Le message insultant d’une élue de la France insoumise qui en dit long

Le message insultant d’une élue de la France insoumise qui en dit long

Manon Monmirel est la suppléante du député (LFI) Éric Cocquerel. Eric Cocquerel – FacebookPar  
Publié le 30/05/2019   

FIGAROVOX/TRIBUNE – 
Manon Monmirel, la suppléante du député de la France insoumise Éric Coquerel, a posté dimanche soir sur les réseaux sociaux un message insultant à l’égard de la France et des Français. 
Pour Anne-Sophie Chazaud, même si l’élue a regretté son message, il s’agit d’un lapsus très révélateur.

Anne-Sophie Chazaud est philosophe, haut-fonctionnaire et auteur d’un livre à paraître consacré à la liberté d’expression. 


Dans un message publié le soir des élections européennes, qu’elle a ensuite retiré, mais qui a toutefois rapidement enflammé les réseaux sociaux, Manon Monmirel suggérait que «la France et tous les Français aillent niquer leurs mères» (sic).

La suppléante du député de la France Insoumise Éric Coquerel était manifestement mécontente du résultat démocratique du scrutin…
La jeune militante s’est ensuite longuement excusée dans un message circonstancié, manifestement sincère (au moins en apparence, mais en matière de communication, c’est largement suffisant). 
La parole et l’engagement publics à l’heure des réseaux sociaux permettent une spontanéité et une réactivité qui n’étaient autrefois pas permises, pour le meilleur et pour le pire. 
Se lisent certes les cris du cœur mais aussi, en filigrane, l’empressement, la colère, la passion, le dépit… 
Chacun en aura fait l’expérience un jour ou l’autre, et cela ne mérite pas nécessairement des anathèmes définitifs.

Le problème provient de ce que ce message révèle politiquement, de ce dont il est l’expression.
 Tout un pan de la gauche est fasciné par les «racailles».
La question se pose tout d’abord du niveau de langue employé, qui n’a rien à envier à la prose des paroles de chansons de Nick Conrad.

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Gilbert Collard : La propagande finit par s’user

Gilbert Collard : La propagande finit par s’user

Gilbert Collard, nouvellement élu député français au Parlement européen pour le Rassemblement National, répond à l’Incorrect; Extrait :

Est-ce que le score très élevé d’Emmanuel Macron n’est pas un peu préoccupant pour la suite des échéances ? Parce que ça montre qu’il a bien solidifié son bloc…

Il faut aussi tenir compte de l’énorme effort de propagande qui a été fait, qui est assez unique dans l’histoire d’une campagne électorale. La télévision, les commentateurs, la presse régionale, Youtube, les rencontres au cours du grand débat. Il a eu une énergie propagandiste colossale. Ça il faut quand même l’intégrer avec toujours les mêmes attaques perfides. Au dernier moment, à deux jours du scrutin. Avec l’annonce que Marine devrait rembourser 300 000. Toute sorte de perfidie, qui font de moins en moins leur effet mais qui peuvent encore produire quelque part un effet.

Je crois que plus il va aller M. Macron, plus il va s’user. Je pense qu’il a été très confiant dans les processus de manipulation, sous forme de pervers narcissique de la politique. Mais ça a ses limites. La première limite on l’a vu lors des élections européennes et la deuxième limite on pourra la voir plus tard, lors des municipales, ou même lors des élections présidentielles. Il a quand même aussi les LR qui se sont rendus compte que leur camp prend complètement l’eau.

Une bonne partie des électeurs de Mélenchon sont partis chez EELV. Des électeurs qui étaient sur le plan social, proches des propositions du RN. Est-ce que ça veut dire qu’il est définitivement impossible de faire une alliance des populistes en France ?

Non parce qu’il y des phénomènes qui nous échappent. Il n’y a guère que les historiens qui s’intéressent à l’Histoire. Ils savent qu’il y a le rationnel et l’irrationnel dans les mécanismes de société, dans les mécanismes historiques. Je pense que quelque chose de l’ordre du changement des mentalités est en train de s’opérer. Ça ne se fait pas d’un coup, ça ne se fait pas en une seule fois. Regardez les progrès que nous avons fait en peu de temps.

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Lyon : c’était bien un attentat islamiste !

