« Léon Bloy l’Intempestif » de Luc-Olivier d’Algange

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« Il est indispensable que la Vérité soit dans la Gloire » (Léon Bloy)

L%C3%A9on-Bloy-Le-d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9.jpg« Tout ce qui est moderne est du démon », écrit Léon Bloy, le 7 Août 1910. C’était, il nous semble, bien avant les guerres mondiales, les bombes atomiques et les catastrophes nucléaires, les camps de concentration, les manipulations génétiques et le totalitarisme cybernétique. En 1910, Léon Bloy pouvait passer pour un extravagant ; désormais ses aperçus, comme ceux du génial Villiers de L’Isle-Adam des Contes Cruels, sont d’une pertinence troublante. L’écart se creuse, et il se creuse bien, entre ceux qui somnolent à côté de leur temps et ne comprennent rien à ses épreuves et à ses horreurs, et ceux-là qui, à l’exemple de Léon Bloy vivent au cœur de leur temps si exactement qu’ils touchent ce point de non-retour où le temps est compris, jugé et dépassé. Léon Bloy écrit dans l’attente de l’Apocalypse. Tous ces événements, singuliers ou caractéristiques qui adviennent dans une temporalité en apparence profane, Léon Bloy les analyse dans une perspective sacrée. L’histoire visible, que Léon Bloy est loin de méconnaître, n’est pour lui que l’écho d’une histoire invisible. Lire la suite « « Léon Bloy l’Intempestif » de Luc-Olivier d’Algange »

Éternel retour du purgatoire

6a00d8341c715453ef026bde953fda200c-320wiTrouvaille de l’Église romaine en son printemps médiéval, le dogme du Purgatoire était demeuré, jusque-là, singulièrement absent des sources bibliques et évangéliques. Il n’agrée guère par conséquent ni à la foi orthodoxe, ni à la critique calviniste. Il laissait quand même, aux yeux des croyants catholiques, un brin d’espoir pour de pauvres mortels, toujours acharnés à vouloir combattre pour changer le cours des choses.

Nous n’en sommes certes plus là. Car, au gré de ce chaotique an de grâce 2020, on est ainsi passé, du petit enfer fou du confinement chez soi, au statut plus raisonnable d’un semi cantonnement nous incitant à redécouvrir les beautés oubliées de notre hexagone.

Et, après ces mois interminables d’un été trop long, trop ensoleillé, trop beau, la fatalité du calendrier s’impose, aujourd’hui même. Revoici l’automne. Finies par conséquent, pour quelque temps, pour votre chroniqueur les ballades en Touraine, dans une campagne qu’il aime.

Brutalement revenu à la fois dans nos bases et dans la fraîcheur, nous allons tous pouvoir reprendre, par la plume, l’inventaire et le constat aigre-doux de nos sujets de mécontentements. Lire la suite « Éternel retour du purgatoire »

Depuis la Révolution ce sont toujours les marginaux, les criminels et délinquants que la gauche mobilise

Depuis la Révolution ce sont toujours les marginaux, les criminels et délinquants que la gauche mobilise

Les partisans de Joe Biden ne reculent devant rien : le milliardaire et ancien maire de New York, Michael Bloomberg, a levé plus de vingt millions de dollars pour payer les dettes d’anciens détenus en Floride afin qu’ils puissent voter à l’élection présidentielle du 3 novembre.

Certains estiment que cet argent pourrait affecter le résultat de la présidentielle, en raison du rôle crucial de la Floride dans l’issue du scrutin.

Une loi entrée récemment en vigueur dans cet État suspend le droit de vote des criminels qui ont purgé la peine de prison à laquelle ils ont été condamnés mais ont encore des amendes ou des frais de justice à payer. Michael Bloomberg justifie donc :

«Le droit de vote est fondamental pour notre démocratie et aucun Américain ne devrait être privé de ce droit». «En travaillant avec la FRRC, nous sommes déterminés à mettre fin à la déchéance électorale et à la discrimination qui en a toujours été la cause».

