La dernière grappe de la vigne attique de Maurras 2/2

C’est dans le même ordre d’idées que se place l’analyse de l’auteur sur la nature divine ; et, certes, critiquant d’une même férule B.-H. Lévy et A. de Benoist, il a beau jeu de les renvoyer dos à dos, le judéo-christianisme exacerbé de l’un et le néo-paganisme de l’autre n’étant en fait que des manières différentes d’accommoder l’athéisme. Cependant, que dire du Dieu qu’invoque Perroux lui-même ?

Est-il rien d’autre que “le moteur immobile” de toutes choses, régulateur de la marche inexorable des astres, législateur des nombres et des sphères ? Ce Dieu qu’Aristote et son école nous “démontrent” par des propositions qui ne sont que des jeux de la pensée, ce Dieu-là n’est pas plus une personne, quoi qu’en dise Mr. Perroux, que l’ombre vide et gigantesque chère à BHL et les projections colorées de la jeunesse éternelle auxquelles “se réfère” A. de Benoist. Fait symptomatique d’ailleurs, pas un mot, dans ce livre qui se veut chrétien, n’est consacré à la rédemption, dont notre philosophe n’a, reconnaissons-le, guère besoin pour son raisonnement. Lire la suite « La dernière grappe de la vigne attique de Maurras 2/2 »

Régis de Castelnau : « Le Parquet national financier, créé par François Hollande, s’est transformé en machine de guerre contre la droite, et en outil de protection des amis d’Emmanuel Macron »

Crédits Photo: Damien MEYER / AFP

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Dans « Une Justice politique » (éditions de L’Artilleur), Régis de Castelnau retrace et dévoile les différents visages de la politisation de la justice.

Atlantico : Vous publiez « Une Justice politique: Des années Chirac au système Macron, histoire d’un dévoiement » aux éditions de L’Artilleur. De Michel Noir à Emmanuel Macron, en passant par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou l’affaire Fillon, vous retracez et dévoilez les différents visages de la politisation de la justice. Comment expliquer ce phénomène ? Comment en sommes-nous arrivés là ?  

Regis de Castelnau : Il est difficile de résumer un processus trentenaire en quelques phrases. Simplement il faut essayer d’identifier les ressorts qui ont enclenché une évolution aboutissant à une situation très problématique pour un pays comme la France. Où l’appareil judiciaire est en mesure de peser lourdement sur les processus politiques et démocratiques comme on l’a vu justement avec la disqualification judiciaire du favori de la présidentielles 2017 pour permettre l’arrivée au pouvoir d’un parfait inconnu choisi par les grands intérêts économiques et la haute fonction publique d’État.

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Le moment national-bolchevik d’Alexandre Douguine par Georges FELTIN-TRACOL

Chers Amis de TVLibertés,

Il faut encore une fois saluer l’excellente initiative éditoriale d’Ars Magna qui a sorti dans la collection « Heartland » en novembre 2020 Les templiers du prolétariat d’Alexandre Douguine (467 p., 32 €).

Cet ouvrage au titre quelque peu énigmatique paraît en Russie en 1997. Il correspond à la phase activiste de son auteur. Avec l’écrivain et ancien dissident Édouard Limonov, Alexandre Douguine cofonde le Parti national-bolchevik, fer de lance de l’opposition nationale-patriotique à la présidence détestable de Boris Eltsine. Lire la suite « Le moment national-bolchevik d’Alexandre Douguine par Georges FELTIN-TRACOL »

Macron : le démagogue face aux étudiants – JT du vendredi 22 janvier 2021

Au sommaire de ce journal, les dernières annonces d’Emmanuel Macron en direction des étudiants. Entre démagogie et aveux de faiblesse, le président peine décidément à prendre de la hauteur.

Egalement au programme : la plateforme d’orientation Parcoursup a rouvert ses portes mercredi. Un nouveau casse-tête pour des milliers de lycéens qui voient leur avenir s’inscrire en pointillé.

