« Capitalisme moderne et société de marché » : un nouvel essai éclairant de Guillaume Travers

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Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes ♦ Dans la suite de l’ouvrage[1] qu’il a publié dans la collection « Longue Mémoire » des éditions de La Nouvelle Librairie, sous le patronage de l’Institut Iliade, Guillaume Travers, professeur d’économie et journaliste pour la revue Éléments, vient de signer Capitalisme moderne et société de marché[2]Il s’agit d’un nouvel essai synthétique qui, en quelque 60 pages bien enlevées, s’articule autour de trois questions : qu’est ce qui caractérise le capitalisme, comment s’est-il imposé, quel jugement critique porter sur lui ? Une courte bibliographie conclut l’ouvrage.

La modernité capitaliste

Pourquoi d’abord s’intéresser au capitalisme ?

« Parce qu’il appartient en propre à l’époque moderne dont il est peut-être le trait le plus saillant », affirme d’emblée Guillaume Travers[3].

Le sous-titre de l’essai, « L’Europe sous le règne de la quantité », n’est pas sans rappeler René Guénon. Il renvoie à la définition générale que l’auteur donne du capitalisme : « la réduction de tout bien à l’utilité individuelle, de toute valeur à la valeur marchande[4] ». Et finalement de tout à l’argent. Lire la suite « « Capitalisme moderne et société de marché » : un nouvel essai éclairant de Guillaume Travers »

L’autre féminisme de Christopher Lasch, par Louis Soubiale.

Le féminisme est-il autre chose qu’un essentialisme, voire un exclusivisme, sinon les deux à la fois ?

Quoi qu’il en soit, il repose sur le postulat selon lequel, la/le(s) femme(s) aurai(en)t, de tout temps, subi l’insupportable oppression d’un patriarcat systémique transmissible du père à l’enfant mâle, de celui-ci au mari.

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Le point sur l’élection américaine, et ses enjeux

Plus de deux semaines après le scrutin, l’élection présidentielle aux Etats-Unis n’a pas encore abouti, et il n’est pas dit que Joe Biden en sorte vainqueur. Mais voyons d’abord en quoi elles peuvent concerner le reste de la planète.

D’abord, très concrètement, cette nation se prend depuis des décennies pour le « gendarme du monde » et n’hésite pas à agresser d’autres pays, voire à provoquer des déstasbilisations graves de régions entières du monde (comme avec la guerre contre l’Irak), afin d’étendre son empire, d’exporter un modèle politique démocratique (propice aux manipulations et à la domination de la Finance), de servir la politique étrangère de l’Etat d’Israël ou de répondre aux intérêts de l’« État profond » américain.
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L’an passé, la justice saisissait le yacht de l’héritier de l’empire Décathlon à Ajaccio : ses salariés, non déclarés, travaillaient jusqu’à 105 heures par semaine pour 3,4€/heure

11/12/2019

Les 59 mètres de l’Idol n’ont plus le droit de quitter le port d’Ajaccio. (…) Ce yacht est la propriété de Thomas Leclercq, quinquagénaire richissime, amateur de jolies voitures, est surtout l’un des fils du fondateur de Décathlon, l’enseigne préférée des Français.

Depuis la fin de l’été, le fils de la 16e fortune du pays s’est fait confisquer son Idol : la justice l’a saisi, à titre conservatoire, après que le capitaine et une partie de l’équipage ont attaqué aux prud’hommes la société propriétaire du navire. En cause ? Les horaires de galériens imposés aux marins et relevés par le capitaine.

Nous nous sommes procurés les plannings des membres d’équipage, originaires des Philippines. Voici par exemple les horaires de l’un de ces marins. Entre le 24 et le 30 juin dernier : 105h de service en une semaine ! Dans son contrat, de droit philippin, la durée de travail hebdomadaire est pourtant clairement indiquée : 48h.

Des journées à rallonge, et pas un seul jour de repos pendant tout le mois de juillet pour les six Philippins du yacht. Salaire net ? 1250 € mensuels pour un maître d’équipage. Soit 3,40 € de l’heure, même pas la moitié du Smic…

aller sur FdS pour regarder la video

France tv Info

https://www.fdesouche.com/2020/11/22/lan-passe-la-justice-saisissait-le-yacht-de-lheritier-de-lempire-decathlon-a-ajaccio-ses-salaries-non-declares-travaillaient-jusqua-105-heures-par-semaine-pour-34e-heure/

Comment l’Union Européenne laisse mourir les petits exploitants agricoles Français (Vidéo)

C’est un nouveau coup dur pour les petits paysans. Alors que les négociations autour de la réforme de la politique agricole commune battent leur plein dans les instances européennes, le cadre de négociations voté par le Parlement européen a écarté une transformation d’ampleur du système de distribution des aides. Actuellement, les subventions profitent principalement aux céréaliers, qui possèdent les plus grandes exploitations.

