignorait que l’action politique devait toujours et partout rester un monde de « Bisounours », d’où toute préoccupation électorale devrait être bannie… Ce que presque tous les médias ont « oublié » de dire, c’est que le premier à avoir pratiqué cette forme d’ingérence n’est autre que… Joe Biden lui- même, qui, lorsqu’il était vice-président, avait tenté d’obtenir des autorités ukrainiennes qu’elles couvrent les agissements de son fils, suspecté de délits économiques ! En réalité, toute cette affaire ne prouve qu’une chose : C’est que la gauche, (aux USA : le parti démocrate), n’admet jamais le verdict des urnes : là-bas comme ailleurs, si elle gagne les élections, elle exerce le pouvoir. Si elle les perd, elle essaye de jouer le troisième tour dans le domaine médiatique, judiciaire ou social. Ici, la destitution n’avait aucune chance d’être votée, compte tenu de la majorité républicaine au Sénat. Mais les démocrates tablaient sur une « délégitimisation » de M. Trump, dont ils espèrent recueillir les fruits lors de la prochaine élection présidentielle… Lire la suite « L’ami américain ? »

La Grèce et l’Europe face au chantage migratoire d’Erdogan

Erdogan contre les Kurdes : la honte après l’incohérence

Le panislamisme turc

Après avoir reconquis, avec la complicité de Washington, le Kossovo et la Bosnie-Herzégovine et en avoir fait des avant-postes de la Turquie, Erdogan s’attaque à un morceau de choix avec l’Europe. Non content de d’exercer son activisme militaire sur Chypre et sur la Grèce, il profite de la confusion et de l’affolement créés par la pandémie du coronavirus pour ouvrir les vannes de l’invasion en Grèce et donc en Europe. Une Europe qui se garde bien, d’ailleurs, de fermer ses frontières sanitaires et ne sait pas quelle attitude adopter à l’égard de la Turquie soutenue par Washington, même si elle jure ses grands dieux qu’on ne l’y reprendra pas à pratiquer l’accueil migratoire. Erdogan pourrait faire partager le fardeau à la Bulgarie toute proche mais s’en garde bien, sachant très bien que Sofia n’est pas un bon interlocuteur  alors que Bruxelles mettra la main à la poche – comme cela a été le cas en 2016 avec l’octroi de plusieurs milliards d’euros sonnants et trébuchants — et que les lobbies antiracistes viendront à son secours. Mais après avoir empoché le fric, le nouveau sultan a trahi sa parole, envahi la Syrie frontalière, soutenu les milices islamistes de la région et perdu récemment des plumes dans l’affaire avec la mort de 33 soldats dans le bourbier d’Idlib. Alors quoi, de mieux qu’un lâcher de migrants — en réalité des traîne-patins qui n’ont rien à voir avec la Syrie puisque que l’on peut voir des Congolais ou des Afghans dans les files d’immigrants clandestins amenés par cars entiers ou par taxis par Ankara à la frontière gréco-turque – pour se refaire la cerise et poursuivre son travail d’instrumentalisation des musulmans d’Europe ?

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Humilié par Poutine, Erdoğan roule des mécaniques contre la Grèce et l’Union européenne

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Jeudi dernier, Erdoğan est allé à Moscou s’agenouiller devant Poutine, comme d’autres se rendirent jadis à Canossa. Une dépêche de l’agence chinoise Xinhua révélait que « commentant des informations selon lesquelles Vladimir Poutine, , Angela Merkel et le Président français Emmanuel Macron [auraient pu] se rencontrer vendredi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu que le président russe avait d’autres projets ce jour-là ». En termes moins diplomatiques, Poutine aurait refusé tout net qu’Erdoğan soit accompagné de Macron et Merkel. Information confirmée dimanche, sur France 24, par la journaliste de Libé Hala Kodmani. À quoi pourraient donc servir ces deux-là ? Quelle part ont-ils pris au conflit ? Quelle influence leur reste-t-il dans la région ? La mine penaude, lâché de toutes parts, Erdoğan dut accepter sans sourciller les conditions de son vainqueur, baissant les yeux comme l’enfant terrible en passe de recevoir la fessée de son maître. Lire la suite « Humilié par Poutine, Erdoğan roule des mécaniques contre la Grèce et l’Union européenne »