Et puis, nous reviendrons sur les dernières décisions pour limiter la propagation des variants du Covid-19 et notamment le contrôle des frontières nationales. Idéal pour justifier un nouveau confinement.

https://www.tvlibertes.com/macron-le-demagogue-face-aux-etudiants-jt-du-vendredi-22-janvier-2021

La dernière grappe de la vigne attique de Maurras1/2

[Charles Maurras, lors de son procès (couverture de Maurras en justice de feu Georges-Paul Wagner). Le vieux maître s’y est mué en accusateur, terminant du même coup sa carrière en beauté sans capituler. Comme nous l’explique Pierre de Meuse, en recensant le livre du maurrassien Christian Perroux, l’Action Française fut sans cesse tiraillée entre sa tentation grecque / païenne et sa tentation catholique opportuniste. Cette dernière semble triompher chez les rescapés actuels du maurrassisme]

Christian Perroux nous a laissé, avant de disparaître, un essai philosophique inachevé quant à la forme, mais magistral sur le fond (L’aurore, avenir du passé). La vigne attique de notre cher vieux Maurras produit encore là une belle grappe, même s’il est clair que son cep vénérable aurait depuis longtemps besoin d’un greffon. Les héritiers du vieux maître retrouveront avec plaisir dans ce livre le paysage harmonieux de la pensée aristotélicienne, et l’amitié de Platon.

Employant les écrits des écoles les plus récentes (Marcuse, Marshall Mc Luhan), l’auteur de ce livre nous offre une critique radicale et meurtrière de la société marchande. Des deux colonnes de la pensée grecque, les Idées et les Nombres, seuls ces derniers ont réussi à prouver leur réalité, par leur aptitude à mesurer, à modifier la nature. Du coup, les sociétés ont tout réduit et toujours plus à la mesure du nombre, du quantitatif, se révélant de plus en plus incapables de percevoir une autre réalité.

Les tenants de la tradition ne peuvent que goûter ces analyses renouvelées où une nouvelle jeunesse est donnée aux idées éternelles. Férocement, et pour notre plus grande joie, C. Perroux détaille toutes les faiblesses, toutes les bassesses de la société de masse. Citons au hasard quelques titres de paragraphes : « La société démocratique libère ce qui est réel » ; « À l’écart de la foule, quelques spécimens d’hommes libres » ; « Le nivellement par l’automobile » ; « L’enfant tyran ». Le ton est donné d’emblée, c’est celui d’un homme qui ne craint point.

Une interprétation de Heidegger

À l’appui de ses réflexions, l’auteur nous livre l’interprétation qu’il fait de l’œuvre de Martin Heidegger. Disons, avec une amicale ironie, qu’il ne verrait pas d’inconvénient, comme Maurras pour Gœthe, à le tenir quitte de sa qualité d’Allemand. C’est qu’il a découvert le secret de l’origine du langage. Dans un décryptage méritoire, car Heidegger ne livre pas sa pensée au tout-venant, Perroux nous explique que le langage prend sa source dans la poésie, langue originelle. C’est le poète qui puise directement, dans la lumière pure des idées, les mots et les concepts. Même si nous ne sommes pas tout-à-fait sûrs d’avoir compris, c’est tout de même une image éblouissante qui se dégage : oui, notre société a désespérément besoin de poètes, véritables “soldats du langage”. « Parce qu’elle est toujours nationale, qu’elle appartient toujours au génie singulier d’un peuple, d’une nation, d’une patrie, la poésie est toujours la première manifestation du nationalisme ». Et d’appeler notre peuple endormi de la périphérie, à l’ombre de la domination américaine, à se ressaisir de sa langue, forme vivante de l’identité.