C’est un peu comme si on avait subitement ouvert la bonde : le faux étudiant mais authentique clandestin algérien Mohamed Hichem M., auteur de l’attentat qui a fait treize blessés, dont une fillette de 10 ans, dans le cœur de Lyon, a finalement avoué jeudi avoir fait allégeance à l’Etat islamique et à son chef, Abou Bakr al-Baghdadi– confirmant au passage ce que Présent et quelques autres observateurs avaient envisagé dès le 24 mai, à l’annonce de ce que politiciens et grands médias qualifiaient pudiquement d’« explosion ». Il aurait même confié aux policiers avoir volontairement choisi de passer à l’acte à la veille des élections européennes pour « faire monter le vote populiste et raciste » (sic), « afin de pousser les musulmans à la révolte en France »…

Plus fort encore : alors que certains experts se sont « étonnés » tout le week-end de la mauvaise qualité des photos tirées de la vidéosurveillance et diffusées dans les médias pour l’appel à témoins, l’ancien ministre de l’Intérieur Collomb confiait mercredi que la police avait reçu pour consigne de « flouter » les photos du suspect jusqu’à lundi soir, « de manière à ne pas donner l’alerte » avant le scrutin du 26 mai. Dans la foulée, il avouait même que le suspect avait été identifié et placé sous surveillance dès le samedi…

Autant de manipulations honteuses qui viennent confirmer ce que Marine Le Pen écrivait si justement mardi sur Twitter, en soulignant que « c’est APRÈS l’élection que l’on apprend que le terroriste de Lyon est un ressortissant algérien » : « ce timing scandaleux est tout sauf un hasard… » Une vérité qui lui vaut malgré tout de se voir accusée aujourd’hui de « complotisme » par les grands médias !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 31 mai 2019

https://fr.novopress.info/

Yémen : les armes françaises tuent, les journalistes trinquent – Journal du vendredi 31 mai 2019

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Yémen : les armes françaises tuent, les journalistes trinquent

Une dizaine de journalistes convoqués aux services de renseignement en seulement quelques mois… une pratique qui inquiète pour la liberté de la presse et qui interpelle sur le rôle de la France dans la guerre au Yémen.

France Insoumise : la gauche (aussi) façon puzzle

Gueule de bois électorale pour Les Insoumis… alors qu’elle connaissait une ascension presque sans discontinuité depuis sa création, la formation de Jean-Luc Mélenchon semble marquer le pas… la faute notamment au désordre idéologique qui règne dans le parti.

Donald Trump face à la poussée migratoire mexicaine

Donald Trump bombe une nouvelle fois le torse face à la poussée migratoire mexicaine. Une démonstration de force qui dérange la bien pensance étasunienne mais qui s’inscrit dans la tradition politique de Washington.

L’actualité en bref

https://www.tvlibertes.com/yemen-les-armes-francaises-tuent-les-journalistes-trinquent-journal-du-vendredi-31-mai-2019

Revue de presse : À l’automne 1944, Français et troupes américaines au bord de l’affrontement

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Source Le Point cliquez ici

Trois mois après le jour J, les Normands n’en peuvent plus des exactions des soldats qui les ont libérés. Retour sur un épisode méconnu.

Jean-Pierre Beuve, correspondant du Point à Caen

« Des scènes de sauvagerie et de bestialité désolent nos campagnes. On pille, on viole, on assassine, toute sécurité a disparu aussi bien à domicile que par nos chemins. C’est une véritable terreur qui sème l’épouvante. L’exaspération des populations est à son comble. » Le 17 octobre 1944, quatre mois et demi après le Débarquement en Normandie, La Presse cherbourgeoise, quotidien local de Cherbourg, publie cette mise en garde sous le titre « Très sérieux avertissement ».

À l’automne 44, ceux qui pillent, violent et assassinent sont les Américains : le journal accuse les libérateurs de se comporter en soudards dans un pays conquis. Comment un tel paradoxe deux mois après la fin des combats en Normandie ?

Une fois libérés, la presqu’île du Cotentin et son port sont devenus une gigantesque base logistique. Sur les quais, un millier d’officiers et marins américains assurent, avec les dockers français, le débarquement quotidien de 10 000 tonnes de véhicules, munitions, nourriture. Le 29 septembre 1944, 1 318 camions GMC en partance de Cherbourg acheminent vers les troupes alliées du front 8 000 tonnes de matériel. Sur les premiers kilomètres de la « Red Ball Highway Express », la route du front, défilent hôpitaux, dépôts, aérodromes, camps de repos, chaînes de réparation pour tanks et camions. Lire la suite « Revue de presse : À l’automne 1944, Français et troupes américaines au bord de l’affrontement »

Changement de population : la communiste Tremblay-en-France a voté RN

Changement de population : la communiste Tremblay-en-France a voté RN

A Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), Jordan Bardella a réalisé 21,94% des voix, loin devant La République en marche (15,05%) et surtout La France insoumise (12,83%). Un paradoxe dans cette ville traditionnellement d’extrême gauche, qui a voté à 35% pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle et élu Clémentine Autain aux législatives. Le maire, François Asensi, réélu sans interruption depuis 1991, a eu sa carte du PCF jusqu’en 2010 avant de devenir un sympathisant du Front de gauche.

