Jean-Yves Le Gallou : « Comme Antigone, résistons à la dictature sanitaire ! »

Antigone est la pièce la plus célèbre du répertoire européen. L’argument de Sophocle est simple : au nom de l’État, le roi de Thèbes, Créon interdit que des honneurs funéraires soient rendus à Polynice, qui a désobéi ; au nom des lois divines, Antigone brave les lois de l’État pour enterrer son frère et le paiera de sa vie.
Macron est un Créon au petit pied.

Sa maréchaussée a verbalisé une femme venue saluer – de l’extérieur – son vieux mari reclus dans un EHPAD. Et un gendarme a empêché un fils d’assister aux derniers instants de son père. Certes, les généraux de gendarmerie se sont confondus en excuses. Mais le mal est fait.

Soucieuse d’égaliser la marque avec la gendarmerie, la police nationale a signalé au procureur de Paris une messe (à Saint-Nicolas du Chardonnet) qui se serait tenue en présence – officiants et techniciens vidéo pour la retransmission compris – de 22 personnes : dans une église capable d’accueillir plus de 1.000 personnes…

Ce zèle imbécile n’est pas neutre : il porte atteinte aux liens les plus intimes et au sacré.

La dictature sanitaire a aussi effacé d’un trait de plume la liberté de circulation. Les randonneurs sont traqués par hélicoptère et les résidents secondaires font l’objet d’enquêtes judiciaires. Le confinement est implacable. Assujettis à demeurer sur place comme des détenus sous bracelet électronique.

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De la Scène au Prétoire…, par Christian Vanneste.

Macron avait désiré appuyer son pouvoir sur une mise en scène théâtrale parfaitement maîtrisée et entamée dans les décors somptueux légués par l’Ancien Régime. Trois ans plus tard, dans une ambiance tragique, le spectacle vire à la bouffonnerie. L’homme qui se vantait de chasser du pouvoir les politiciens du passé dont il fustigeait l’incompétence, qui disait avoir une vision de l’avenir avec une France ouverte sur le monde et pétulante de créativité, une « start-up nation », celui qui prodiguait ses conseils aux chefs d’Etats d’Europe et de la planète, le voilà englué dans un scénario où toutes ses promesses deviennent des malédictions.

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L’étrange défaite De mai 1940 au 11 Septembre 2001

« Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts, » disait Paul Reynaud en 1940. Les plus forts et les plus intelligents. Les Américains ne disent pas autre chose aujourd’hui, en Afghanistan et ailleurs. Mais le monde ne se laisse pas faire…

Jean-Philippe Immarigeon est un de ces auteurs élégants, frondeurs et discrets qui élaborent patiemment une œuvre précieuse et considérable tout en semblant se jouer de tout et de rien, en illuminant les sujets les plus ardus et les plus graves d’un sourire moqueur. La grande affaire de ses trois précédents livres, c’était l’Amérique, sa névrose, ses secrets, ses mensonges. Son dernier opus, lui, plus ambitieux et tout aussi provocateur, traite de stratégie militaire, mais qu’on ne s’y trompe pas : c’est de métaphysique en réalité qu’il s’agit, au travers une analyse savante et iconoclaste de la défaite française de juin 1940. Son propos, cependant, n’est pas celui d’un historien il essaie au contraire de montrer en quoi le désastre de la débâcle que nous avons connue en 40 a quelque chose à nous dire sur celle que rencontrent les troupes de l’OTAN, aujourd’hui, en Afghanistan. Lire la suite « L’étrange défaite De mai 1940 au 11 Septembre 2001 »

Taux de mortalité de 10% en réanimation: l’Etat aurait-il menti ?

Alors que le gouvernement a évoqué un taux de mortalité des malades du coronavirus en réanimation de 10%, il pourrait en fait se situer entre 30 et 40%, d’après une étude du Réseau européen de recherche en ventilation artificielle (REVA) que Le Monde a pu consulter.

