Un tribunal espagnol condamne des cliniques pour « publicité mensongère » sur l’avortement

Un tribunal espagnol condamne des cliniques pour « publicité mensongère » sur l’avortement

« L’interruption de grossesse est une intervention chirurgicale qui ne laisse aucune séquelle. Par conséquent, lorsque vous serez enceinte, ce sera comme si vous n’aviez jamais avorté auparavant. Il n’y a pas non plus de risque de stérilité si vous avortez une ou plusieurs fois. L’avortement est l’opération la plus courante en Espagne. Il ne laisse aucune séquelle et le taux de complications est très faible ».

Ces phrases pouvaient être lues en 2017 dans la section FAQ du site web de l’association espagnole des cliniques d’avortement ACAI (« Asociación Española de clínicas acreditadas para la interrupción voluntaria del embarazo »). Il s’agissait d’une réponse aux questions « Combien de fois puis-je avorter ? Quels sont les risques associés ? Est-ce que cela rend stérile ? »

Aujourd’hui, on ne trouve plus ces réponses. La réponse à ces mêmes questions est la suivante :

« il n’y a pas de preuve qu’un nouvel avortement génère plus de risques ou de complications que les risques et complications habituels associés au premier avortement ».

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Les Traoré : Leonarda en pire !

Au regard du présent et de sa déréliction politique et judiciaire, l’affaire Leonarda et le dialogue entre celle-ci et l’ex-président Hollande vont bientôt apparaître comme un exemple de gentillesse républicaine.

Parce que l’information ouverte – toujours en cours, c’est le point central – à la suite de la mort d’Adama Traoré, les interventions multiples qu’elle suscite, les immixtions scandaleuses qu’elle engendre, les pressions et la complaisance médiatiques concernant la famille Traoré “vendue” tel un exemple à suivre mais dont le passé, pour certains de ses membres, est rien moins qu’irréprochable, dépassent l’entendement.

Plus une mobilisation nationale prévue, à l’initiative de cette même famille, le 10 juin mais il va de soi qu’on respecte l’indépendance de la Justice !

J’espère que les “émotions” de Christophe Castaner ne l’empêcheront pas d’être ministre !

Mais on n’avait encore rien vu !

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L’émoi fait loi – Castaner : l’impardonnable forfaiture, par Etienne Defay

La mesure est comble et la lâcheté du ministre de l’Intérieur commence à devenir non dissimulable. Après le magnifique « soupçon avéré » de racisme concernant les policiers, l’inimitable premier flic de France a annoncé que les manifestations de soutien à George Floyd et Adama Traoré seraient autorisées. Une décision qui va à l’encontre de tout principe législatif. « L’émotion est supérieure au droit dans ces cas-là. »

On invitera le lecteur à méditer cette phrase. Car elle est une synthèse parfaite. Comme le rappelle avec ironie la journaliste du Figaro Eugénie Bastié : « Castaner vient de trouver l’épitaphe de la civilisation occidentale. » En effet, c’est beau, c’est propre, c’est presque du Philippe Muray dénonçant la société festiviste basée sur l’injonction permanente de la fête et de l’émotion. Muray ? Pas seulement. Car il y a aussi du Houellebecq chez Castaner. Il faut pour cela se reporter à l’avant-dernière publication de l’écrivain, Soumission. « Castaner ploie les deux genoux au sol » dénonce l’éditorialiste Guillaume Bigot sur Boulevard Voltaire.

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A propos du prétendu racisme des policiers américains…, par Aristide Renou.

J’ai déjà écrit sur cette question, qui revient périodiquement sur le devant de la scène et qui est à chaque fois prétexte à moults saccages et pillages, mais, plutôt que de me répéter ou de vous servir du réchauffé, je préfère vous renvoyer vers cet article, dont je traduis (vite fait, hein ?) les premiers paragraphes, pour les plus paresseux d’entre vous ou ceux qui ne maitrisent pas bien l’anglais.

« Dans le discours politique contemporain, on écrit beaucoup au sujet des Noirs injustement tués par la police. De tels écrits surgissent généralement à la suite d’un incident particulier censé mettre en lumière une situation générale. Bien sûr, ce ne sont que des anecdotes et, dans un pays de 300 millions d’habitants, il est possible de trouver chaque mois une nouvelle anecdote au sujet de quelque chose qui n’arrive pratiquement jamais. Vous pouvez également créer une impression générale de préjugés raciaux si les histoires concernant les Blancs tués par la police sont présentées de manière moins sensationnelles que les histoires mettant en scène des Noirs.