Et pour cause, les aides rémunèrent les exploitations en fonction de leur taille : le calcul est basé sur une prime définie à l’hectare. Les laissés pour compte de cette distribution, ce sont les petits paysans, éleveurs ou encore les maraîchers. Nous sommes partis à la rencontre de deux agriculteurs oubliés par la PAC. Un maraîcher francilien, et un éleveur bio en Picardie .Ils racontent au Média leurs difficultés à trouver une place dans un modèle agricole qui les exclut.

Le Média via Breizh Info

https://www.tvlibertes.com/actus/comment-lunion-europeenne-laisse-mourir-les-petits-exploitants-agricoles-francais-video

L’espoir de vaccin n’a réglé, pour l’instant, que les problèmes des Bourses

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L’espoir de vaccin a permis la remontée des Bourses et d’entrevoir la fin de la crise sanitaire en 2021. À , le CAC 40 a grimpé de plus de 20 % depuis le début du mois de novembre, et aux États-Unis, le FANG, index des grandes valeurs technologiques, a plus que doublé (de 2.500, en mars, à 5.560, le 20 novembre). Les espoirs de vaccins ont, pour l’instant, eu pour effet de régler les seuls problèmes boursiers, alors que de nouvelles aides vitales et immédiates sont toujours jugées nécessaires par les économistes, tant en Europe qu’aux États-Unis, où l’épidémie est en phase exponentielle, avec 200.000 nouveaux cas et 1.750 morts en 24 heures, le jeudi 19 novembre. Lire la suite « L’espoir de vaccin n’a réglé, pour l’instant, que les problèmes des Bourses »

La France au défi de l’islam (texte de 2016) 2/3

ÉLÉMENTS: Comment avons-nous pu croire que nous pourrions faire l’économie du politique et de la production du bien commun ?

PIERRE MANENT. Les nations européennes ont pris leur dernière forme à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Leur tâche de reconstruction était dictée par les circonstances. Nous eûmes les Trente Glorieuses, c’est-à-dire un accroissement sans précédent de la prospérité et de l’égalité. Les nations européennes se sentirent portées par un vecteur économique et social qui suffisait à leur donner confiance et direction. Elles y trouvaient aussi une légitimité renouvelée. Ce fut la période des « miracles » économiques. La protection américaine dispensait par ailleurs les Européens de l’obligation de se défendre, en tout cas de produire par eux-mêmes leurs moyens de défense et peut-être même de trouver en eux-mêmes la volonté de se défendre. Ils ont donc désappris la responsabilité politique, jouissant d’une sorte d’extraterritorialité historique et géopolitique. Nous sommes les héritiers trop gâtés de ces deux processus, qui s’achèvent pourtant sous nos yeux : les économies européennes stagnent et la protection américaine n’est plus ce qu’elle a été. Nous nous trouvons donc aujourd’hui devant la nécessité de retrouver un principe intérieur capable de redonner force et légitimité à nos communautés politiques. Lire la suite « La France au défi de l’islam (texte de 2016) 2/3 »

Vers un monde de cauchemar dont nous aurions pu éviter l’avènement, par Yves Morel.

Le XXIe siècle commence aussi mal que le XXe. Car il partage avec lui le même aveuglement sur les causes des maux qui nous menacent : le Progrès refuse de considérer ses erreurs.

Le XXIe siècle commence mal, à dire le moins. Comme d’ailleurs avait mal commencé le XXe.

Ce dernier avait débuté par une situation internationale tendue, puis par une Grande Guerre européenne de près de quatre ans et demi qui se solda par huit millions de morts, des dommages économiques incalculables, un bouleversement de la carte politique de notre continent et une crise de civilisation. Le nôtre a commencé par une épidémie de SRAS (novembre 2002-mai 2004) et continue avec la pandémie mondiale de coronavirus qui multiplie ses victimes, détériore complètement notre économie, aggrave les problèmes sociaux et bouleverse dramatiquement notre vie tant professionnelle que privée.

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Rembourser la dette : Mission impossible.

Depuis qu’il a abandonné la politique, Arnaud Montebourg a découvert la face sombre du socialisme et le tissu d’inepties dues à son idéologie. De sorte qu’il apparaît désormais comme un ovni. Sa parole est désormais frappée au coin du bon sens et mérite d’être entendue.  Voici l’entretien qu’il a accordé au Parisien (22-11) sur la dette et suite à la publication de son dernier ouvrage, l’Engagement (Ed. Grasset). De gauche Montebourg ? Pas sûr. Il semble bien avoir basculé du côté « franchouillard » de la force !

Une des raisons de fond à la crise serait la priorité donnée à la réduction des déficits publics et de l’endettement ?

Une politique qui se concentre sur la réduction de la dette et des déficits fabrique du chômage, et n’a aucune chance de rembourser la moindre dette ni de réduire le moindre déficit. C’est ce qui s’est passé pendant la présidence Hollande. Nous avons eu l’austérité fiscale doublée d’une aggravation du chômage, la double peine pour les classes populaires ! Mais, de surcroît, on n’a diminué ni l’endettement ni les déficits. Dans la crise du Covid-19, nous avons tiré les leçons de la crise financière des années 2008-2010. Ce point est positif. Toutes ces règles euro- péennes relatives aux déficits et à l’endettement qu’on nous a infligées pendant dix ans, et qui ont prolongé inutilement les souffrances des peuples européens, viennent de disparaître par enchantement, démontrant leur parfaite inutilité et leur dangerosité.