VA – « Vendredi 17 avril, (…) le directeur général de la santé Jérôme Salomon indiquait pour la première fois le taux de mortalité des patients malades du Covid-19 en réanimation. Le haut-fonctionnaire évoquait le chiffre, plutôt bas, de 10%. Or, d’après une étude du Réseau européen de recherche en ventilation artificielle (REVA) que Le Monde a pu consulter, cette proportion pourrait en fait être largement sous-estimé, se rapprochant de l’ordre de 30 à 40% (…)

« 40 à 60% de décès » dans certains hôpitaux

« Nous nous dirigeons vers une mortalité qui sera très vraisemblablement entre 30 et 40%. C’est un chiffre énorme », confie au Monde Matthieu Schmidt, coordinateur du REVA et médecin réanimateur à la Pitié-Salpêtrière. « On n’a jamais vu de tels taux de mortalité. Avec le H1N1, même avec les formes les plus graves, on était à 25% », ajoute-t-il. Contactés par le quotidien, plusieurs médecins en réanimation confirent les estimations du REVA. « A Bicêtre, on est sur une fourchette large de 40 à 60% de décès », témoigne le docteur Tai Pham, médecin réanimateur à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « A Garches, on a un taux de 37% de décès Covid en réa », abonde Djillali Annane, chef du service de réanimation à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). »

Source : Valeurs actuelles

https://www.tvlibertes.com/actus/taux-de-mortalite-de-10-en-reanimation-letat-aurait-il-menti

Le Covid-19 face à l’histoire – Pour Olivier Faure : “C’est une catastrophe, mais la moins pire vécue depuis un siècle”

Dans une récente tribune, Olivier Faure – historien de la santé et professeur d’histoire contemporaine à l’université Lyon III Jean Moulin – rappelle que le taux de létalité du Covid-19 est bien loin de celui d’épidémies survenues dans le passé.

Voici ce qu’il déclare à RetroNews :

Sans remonter à la peste ou au choléra, il faut savoir que la grippe de Hong Kong en 1968 a par exemple fait 31 000 morts en deux mois dans une France qui ne comptait alors que 50 millions d’habitants. Aucune mesure n’avait été prise, on n’en parlait quasiment pas. Moi-même j’étais adolescent à l’époque, et je n’en ai absolument aucun souvenir. Pour la grippe espagnole, les évaluation sérieuses pour la France font état de 128 000 morts sur 40 millions d’habitants. Par ailleurs, cette épidémie n’est pas surprenante par sa propagation. Il faut savoir que, même dans un monde dans lequel les déplacements n’avaient rien de commun à ceux d’aujourd’hui, la peste, en 1348 a mis seulement deux ans à ravager l’Europe ; le choléra a mis six mois à venir de Russie pour s’étendre à l’ensemble du monde. Avec le Covid-19, malgré la densité de la population mondiale, pour l’instant on ne voit pas d’explosion massive. C’est une catastrophe, mais la moins pire vécue depuis un siècle. Ce qui est frappant aujourd’hui, ce n’est pas l’intensité du mal, c’est l’intensité de la réaction. Même si c’est inconscient, force est de constater que nous ne tolérons plus la maladie ni, surtout, la mort. On est dans une société qui loue le risque en matière économique, mais qui le refuse par ailleurs. Je crois que l’on vit la première application, à grande échelle, du fameux principe de précaution, introduit dans le Constitution française sous la présidence de Jacques Chirac. Les gouvernants ne se sentent responsables de plus grand-chose, si ce n’est de la vie des gens. Il s’agit de sauver la « vie nue », selon l’expression du philosophe italien Giorgio Agamben, à n’importe quel prix. Or les vieillards confinés, de quoi souffrent-ils le plus, du risque de mourir ou de la solitude et de l’enfermement ?

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Michel Guénaire Un libéral en guerre contre le néo-libéralisme

Un libéral en guerre contrele néo-libéralisme.jpegAvocat, spécialiste de droit public des affaires, ancien universitaire, Michel Guénaire est un libéral de l’ancien temps qui s’efforce de renouer avec les grands classiques de sa famille de pensée, loin des clichés néo-libéraux, tout en dénonçant la vacuité identitaire d’une Europe amnésique, confrontée à un monde multipolaire de plus en plus conscient de ses spécificités.

Le Choc du mois : Comment l’avocat des affaires plutôt libéral que vous êtes en est-il venu à écrire des livres qui remettaient assez profondément en cause l’orthodoxie du néo-libéralisme ?

