Qu’est-ce que le réalisme politique ?

D.N. Pavón, La loi de fer de l’oligarchie (Pourquoi le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple est un leurre)

Publié avec l’aimable autorisation de son auteur, ce texte constitue l’introduction au livre de D.N. Pavón, La loi de fer de l’oligarchie (Pourquoi le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple est un leurre). Il s’agit d’un texte important, à la fois leçon de science politique, par nature intemporelle, et réflexion indispensable au décryptage du réel en ces « temps de confusion » (Christophe Levalois). Le « pouvoir » n’est jamais là où il prétend être, mais il repose toujours sur les mêmes invariants – notamment sur une élite, à la fois minorité agissante et avant-garde politique dont il s’agit simplement de s’assurer qu’elle représente et défende le peuple dont elle a la charge, et auquel elle entend imposer un destin.

Sourcé et documenté, mais en même temps décapant, sans concessions et affranchi de tous les conventionnalismes, ce livre atypique sort résolument des sentiers battus de l’histoire des idées politiques. Son auteur, Dalmacio Negro Pavón, politologue renommé dans le monde hispanique, est au nombre de ceux qui incarnent le mieux la tradition académique européenne, celle d’une époque où le politiquement correct n’avait pas encore fait ses ravages, et où la majorité des universitaires adhéraient avec conviction – et non par opportunisme comme si souvent aujourd’hui – aux valeurs scientifiques de rigueur, de probité et d’intégrité. Que nous dit-il ? Résumons-le en puisant largement dans ses analyses, ses propos et ses termes.

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« Nous, les enfants de harkis, “La Marseillaise”, on ne la siffle pas, on la chante avec honneur et fidélité », par André Azni.

Leurs parents se sont battus pour la France, et pourtant, après les accords d’Évian, ils ont été parqués dans des camps privés de tout confort, de travail, de liberté. Le 20 septembre, Emmanuel  a demandé pardon au nom de la France. 

Un acte attendu depuis soixante ans. André Azni, président de l’association Les harkis et leurs amis, revient sur son histoire tragique au camp de Bias, dans le Lot-et-Garonne, et le récent rapport de Benjamin Stora sur la « mémoire de la  et de la guerre d’Algérie ».

Ronald DeSantis, le gouverneur de Floride, est-il le prochain Donald Trump ?

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« Make America Florida » : tel est le slogan concocté par le groupe de soutien du gouverneur de Floride, Ronald DeSantis, en prévision des présidentielles américaines de 2024. Un slogan efficace, car ce républicain a le vent en poupe. En avril dernier, Tucker Carlson, tête d’affiche de la chaîne conservatrice Fox News, le qualifiait de « meilleur gouverneur du pays ». Pour quelles raisons ? « Parce que tout le monde part vivre en Floride ! » Et d’ajouter que les Américains voulant vivre libres et indépendants trouvent désormais refuge dans l’« État ensoleillé ». Lire la suite

Migrants : plus de 16 500 entrées irrégulières depuis janvier 2021, le Pays Basque durcit les contrôles à la frontière

Plus de 16 500 entrées irrégulières se sont faites par l’Espagne depuis janvier 2021. Le Pays basque est devenu un important point de passage. Deux migrants sont morts noyés dans le fleuve séparant les deux pays. Le nombre de clandestins algériens est en forte augmentation.

Plusieurs migrants veulent tenter coûte que coûte de passer de l’autre côté de la frontière franco-espagnole à Irun. “On reste là, on observe, et s’il y a une occasion, on tente de traverser“, témoigne un migrant d’origine ivoirienne. Bus, train, bateau, il envisage toutes les options pour rejoindre la France puis l’Angleterre. Ils sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance. Dans la Bidassoa, le fleuve séparant l’Espagne et la France, deux personnes se sont noyées ces derniers mois. Lire la suite

Marie-Antoinette, la reine martyre (1755-1793)

Marie-Antoinette, la reine martyre (1755-1793)

Peu de personnages de l’histoire de France ont suscité autant de passions que Marie-Antoinette, dont la vie, commencée dans les palais viennois, s’est tragiquement achevée dans la boue fangeuse du Paris révolutionnaire.

Princesse jugée tout à la fois frivole et manipulatrice par ses détracteurs, martyre injustement décriée aux yeux de ses partisans, elle est même devenue une sorte d’« icône universelle », une femme libérée et incomprise, à mi-chemin entre Sissi et Antigone. Un temps adulée par ses sujets avant d’être l’objet de toutes les avanies, elle semble surtout avoir été un pur produit de son milieu, une jeune ingénue imprudente, certainement coquette, et sans grande intelligence politique. Mais quels qu’aient pu être ses défauts ou ses faiblesses, tous s’accordent aujourd’hui à reconnaître qu’ils ne pesaient pas lourds dans la balance, comparés à ses malheurs et à son courage dans l’adversité.

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Sur le site officiel de l’Action française : L’ennemi commun, l’éditorial de François Marcilhac.

Table des matières

À l’heure où paraî­tra cet édi­to­rial, nul doute que l’affaire des sous-marins aura été pas­sée par pertes et pro­fits d’une poli­tique exté­rieure erra­tique… ou, mal­heu­reu­se­ment trop consé­quente. Elle ne fera plus, en tout cas, la une des jour­naux ou des chaînes d’information. 

Il est vrai que les rodo­mon­tades du chef de l’Etat n’auront ser­vi qu’à démon­trer une fois de plus notre ali­gne­ment sur les Etats-Unis, un ali­gne­ment que ceux des Etats euro­péens, qui ont ouver­te­ment appuyé Joe Biden, ont au moins le mérite de recon­naître, tan­dis que Macron ren­ver­ra à Washing­ton l’ambassadeur fran­çais en ayant sim­ple­ment obte­nu un échange, de la part des Etats-Unis, une recon­nais­sance plus grande du fait… euro­péen !

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MACRON OU LE DESPOTISME APPAREMMENT DOUX ANNONCÉ PAR TOCQUEVILLE. (I)

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Tocqueville dans “De la démocratie en Amérique” a écrit un texte que chacun devrait aujourd’hui méditer tant il a un caractère prophétique davantage d’ailleurs pour notre pays que pour les Etats-Unis : ” Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde… Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?” Lire la suite