Le Samedi Politique avec Xavier Raufer – Traoré, Dijon : Castaner et l’anti-France

Depuis plusieurs semaines, la France sombre dans toujours plus d’anarchie. L’Etat régalien, visiblement si insignifiant pour Emmanuel Macron, est littéralement démantelé.
Après la mort de George Floyd aux Etats-Unis, le Collectif Justice pour Adama reprend du poil de la bête et organise des manifestations interdites. Christophe Castaner applaudit, au mépris des lois dont il devrait être l’un des garants. La Police est accusée de racisme, et Castaner fait allégeance, contre ces forces de l’ordre dont il a usé et abusé contre les Gilets Jaunes. Lire la suite

L’ISSEP lance un centre d’analyse et de prospective

L’ISSEP lance un centre d’analyse et de prospective

Marion Maréchal, Directrice générale de l’ISSEP, écrit :

En septembre prochain, l’ISSEP Lyon entamera sa troisième rentrée et sa filiale, à Madrid, accueillera sa première classe. Plus de 150 étudiants ont déjà suivi nos programmes, que ce soit en formation continue ou en magistère. Autant de profils auxquels nous aurons apporté une formation intellectuelle, humaine et professionnelle tendue vers le service et l’engagement. Les étudiants en BAC +5 achèvent actuellement leur cursus par un stage et entreront bientôt dans la vie professionnelle. Trois d’entre eux ont déjà été embauchés avant même l’obtention de leur diplôme : deux au sein d’un cabinet de mairie, un à la direction d’une école privée. Les autres sont en immersion au sein de collectivités territoriales, de médias ou d’entreprises privées principalement industrielles.

L’Université devenue l’incubateur des courants indigénistes.

Jamais l’actualité n’aura à ce point conforté la nécessité de l’existence de l’ISSEP. D’abord, par l’incompétence manifeste d’une élite dépassée pendant la crise sanitaire et qui a démontré, une fois encore, l’importance de préparer la classe dirigeante à s’inscrire dans le temps long, à gérer une situation de crise complexe, à faire preuve de méthode et d’esprit critique, à s’inscrire dans une vision politique globale. Autant de compétences transmises dans les cours de l’ISSEP.

Lire la suite

Déconfiture…

président absent.jpg

Le billet de Patrick Parment

Déconfiture, telle pourrait être l’enseigne générique de tout ce que nous sommes en train de vivre et revers de la médaille du système néolibéral qui nous gouverne.

Prenez ce deuxième tour des élections municipales. C’est la confusion totale sur fond de disparition du politique. Il n’y aura rien à tirer de ces élections pour la bonne raison qu’elles se feront à la tête du client. C’est la raison pour laquelle on a pu assister aux alliances les plus improbables au détriment, il faut le souligner, de La République en marche (LREM) et du Rassemblement national. Normal, étant entendu que ces deux partis n’ont aucun ancrage municipal, ou bien si peu. Ça va donc se jouer à la tête du client. Leur donner une signification sera difficile à une exception près : le taux d’abstention. Les Français votent de moins en moins de sorte qu’on se demande ce qui est encore démocratique dans ce pays. Lire la suite

La querelle du paganisme et du christianisme 5/5

De même les néo-païens allergiques à l’héritage chrétien, par-delà l’assomption catholique du paganisme, excipent d’un retour au paganisme le plus inchoatif (Nietzsche et Heidegger ne juraient que par les Présocratiques, Platon et Aristote annonçant par trop évidemment le christianisme), pour faire dire à ce dernier le contenu de ce que proclame la modernité subjectiviste. Nous connaissons bien les néo-païens, nous savons leurs slogans, leurs tics cérébraux, leurs lubies, leur mauvaise foi, leur haine de la raison, leur misologie; « nous ne voulons plus des grenouilles de bénitier, nous voulons nous réconcilier avec le monde, renouer avec ce monde d’avant l’idée dépêché, les chrétiens nous donnent la lèpre de la mauvaise conscience et nous aliènent la faveur du peuple qui veut jouir, nous en avons assez d’être ghettoïsés, nous devons faire corps avec l’esprit du monde moderne pour parvenir au pouvoir, et c’est seulement après que nous y serons parvenus qu’il nous sera donné de l’orienter vers nos idéaux élitistes et prométhéens; le catholicisme est moribond, finissons-en avec lui en hurlant avec les loups, c’est lui qui nous « plombe » en suscitant l’animadversion du corps social, appuyons-nous sur l’islamophobie à la mode, fût-elle inspirée par les Juifs, soyons rusés, plus malins que le Malin, pour en finir avec l’immigration, il sera temps ensuite de se retourner contre les Juifs, soyons efficaces, les idées n’ont de valeur que par les passions qu’elles inspirent, etc. ». Lire la suite

L’alliage bobo coco écolo

6a00d8341c715453ef0263ec2448e0200c-320wiCe 28 juin, second tour tardif des élections municipales, on annonce une poussée des alliances, inconcevables au départ, entre l’aile gauche extrême de l’écologisme et les caciques de la gauche. Un tel attelage contre nature s’installe dans les grandes villes, où, contrairement à la tendance générale du pays réel, les vieux rogatons du parti socialiste en attendent d’être remis en selle.