Mais il faudra bien rembourser cette dette ?

Le montant des endettements publics et privés actuels est tel qu’il est humainement impossible de le rembourser par des moyens habituels, c’est-à-dire par les prélèvements fiscaux. Car sinon nous aurions une révolution et des jacqueries antifiscales ô combien justifiées dans toute l’Europe.

Mais les créanciers, comment vont-ils réagir ?

Il y a deux sortes de dettes. Tout d’abord, celles souscrites auprès des créanciers et que l’on doit rembourser. Et il y a la dette publique ou privée liée à la création monétaire. Et cette dette-là n’a aucune rai- son d’être remboursée, elle n’est pas sérieusement remboursable à horizon humain. Cette dette, c’est la Banque centrale européenne (BCE) qui l’achète sur le marché des titres du Trésor public et elle représente pour la France environ 400 milliards d’euros. La dette publique de tous les pays explose dans la crise : en France, ce sont les milliards affectés aux dépenses de santé et sociales comme le chômage partiel, des milliards destinés à soutenir l’économie, par des prêts aux entreprises privées, et ce sont enfin les emprunts auprès de l’Union européenne (UE).

Comment annuler une telle dette ?

Si l’UE nous remet sur une trajectoire d’austérité fiscale, c’est-à-dire oblige les Etats à lever des impôts pour rembourser cette dette, alors l’Europe sautera comme sur un volcan social. Ce que l’Europe doit faire, c’est loger la dette Covid, celle des Etats et des entreprises privées, dans une structure de défaisance, la faire racheter par la BCE puis la faire annuler dans son bilan. Mieux vaut utiliser notre argent et nos efforts dans des investissements, essentiels pour la reconstruction écologique de l’industrie et de l’agriculture, créateurs de croissance et d’emplois que dans le remboursement de la dette.

Il n’y aura aucun préjudice pour les épargnants ?

Cela n’entraînera aucun préjudice ni aux créanciers ni aux épargnants puisqu’il s’agit de la dette née d’une pure création monétaire à l’initiative des banques et de la BCE. C’est sur ce point que l’UE assurera ou pas sa mutation et jouera sa survie. De nombreux économistes, fonds d’investisse- ment et même, je vous le confie, les services du Trésor, travaillent discrètement sur un scénario d’annulation de la dette par la BCE. Les seuls créanciers qui devraient être spoliés, de mon point de vue, devraient être les Chinois, car ils sont responsables de l’expansion de cette pandémie destructrice. Leur responsabilité devra être engagée.

Comment convaincre le système financier d’abandonner une partie de ses créances ?

Nous allons entrer dans une économie semi-dirigée. Ce qui suppose de reprendre le contrôle sur une partie du système bancaire. Les 130 milliards de prêts garantis par l’Etat qui sont aujourd’hui dans le bilan des entreprises, c’est ce qui va tuer les entre- prises à petit feu, car l’Etat, en les endettant, les a transformées en zombies, les promettant par dizaines de milliers à la faillite. Les banques qui ont les créances ne voudront jamais effacer leurs dettes. Alors ce sera à l’Etat de prendre des mesures directives.

Annuler la dette est, selon vous, la seule façon d’éviter une colère sociale ?

Bien sûr ! Les deux créateurs des Gilets jaunes, ce sont François Hollande et Emmanuel Macron (NDLR : avec la taxe carbone qui a déclenché le mouvement et la CSG sur les retraités), car ils ont indûment fait payer le prix de la crise aux classes moyennes et populaires, en leur infligeant un matraquage fiscal aussi injuste qu’incompréhensible. Sachons ne pas prendre exemple sur leurs erreurs.

Vous parlez de la France comme d’une cocotte-minute…

Nous sommes en alerte ma- jeure sur l’explosion du chômage et de la pauvreté. Les de- mandes d’aides alimentaires ont bondi de 30 %… Beaucoup de nos compatriotes n’accep- tent plus le système économique et financier tel qu’il (dys)fonctionne, et j’approuve ce refus. Je constate un divorce profond entre la classe dirigeante qui a imposé dix ans d’austérité aux Français et le peuple, qui s’est détourné de ses gouvernants. C’est l’enjeu des futures décisions politiques : agit-on pour la multitude et le plus grand nombre ou pour une petite oligarchie do- minante et arrogante ?

Dans votre livre, on sent de la désillusion vis-à-vis du monde politique. Vous avez tourné la page ?

J’ai créé des petites entreprises d’alimentation équitable dans lesquelles j’ai mis en œuvre les idées que je défendais : le made in France, la transition écologique. Mon vrai parti, c’est le made in France. D’une certaine manière, la France ne m’a jamais quitté. Un sujet m’inquiète : comment va-t-on relever ce pays en train de s’affaisser ? La question de mon engagement futur se posera à cette aune, sans que j’en connaisse encore la forme. On en reparlera si vous le voulez bien l’année prochaine…

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/11/22/rembourser-la-dette-mission-impossible-6279072.html