Blaxit à la Maison-Blanche : le personnel de couleur noire quitte le navire

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La Maison-Blanche aurait-elle des velléités de suprémacisme blanc ? C’est en tout cas la question que se posent les commentateurs outre-Atlantique, ces derniers jours, notamment le célèbre chroniqueur conservateur Tucker Carlson dans son célèbre prime time.

En effet, un journaliste politique, Daniel Lippman, vient de signer une enquête pour le journal Politico révélant un exode massif du personnel de couleur noire de la Maison-Blanche. Ses sources en interne, bien gradées mais voulant garder l’anonymat par peur des représailles, vont jusqu’à évoquer un « Blaxit » pour décrire le départ (effectué et imminent) de vingt et un membre du personnel depuis la fin 2021. Lire la suite

L’épée de Thésée

L’épée de Thésée

En ce jour anniversaire de la mort de Dominique Venner, nous reproduisons ici, presque dans son intégralité, l’éditorial qu’il a écrit pour le premier numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire en 2002. Cet éditorial, repris dans le recueil Grandeur et décadences de l’Europe (Éd. Via Romana, 300 p.), nous rappelle que chaque européen est dépositaire d’un héritage caché, qu’il doit découvrir et défendre.

Parmi tous les exploits prêtés à Thésée, héros légendaire des Athéniens, le plus célèbre est la mise à mort du Minotaure, monstre crétois à qui les anciennes populations de l’Attique payaient un tribut sanglant. Le récit mythique de la découverte de son héritage, transmis par Pindare et Plutarque, ne peut nous laisser indifférents. Thésée était le fils d’Égée, roi d’Athènes. N’ayant pu avoir un fils de son épouse légitime, Égée écouta le conseil des dieux et engrossa Æthra, fille du roi de Trézène. De cette façon naquit Thésée.

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Pourquoi un si grand silence autour du meurtre du médecin-chef Alban Gervaise ?

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Le grand silence autour du décès, le 27 mai dernier, d’Alban Gervaise surprend, voire indigne, sur les réseaux sociaux. « Pourquoi Macron rend-il  à un journaliste tué sur une zone de guerre et pas à un militaire tué devant l’école de ses enfants, dans son propre pays ? » s’interroge un twittos anonyme. Toujours sur Twitter, quelques jours auparavant, Éric Ciotti avait évoqué une mort dans « le silence médiatique » . Pour l’essayiste Maxime Tandonnet, dans Le Figaro du 1er juin, « la faible médiatisation de ce drame renforce le sentiment d’angoisse et de révolte qui émane dans le pays ». Lire la suite

Ernst Jünger :  Préface à Aufmarsch des Nationalismus (1926) 

Nous revendiquons le nom de nationalistes – un nom qui est le fruit de la haine que nous vouent la populace grossière et raffinée, la canaille cultivée, le grouillement des attentistes et des profiteurs. L’objet d’une telle détestation, ce qui fait horreur à la vacuité des courants du progrès, du libéralisme et de la démocratie, a du moins l’avantage de ne pas être universel. Nous ne revendiquons pas l’universalité. Nous la rejetons, depuis les droits de l’homme et le suffrage universel jusqu’à la culture et aux vérités générales, en passant par le service militaire obligatoire et l’indignité généralisée qui en est le résultat nécessaire. Lire la suite

Le vieux fond monarchiste des Français

Mathieu Bock-Côté

Les célébrations entourant le jubilé du règne d’Elizabeth II rappellent que la monarchie ne représente pas chez les Anglais qu’un régime politique parmi d’autres, mais un pilier irremplaçable de leur identité nationale – peut-être en est-elle même le noyau -, dans la mesure où elle condense leur histoire et en marque la continuité au fil des siècles dans un pays qui préfère la tradition à la révolution, et qui n’a fait dans son histoire, en 1688, une révolution que l’on dit glorieuse que pour restaurer la tradition. La Grande-Bretagne se méfie de l’abstraction dans la construction de la société et, à travers la monarchie, rappelle que la légitimité politique ne saurait se constituer exclusivement autour d’une idée, mais a souvent besoin de s’incarner, ce qui heurte la modernité, qui tend à désincarner les institutions et les symboles, pour les transformer  en processus censés rationaliser intégralement l’ordre social. D’ailleurs, s’il n’en est plus vraiment ainsi aujourd’hui, longtemps, les Britanniques ont préféré aux droits de l’homme les droits des Anglais, comme si les droits provenaient moins d’un décret universel que d’une tradition donnée, à partir de laquelle une communauté  a fait l’expérience du monde pour mieux l’apprivoiser. Lire la suite