D’abord, on cherche à nous faire oublier que, depuis toujours, l’influence du socialisme étatiste a toujours encouragé les pires atteintes à l’environnement. Cela s’est vérifié en Chine comme en Europe de l’est, mais aussi dans les campagnes françaises.

Mais plus généralement c’est bien l’impunité du communisme, malgré son écroulement des années 1990, associée à une ignorance systématique, abyssale et voulue de l’histoire, qui permettent cette imposture.

Lire la suite

La querelle du paganisme et du christianisme 4/5

Nul n’ignore aujourd’hui, surtout chez les Rivaroliens, l’influence hégémonique de la pensée juive sciemment destructrice des traditions européennes et, au vrai, de toute tradition enracinée. Aussi la tentation est-elle grande, pour un Européen, de renoncer à l’héritage chrétien quand ce dernier – surtout depuis que ses dépositaires les plus autorisés en viennent, par une aberration révoltante, à cautionner un tel point de vue – prétend se définir comme frère cadet du judaïsme. Afin de ne pas tomber dans le piège ci-dessus décrit, il convient de rappeler trois choses simples :

Ce qui est premier en intention est ultime en exécution; le christianisme ne procède nullement du judaïsme, c’est le judaïsme qui procède proleptiquement du christianisme. Lire la suite

La querelle du paganisme et du christianisme 3/5

L’apophatisme moderne est lui-même un effet du subjectivisme : si l’on ne sait rien de Dieu, on ne sait même pas qu’il est, d’où une tendance presque invincible à l’athéisme, ou bien à une conception de la foi qui la déconnecte de la raison, mais qui par là absolutise la volonté, ou le délire de l’imagination mythologique. Dans les deux cas, la liberté est émancipée du magistère du logos, et le sujet s’absolutise. Cela dit, objectivement habité par un désir infini qui atteste sa dépendance (désirer, c’est manquer), cependant qu’il s’absolutise et refuse toute dépendance, un tel sujet entend se nourrir de son propre désir, et il convertit son désir de Dieu en désir d’être Dieu, ou désir de se déifier; ce qui donne historiquement les figures du marxisme et du consumérisme libéral, lesquels sont autant d’actualisations de l’idée démocratique. Lire la suite

Vers la guerre des races ?, de Guillaume de Premare.

Source : https://lincorrect.org/

En quelques jours, le concept de « privilège blanc », jusqu’ici principalement cantonné aux cercles indigénistes, a traversé l’Atlantique plus franchement pour s’inviter avec force dans le débat public en France, dans le contexte de la mort tragique de George Floyd.

Le concept de « privilège blanc » a été formulé par la chercheuse et féministe américaine Peggy McIntosh en 1988. Elle le définit comme « l’ensemble d’avantages, de prérogatives, de bénéfices et de choix immérités et indiscutables conférés à des individus du seul fait de leur couleur. » Peggy McIntosh estime que ce privilège, qui n’existe pas de jure puisque la ségrégation raciale a été abolie aux USA en 1965, existe de facto.

Lire la suite

La querelle du paganisme et du christianisme 2/5

Et si saint Thomas s’en était tenu là, saint Thomas aurait déjà été kantien, ce que ne cessent d’affirmer sans vergogne nos penseurs contemporains, tel Jean-Luc Marion, dans le sillage de Gilson et de Sertillanges, tous thomistes démocrates-chrétiens. Or notons ceci : si l’absolu est au-delà de l’être, à tout le moins de l’être connaissable, cependant qu’on tient à maintenir la thèse selon laquelle il est, c’est que l’être en tant qu’être est inintelligible, au moins pour nous; c’est qu’il échappe à tout concept, et voilà que l’on voit poindre l’apophatisme générateur de nihilisme, lequel ne sera évité que par le recours à la foi, mais désormais à une foi qui déclarera la raison incompétente pour donner sens à la vie, ainsi à une foi entée sur le sentiment, sur la volonté pure, sur l’autorité arbitraire ou sur l’élan vital. Et l’apophatisme (de Dieu et de l’être, on ne peut savoir que ce qu’ils ne sont pas) est bien la racine du nihilisme : le mot « sens » a deux sens : signification (intelligibilité) et direction (finalité), lesquelles renvoient à la même chose (l’essence d’un être est sa finalité). Aussi, déclarer que l’être en tant qu’être est inintelligible, c’est lui dénier toute raison d’être, c’est le rendre absurde. Lire la suite