Michel Guénaire : Mon point de départ est, en effet, un engagement libéral. À vingt ans, je lisais Benjamin Constant, quand mes condisciples vivaient encore dans la vénération du marxisme. Après avoir embrassé un temps la carrière universitaire, j’ai rejoint le barreau d’affaires en 1990, un an après la chute du mur de Berlin. J’ai alors assisté à l’éclosion d’un nouveau modèle économique mondial, qui prenait progressivement ses distances avec l’héritage du libéralisme classique. Je m’y suis intéressé. Mes essais ont ainsi recueilli les observations et les leçons que je tirais de la mondialisation. Ma formation de base étant celle d’un publiciste (c’est-à-dire un spécialiste de droit constitutionnel, de droit international public et de régulation des marchés), je me suis d’abord penché sur une notion de plus en plus discréditée dans la doxa de l’économie néo-libérale : le pouvoir. Quid du pouvoir et de ses enjeux dans une société exclusivement organisée autour de la seule loi du marché ? C’est nouveau. Car, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, les libéraux de notre temps ont largement déformé la pensée et le combat de leurs devanciers, qui, au XIXe siècle, ne songeaient nullement à remettre en cause la légitimité du rôle de la puissance publique. Voyez l’inventaire qu’ont fait Charles Gide et Charles Rist des passages de La Richesse des Nations où Adam Smith évoque le rôle positif de l’État. D’autres que Smith, pareillement libéraux, n’ont pas manqué de souligner la part prépondérante que tient l’Etat dans l’organisation de la société. Si en réalité dans l’univers mental des néo-libéraux, on a pu à ce point associer libéralisme et anti-étatisme, c’est qu’on s’est focalisé sur le souvenir de la première lutte des libéraux contre la Monarchie, à l’exclusion des autres traditions libérales. Lire la suite « Michel Guénaire Un libéral en guerre contre le néo-libéralisme »

Plus de 9000 décès à domicile n’auraient pas été pris en compte dans les statistiques officielles en France, selon un syndicat de médecins

Dimanche 26 avril, le bilan officiel de l’épidémie due au coronavirus en France s’élevait à 22.856 morts, avec selon la Direction générale de la Santé 14.202 décès dans les hôpitaux, et 8654 victimes dans les maisons de retraite et autres établissements médico-sociaux. Mais, selon le syndicat des médecins MG de France, la barre des 30.000 morts aurait déjà été franchie. En effet, selon la principale organisation de généralistes du pays, le coronavirus aurait en effet tué plus de 9000 personnes à leur domicile. Des décès qui ne sont pas comptabilisés dans les bilans que communique tous les soirs Jérôme Salomon, numéro 2 du ministère de la Santé.

« Nous avons fait une enquête auprès des médecins généralistes. Nous avons eu beaucoup de réponses, 2.339 réponses exactement. Ces médecins, on leur a demandé combien ils avaient vu de patients et on leur a demandé aussi combien, dans leur patientèle, de patients à domicile étaient décédés du Covid-19 », a expliqué auprès de franceinfo Jacques Battistoni. Résultat de cette enquête : il y aurait environ 9000 décès à domicile entre le 17 mars et le 19 avril. Un chiffre « très dérangeant » qui « confirme que la France est l’un des pays les plus touchés », a par ailleurs déclaré le président du syndicat MG France au JDD.

(…) LCI

https://www.tvlibertes.com/actus/plus-de-9000-deces-a-domicile-nauraient-pas-ete-pris-en-compte-dans-les-statistiques-officielles-en-france-selon-un-syndicat-de-medecins

Celui qui fut Weber le rouge est mort.

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L’avis de Jean-François Touzé

Je ne suis pas de ceux qui rient dans les cimetières et, même si je pense avec Vitellius et Charles IX, que le cadavre d’un ennemi sent toujours bon, je ne me réjouis pas de la mort de quiconque quand le temps a fait son oeuvre. Mais tout de même.

Weber fut un militant révolutionnaire marxiste léniniste acharné, déterminé et enragé, aux côtés de Krivine, au temps des JCR puis de la Ligue. Au début des années 70, il habitait juste a coté de chez moi boulevard Saint Marcel. Tout le quartier était couvert d’autocollants d’Ordre nouveau dénonçant la présence de celui qui était bien une crapule gauchiste.

Ni sa mutation ultérieure en sénateur socialiste fabiusien, ni son riche mariage qui lui ouvrit les portes des milieux patronaux, ne peuvent faire oublier les imprécations haineuses du directeur de « Rouge » et de l’orateur idéologue et activiste dont nous avons gardé la mémoire.

Spéciale dédicace à tous ceux de nos camarades d’alors qui ont connu la douceur des arguments en acier trempé de la LCR.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2020/04/27/celui-qui-fut-weber-le-rouge-est-mort-6233493.html