La notion de civilisation

L’idée centrale du livre est d’ailleurs la notion de civilisation. Y a-t-il ou non une civilisation universelle ? Notre civilisation est-elle appelée à une mort prochaine ? Sur ces 2 points, C. Perroux nous répond de manière très filiale (trop !) en se référant aux 2 composantes habituelles, la Grèce et le christianisme, et en affirmant l’existence d’un esprit humain universel donnant lieu à des civilisations inégales, participant toutes de cette même universalité. Il obtient un succès de langage face à Alain de Benoist sur l’opposition Kultur / Civilisation en montrant que les 2 termes, l’un allemand, l’autre français, sont en fait synonymes [sic : le distinguo culture/civilisation avait été traité par cet auteur dans Les idées à l’endroit] ; mais cette victoire de forme laisse subsister le problème de fond : si les civilisations ne sont qu’une forme de l’Unique, on peut les considérer comme de simples transmissions intellectuelles, indépendantes de toute autre filiation. Il faut alors s’écrier, comme Maurras le faisait en vain devant les ruines de l’Acropole, que « l’adoption par contact vaut la génération ».

La disparition de la civilisation européenne, remplacée par une autre, héritière des secrets de sa puissance et de sa prospérité, serait, alors, en fin de compte, une victoire de notre héritage. Ce genre de succès, à vrai dire, nous laisse froids. Maurras nous pardonne, mais l’idée de voir les kaloï kagaqathoï passer de nos mains mourantes entre celles de « négrillons hellénisés », tandis que nous sombrerions dans l’avilissement et le néant nous paraît une bien triste consolation. S’il faut mourir, soit, mais nos concepts, nos arts, nos poèmes, étaient faits à notre seul usage. Peu nous importe l’emploi qui en sera fait après la dispersion des meubles de famille. Laissons ce rêve à quelque vieux professeur célibataire. Quant à nous, tant que notre sang est présent sur notre terre, c’est à lui, et à lui seul, que doit être confiée l’œuvre des siècles.

Notre choix : à rebours de celui de C. Perroux

Nous posons donc, à rebours du choix de Mr. Perroux, une autre question : et si la survie de notre civilisation nécessitait pour nous de “faire sécession”, par rapport à l’affreux melting pot universel, l’ignoble monstre sorti des flancs de l’Europe ? Si, pour que notre glaive ne change pas de mains, il était nécessaire, reprenant une idée chère à Barrès, de devenir « barbares à nous-mêmes » ? Alors, la question de savoir s’il existe, dans l’empyrée des formes pures, une Idée de civilisation, pourrait toujours être débattue, mais elle ne servirait plus à nous faire sombrer toujours plus profond dans le gouffre, comme une meule que nous aurions accrochée à notre cou. Gloire à celui qui, un jour, brisera notre chaîne !

À suivre

[vidéo] Thaïs d’Escufon : “Ce que j’ai vu à la frontière”

22/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Thaïs vous raconte en exclusivité la mission « Defend Europe » dans les Pyrénées. Découvrez ce que nos équipes ont vu lorsqu’elles ont sillonné le terrain pour aider les forces de l’ordre à empêcher l’entrée de clandestins en France !

https://fr.novopress.info/220542/video-thais-descufon-ce-que-jai-vu-a-la-frontiere/

Louis XVI, un monarque révolutionnaire, par Frédéric de Natal.

Lorsqu’il monte sur le trône, le 10 mai 1774, Louis-Auguste de Bourbon a 21 ans. Devenu roi de France sous le nom de Louis XVI, rien n’avait préparé ce cadet de la maison de Bourbon à assumer cette lourde charge. Erudit, le nouveau souverain va pourtant surprendre son entourage et montrer le visage d’un monarque épris de réformes, loin d’être le « benêt tyrannique » décrit par les révolutionnaires et de cette image caricaturale qui lui colle toujours à la peau. Le 21 janvier 1793, en guillotinant ce descendant d’Henri IV, la France n’a jamais su faire le deuil de ce régicide qui continue encore de la hanter au plus profond de son subconscient. Retour sur un des monarques de France le plus révolutionnaire qui soit.

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Michel Onfray tacle Emmanuel Macron: «On ne peut pas gouverner la France quand on méprise les Français» (video)

Très critique envers la politique d’Emmanuel Macron, Michel Onfray estime que le chef de l’État éprouve un «profond mépris» envers les Français et la France. Sur le plateau de CNews, il appelle également à «vacciner massivement» et juge la campagne de vaccination trop lente.

(…) Sputnik