La gauche Black Lives Matter, celle qui protège les voyous, les racailles et les criminels, tente le tout pour le tout pour faire pencher la balance.

https://www.lesalonbeige.fr/depuis-la-revolution-ce-sont-toujours-les-marginaux-les-criminels-et-delinquants-que-la-gauche-mobilise/

Peut-on ne pas avoir d’ennemi ?

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La réflexion sur le pacifisme ouverte par Flora Montcorbier et Robin Turgis nous amène à cette question peut-on vraiment supprimer la guerre et la mettre « hors la loi », comme le stipulait le pacte Briand-Kellogg, signé en 1928, par une soixantaine de nations, dont la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Japon, l’Allemagne et l’Union soviétique ? Éléments de réponse.

Flora Montcorbier et Robin Turgis ont écrit un bel article sur les dérives et les impostures du pacifisme « à géométrie variable ». Ils ne se prononcent pas sur le fond du débat, mais on sent bien, en les lisant, qu’ils en tiennent pour le « choix de la paix », c’est-à-dire pour un pacifisme intégral « s’opposer à la guerre non pas seulement à l’ennemi, mais aux bellicistes des deux camps »). N’importe quelle paix, autrement dit, vaudra toujours mieux que n’importe quelle guerre. Est-ce une position tenable ? Lire la suite « Peut-on ne pas avoir d’ennemi ? »

Le déracinement, nouvel idéal écologique ?, par Xavier Patier.

FredP / Shutterstock Un sapin de Noël devant la cathédrale Saint-André, à Bordeaux.

L’entêtement de certains nouveaux maires à éradiquer les traditions de nos villes et de nos campagnes s’attaque à des joies populaires qui n’ont pourtant rien d’inciviques.

Depuis quelques semaines, de nombreux Français se demandent quelle mouche a piqué les nouveaux maires verts de nos grandes villes qui semblent s’être lancés dans un concours de masochisme.

Le maire écologiste de Lyon s’en prend au tour de France, évènement cycliste et populaire qu’il semble détester précisément parce qu’il est cycliste et populaire, alors que nous pensions que le vélo et le peuple avaient les verts avec eux.

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Australopithecus sediba, le chaînon manquant

Australopithecus sediba, le chaînon manquant.jpegEn août 2008 et mars 2009, Lee R. Berger et ses collègues de l’Université du Witwatersrand, en Afrique du Sud, avaient découvert sur le site de Malapa deux squelettes incomplets (MH1 et MH 2) d’un jeune mâle et d’une femelle adulte appartenant à une espèce d’australopithèque jusque-là inconnue, à laquelle a été attribué le nom d’Australopithecus sediba. Leurs caractéristiques, et celles de deux autres spécimens retrouvés depuis, ont été présentées pour la première fois en avril 2011, à la rencontre annuelle de l’American Association of Physical Anthropologists. Certaines d’entre elles ont ceci de remarquable qu’elles tendent à placer cet australopithèque parmi les lointains ancêtres de l’espèce humaine. Australopithecus sediba, qui vivait au début du pléistocène, il y a entre 1,95 et 1,78 million d’années, avait une capacité crânienne estimée à seulement 420 cm3 (environ le tiers de celle des humains actuels), mais le lobe frontal de son petit cerveau était déjà structuré d’une façon assez proche de celle du cerveau humain, ce qui donne à penser que la taille et l’organisation du cerveau n’ont pas évolué simultanément. Il avait également des dents et des doigts de petite taille, ainsi qu’un pouce allongé, et son pelvis présentait lui aussi certains traits annonçant le genre Homo. Australopithecus sediba pourrait donc avoir constitué un chaînon intermédiaire entre l’Australopithecus africains et l’Homo abilis, ancêtre direct de l’Homo erectus.

(Sources : Science, 19 avril 2011; Physorg.com, 20 avril 2011)