Coronavirus : les Bourses européennes au bord du krach

« Dans le sillage de l’effondrement du pétrole, dû à la guerre des prix lancée par Ryad à la suite de l’échec des discussions entre l’OPEP et la Russie, les places financières mondiales sont aux abois. Le CAC 40 a ouvert en chute de 6,25 %, s’enfonçant dans le «bear market» (-20% depuis son plus haut du 21 février). Le taux à dix ans américain est tombé sous 0,5 %.

Les nouvelles autour du coronavirus ont eu le temps de s’accumuler durant le week-end. Résultat, lundi, la panique a gagné les marchés et les Bourses européennes se sont réveillées sous le choc.

Dans le sillage de l’effondrement du pétrole – qui a perdu 25 % -, les Bourses européennes s’enfoncent : le DAX, à Francfort, plonge de 7,4 % dans les premiers échanges. Tandis que le FTSE, à Londres, chute de 8 % Vendredi, ils avaient déjà respectivement perdu 3,26 % et 3,62 %. Madrid lâche 7 % et la Bourse d’Oslo dévisse de 12 %. ​Après près d’une heure de retard, la Bourse italienne, qui a perdu 17 % depuis le début de la crise sanitaire, a fini par ouvrir, en chute libre : le FTSE MIB perd 8 %. »

Source : Les Echos

http://www.contre-info.com/coronavirus-les-bourses-europeennes-au-bord-du-krach#more-61409

Des femmes maltraitées et persécutées parce qu’elles sont chrétiennes

Des femmes maltraitées et persécutées parce qu’elles sont chrétiennes

De Luca Volontè :

Les femmes devraient être honorées dans leur excellence particulière, pour leur complémentarité avec les hommes, leur différence et leur génie féminin unique: ceci, par opposition au mensonge que le monde crie, qui réduit la « féminité » à un simple rôle dans la production sexuelle. Ce mensonge est le fruit de l’idéologie féministe, et il ne respecte pas les femmes. Aujourd’hui, nous devons nous souvenir des centaines de milliers de filles, de femmes, et même de mères, qui ont été agressées, violées ou abandonnées dans le monde entier: souvenons-nous d’elles dans leur dignité d’êtres humains, de femmes et de chrétiennes. En regardant ces victimes, nous arrivons simplement à une meilleure appréciation du don d’être créés en tant qu’hommes et femmes, en tant que pères et mères, ainsi que de la bénédiction d’être capables de lutter pour la vie, la famille et la liberté religieuse pour tous.

L’agence missionnaire Portes Ouvertes a publié un rapport sur la persécution religieuse en 2020 selon le sexe, qui étudie les schémas mondiaux de persécution des hommes et des femmes chrétiens dans 50 pays sur la « Liste de surveillance mondiale » de Portes Ouvertes.

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Aux origines de la question sociale en France. Partie 2 : l’idéologie libérale des Lumières.

Après un rapide tableau de la situation économique de la France royale avant la fin du XVIIIe siècle et l’évocation des corporations et de l’ordre socio-professionnel de cette époque, il n’est pas inutile d’évoquer succinctement l’état d’esprit dominant sous les Lumières, véritable révolution dans la pensée du service et du temps (entre autres), à rebours de la conception royale de la justice : le règne de l’Argent et de la classe qui en vit et qui en fera système s’annonce…

L’organisation corporative de la société et de la production françaises a longtemps convenablement fonctionné et la puissance avérée et significative de l’économie nationale sous la royauté fondatrice et fédérative est indéniable. Mais cela signifie-t-il, pour autant, que la Monarchie d’Ancien Régime ne connaissait pas de problèmes sociaux ou qu’elle était un système parfait et intangible, insensible aux temps et à leurs contraintes, leurs évolutions ? Bien sûr que non ! Lire la suite « Aux origines de la question sociale en France. Partie 2 : l’idéologie libérale des Lumières. »