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Douze auteurs pour repenser l’économie

Dans les pages qui suivent, les collaborateurs d’Éléments vous invitent à découvrir des auteurs et des écoles souvent qualifiés d’« hétérodoxes » : leurs réflexions se tiennent en effet à l’écart des sentiers balisés depuis deux siècles par l’économie politique classique, puis néoclassique. Théoriciens peu connus comme Jacques Duboin et Nicolas Georgescu-Roegen ou Prix Nobel comme Maurice Allais et Amartya Sen, ces économistes partagent au moins une conviction : les mécanismes du libre-échange marchand ne parviennent pas à instaurer de manière durable l’équilibre économique entre productions de valeur, revenus et dépenses monétaires, entre offre et demande de travail, entre l’épargne et l’investissement -, et moins encore l’équilibre social et écologique dont toute communauté humaine a besoin.

Le chômage de masse de l’État-Providence et la faillite complète des systèmes communistes ont certes montré les limites et les tares d’une économie administrée. Il serait par ailleurs trop simple de « diaboliser » le marché. Outre qu’il s’inscrit lui aussi dans une dimension indéracinable de notre nature (l’échange intéressé a toujours existé) et qu’il a donné à la majeure partie de l’humanité une prospérité sans équivalent dans l’histoire, le marché stimule indéniablement certaines attitudes positives comme la créativité, l’esprit d’initiative ou la constance dans l’effort. Mais comme toujours, le poison est dans le remède. Laissé à lui-même, le marché tend à coloniser la totalité de la société et déploie alors ses effets pervers : exclusion sans remède des improductifs ou des inaptes, précarisation du travail, exploitation aveugle de la nature, spirale spéculative, etc. Ce faisant, il détruit les conditions mêmes de son bon fonctionnement, conditions qui sont de nature non marchande : éducation, formation, cohésion sociale minimale, confiance, etc. À l’économie de marché, nous opposons une économie avec marché, soit un système qui admet le marché tout en le contenant, qualitativement et quantitativement, dans certaines limites. Une telle économie n’est pas administrée, mais : Lire la suite « Douze auteurs pour repenser l’économie »

Marion Maréchal : “Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche”

Marion Maréchal : “Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche”

« Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un Afro-Américain aux Etats-Unis. Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d’une interpellation qui n’était pas liée, c’est important de le rappeler, à sa couleur de peau, mais aux crimes qu’il aurait commis, lui et sa famille ».

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Iran : Descendant de Mahomet, il embrasse la croix

Iran : Descendant de Mahomet, il embrasse la croix

En Iran, de nombreux musulmans se convertissent au christianisme malgré les risques encourus. Comme les premiers chrétiens, ils vivent leur catéchuménat dans la plus stricte clandestinité. L’AED a rencontré l’un d’entre eux.

Heman est un jeune homme discret, très poli, qui nous remercie chaleureusement pour le repas et la tasse de thé. Il parle avec douceur, sans la moindre trace de colère envers ceux qui ont fait de sa vie un enfer. Il a grandi dans une famille de Seyed, des descendants du prophète en langue persane. L’un de leurs ancêtres est considéré comme le fondateur de Mahabad, la ville où ils résident. Pénétré de l’importance que lui donne sa lignée, le père se comporte en potentat oriental. Colérique, il bat femmes et enfants, enfermant les récalcitrants dans une cave. Tous souffrent de claustrophobie, à la suite de ce traitement. Heman confesse : « Moi aussi, j’étais comme lui, plein de colère, y compris envers ma femme ». Difficile à imaginer quand on voit l’homme qui se tient en face de nous.

Rencontre avec un chrétien

De toute évidence, il y a eu un changement radical dans sa vie.

« En 2013, j’ai travaillé comme ingénieur dans une entreprise tenue par des Arméniens chrétiens. Il y avait de bons rapports humains. Les salariés étaient correctement payés, il n’y avait pas de corruption… j’y étais bien, mais au bout de trois semaines, le patron m’a convoqué pour me dire qu’il ne pouvait pas me garder. Mon père allait attaquer l’entreprise en justice sinon ! Il considérait les chrétiens comme impurs, il disait que leur argent n’était pas hallal… »

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