L’explication de l’ancrage du vote RN est à chercher du côté de l’évolution démographique de la ville et des mutations des différents quartiers. C’est dans les zones pavillonnaires, situées en périphérie du centre-ville, que se concentrent les bulletins pour Jordan Bardella. Depuis quelques années, les mouvements de population ont accéléré la poussée du RN dans ces zones.

Le maire confirme :

Il y a eu un changement de population. Des résidents des tours du Grand ensemble ont acheté des pavillons et depuis, il y a des non-dits”. 

Une habitante explique :

“Je suis dans la zone pavillonnaire, on a eu des voitures brûlées et mon mari a été agressé il y a un mois et demi.Et ça, ça pousse les gens à voter RN.”

Pour les élections municipales, Alain Mondino, RN, n’est pourtant pas sûr de présenter une liste en 2020 :

“A Tremblay, on n’aura pas de liste RN, mais on travaille à une alliance, un bulletin Les Républicains-Rassemblement national”.

https://www.lesalonbeige.fr/changement-de-population-la-communiste-tremblay-en-france-a-vote-rn/

Recomposition et clarification du paysage politique

agora.jpgC’est dans un Parlement européen où les cartes ont été rebattues que les 23 élus du RN vont faire leur entrée en juillet. Les deux plus vieux groupes politiques du PE, celui de la droite dite (souvent par antiphrase)  conservatrice, le parti populaire européen (PPE) et celui des sociaux-démocrates (S&D)  ont perdu leur majorité commune. Sur les 751 députés qui siègent dans l’hémicycle européen, le groupe PPE en recueille désormais  179 et le groupe S&D 152, soit respectivement 38 et 35 de moins que dans la précédente mandature. Pour autant, les européistes répartis dans d’autres groupes et formations ont eux progressé. C’est le cas bien sûr des Verts, confortés par la poussée du vote écolo-progressiste en France et en Allemagne (67 sièges contre 50 en 2014) et du groupe centriste-libéral-fédéraliste ALDE (105 sièges contre 69 précédemment), auxquels se joindront   les députés macronistes, et qui se hisse sur la troisième marche du podium. Le groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL), progresse fortement, et à l’heure où nous écrivons, en toute hypothèse, il devrait compter au bas mot 58 sièges contre 37 actuellement. Plus largement, les députés  souverainistes,  nationaux,  populistes, eurosceptiques, répartis dans  trois groupes  (ENL, EFDD, ECR) sont désormais au nombre de 172, voire 185 pour peu que l’on comptabilise les 13 élus du Fidesz de Viktor Orban, qui a toujours un pied au sein du PPE… Lire la suite « Recomposition et clarification du paysage politique »

Le vote « contre » plus payant que le vote « pour »

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La chronique de Philippe Randa

L’instrumentalisation du vote « contre » aura été le fil rouge de ce nouveau scrutin des élections européennes avec des succès, néanmoins, mitigés…

Plutôt payant pour les trois listes arrivées en tête : « contre l’extrême-droite », pilonné par La République en Marche a limité le score de la liste menée par Jordan Bardella dont le score est moindre qu’au précédent scrutin ; « contre la politique d’Emmanuel Macron », prôné par le Rassemblement national lui a certes permis de l’emporter sur celle de Nathalie Loiseau, mais avec seulement 1% de différence ; « contre la détérioration climatique », martelé par les Écologistes les a incontestablement remis dans le jeu électoral d’où il avait disparu précédemment.

Plutôt contre-productif pour les autres listes en course dont l’échec est patent : la liste des Républicains qui s’insurgeait « contre le duel RN-LAREM » s’effondre – à l’instar de la liste menée par Nicolas Dupont-Aignan « contre on ne sait plus qui ni avec qui  » –, les électeurs ayant à l’évidence choisi « l’original » à la « copie », selon un adage qui n’avait pas toujours été vrai dans le passé.

Quant aux listes « contre l’Europe », prônant peu ou prou le Frexit, le naufrage le plus évident est celui de La France insoumise, tout autant victime de la fracture sur l’immigration qui divise ses troupes que de la personnalité clivante de son leader historique… Quant à l’inexistence électorale des souverainistes Asselineau et Philippot, la charité n’autorise guère de commentaires après leurs résultats.

Le vote « pour l’Europe » n’aura, lui, guère été payant ; seul le Parti socialiste peut s’estimer un miraculé pour ne pas avoir (encore) sombré définitivement, mais fait jeu égal avec FI et son ancien candidat à l’élection présidentielle Benoit Hamon aura ses frais de campagne remboursés avec 3%.

Cela n’augure par des lendemains qui chantent pour une hypothétique refondation d’une gauche « repassée de la lumière dans l’ombre », comme pourrait peut-être dire aujourd’hui l’inénarrable Jack Lang.

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