Régis Debray, du romantisme de la révolution à la nostalgie de la nation, par Eugénie Bastié.

Régis Debray. SERGE PICARD/Le Figaro Magazine

L’écrivain et médiologue publie D’un siècle l’autre, une autobiographie intellectuelle qui rembobine son parcours, des geôles de Bolivie au jury Goncourt, en passant par la case Mitterrand. Rencontre avec un «anywhere» devenu «somewhere», sans jamais se renier.

« L’actualité, je m’en fous » ment-il, enfoncé dans un fauteuil club élimé, pantoufles aux pieds dans sa maison de campagne aux confins de l’Île-de-France. Au coin de la cheminée, Régis Debray feuillette un volume original, magnifiquement relié, de Psychologie de l’art, de Malraux. Dehors, pèse le ciel gris de l’automne, dans l’air flotte une odeur d’encens, sur son visage l’ombre d’une moustache rasée depuis longtemps. Il y a plus d’un point commun entre le romancier ministre de la Culture et l’intellectuel qui fut conseiller de Mitterrand: le goût de l’aventure, l’intérêt pour l’art comme médiation, la nostalgie de la transcendance, le tiers-mondisme, et le « gaullisme d’extrême gauche ». «Malraux et moi, on s’est manqué», soupire Debray.

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Krisis : à la découverte des socialismes (texte de 2016)

Désormais revue trimestrielle régulière, Krisis publie un copieux numéro intitulé « Socialisme ? ». Nous avons interrogé son rédacteur en chef; Thibault Isabel.

Éléments : Parmi les contributions de ce numéro, il y a ce texte inédit en français de Christopher Lasch « Pourquoi la gauche n’a pas d’avenir ? ». Comment diable êtes-vous parvenu à mettre la main dessus ? En quoi ce texte est important ?

Thibault Isabel. Christopher Lasch est tout simplement l’auteur non conformiste le plus incontournable de ces cinquante dernières années! Bien avant Jean-Claude Michéa, il a montré que la gauche contemporaine avait rompu avec ses racines populaires et qu’au lieu de défendre les humbles contre les puissants, elle véhiculait l’idéologie nomade des élites mondialisées : la « Nouvelle Classe ». Le texte que nous traduisons date de l’époque où Lasch était victime d’une véritable chasse aux sorcières. Venu de la gauche radicale, il se retrouvait au cœur d’une intense polémique alimentée par ses anciens camarades. La gauche lui reprochait d’adopter des positions conservatrices en matière morale, religieuse et familiale. Lasch se défendait donc en dénonçant la « boboïsation » de la nébuleuse socialiste. Lire la suite « Krisis : à la découverte des socialismes (texte de 2016) »

Macron contre nos libertés

L’incohérence semble décidément la marque de fabrique du macronisme.

M. Macron prétend lutter contre l’islam radical, mais il maintient les frontières grandes ouvertes et libère des djihadistes qui s’empresseront de reprendre les armes contre nous.

M. Macron prétend encourager l’intégration européenne, mais, contestant l’existence même d’une culture française, il ne peut évidemment pas promouvoir la culture européenne qui est pourtant le socle le plus solide de toute collaboration entre pays européens.

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Les jeunes intellectuels à l’assaut du vieux monde

Revues, fanzines, web magazines, blogs, cercles, instituts, une véritable offensive culturelle s’est engagée contre l’idéologie libérale-libertaire. Au programme : un retour à l’« archaïque », à ce qui est fondamental et une critique radicale du matérialisme de la société de consommation.

Hypnotisés par Nuit debout, les observateurs médiatiques ignorent qu’ils dansent sur un baril de poudre. Une jeune société officieuse aux idées non conformistes s’est en effet développée « hors institution, dans l’horizontalité des réseaux sociaux, dans les marges de l’establishment », comme l’a identifié Michel Maffesoli. Lire la suite « Les jeunes intellectuels à l’assaut du vieux monde »

Grande pétition nationale : « Non au vaccin obligatoire »

Nous ne voulons pas être des « cobayes »

A l’attention de Monsieur le Président de la République, Emmanuel Macron


Monsieur le Président de la République, 

  • La crise que nous venons de traverser a souligné la grande fragilité de notre système de santé.
  • Face à une situation pour laquelle nous n’étions pas préparés, les autorités de santé ont agi dans l’urgence, prenant des mesures qui ont rarement pu être mesurées sur le plan scientifique ou même légal.
  • Le débat public a été quasiment écarté : comme jamais dans notre histoire récente, des décisions aussi importantes pour la santé publique ont pu être prises de façon unilatérale, sans aucun débat démocratique.

Pour signer la pétition ici

Passé-Présent n°288 : Les bombardements alliés sur la France

Philippe Conrad reçoit André Posokhow, spécialiste de la 2è guerre mondiale, qui se penche sur un autre épisode marquant de celle-ci, en évoquant les dégâts considérables auprès de la population civile que provoqua l’imprécision des bombardements américains, principalement en 1944. 500 000 tonnes de bombes furent déversées par les raids des aviations britannique et étatsunienne sur le seul sol français. Bien que nécessaire mais parfois inutile, cette stratégie mortifère montra ses limites quant à son efficacité, les troupes allemandes se contentant de contourner les obstacles. Les réussites comme les échecs sont décrits et analysés au cours de cette émission qui apporte un éclairage qui se veut objectif sur un épisode particulièrement dramatique pourtant passé sous silence, ou rapidement évacué, dans nos livres d’histoire.

https://www.tvlibertes.com/passe-present-n288-les-bombardements-allies-sur-la-france

Michel Onfray : de Gaulle top grandiose, Mitterrand flop cynique

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On me pardonnera ce titre familier, mais dans sa simplicité brute, il exprime bien ce que j’ai ressenti à la lecture du formidable Vies parallèles, de Gaulle Mitterand, de Michel Onfray, qui compare les destinées historiques, politiques et humaines de Charles  et de .

Le premier est porté aux nues, le second mis plus bas que terre.

Un morceau de bravoure, d’ailleurs, stylistiquement superbe, les oppose dans une absolue antithèse qui pourrait se résumer ainsi : de Gaulle a servi la France et Mitterrand s’en est servi, celui-ci a privatisé l’État quand celui-là l’a incarné. L’orgueil de De Gaulle concernait son pays, la vanité de Mitterrand sa personne. Lire la suite « Michel Onfray : de Gaulle top grandiose, Mitterrand flop cynique »