Le président du Conseil européen de la recherche, Mauro Ferrari, annonce sa démission: « J’en ai assez vu (…), j’ai perdu foi dans le système lui-même »

Un porte-parole de l’Union européenne a annoncé ce mercredi que le président du Conseil européen de la recherche, l’italien Mauro Ferrari, avait démissionné de son poste, en pleine crise liée à l’épidémie de coronavirus. Ce dernier déplore de trop nombreux blocages institutionnels et politiques alors qu’il tentait de mettre rapidement en oeuvre un programme scientifique pour combattre le virus : « J’en ai vu assez (…), j’ai perdu foi dans le système lui-même », a-t-il écrit.

Crée en 2007, le Conseil européen de la recherche coordonne les efforts de la recherche entre les Etats membres de l’Union européenne.

Le Monde

https://www.tvlibertes.com/actus/le-president-du-conseil-europeen-de-la-recherche-mauro-ferrari-annonce-sa-demission-jen-ai-assez-vu-jai-perdu-foi-dans-le-systeme-lui-meme

Rome brûle, et demain sera un nouveau monde par Luc Brunet

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Cet article est de Luc Brunet, consultant à Moscou, et membre du comité de rédaction de Europe Solidaire. L’original est sur son blog, référencé ci-dessous

https://www.lbs-letter.com/

Rome brûle, et demain sera un nouveau monde

J’ai constaté une évolution étonnante dans la musique que j’écoute au cours des dernières semaines. Beaucoup de chansons et de groupes de la vague Punk sont revenus dans à mémoire et j’ai recommencé à les écouter, comme par exemple les Stranglers. Rome is burning, No Future, etc … 

Ce retour de vieilles chansons est-il lié au COVID-19? Je pense que oui. Ce que nous voyons actuellement n’est pas simplement un virus qui se propage à travers le monde, sans être vraiment un tueur en termes absolus. Au mieux, il tue les personnes âgées et les personnes ayant un problème de santé majeur existant. Dans une certaine mesure, quelque chose qui pourrait être bien accueilli par les gestionnaires de fonds de pension ou les eugénistes qui plaident pour une réduction de la population.

Si le monde ne comprenait que la Chine et la Corée du Sud, l’épidémie serait déjà terminée, et des efforts futurs seraient faits pour trouver un remède suffisamment bon pour éviter une deuxième vague l’hiver prochain, et ce serait tout. Mais COVID-19 n’est pas seulement un virus. C’est un catalyseur social et économique qui nous ramènera dans les chansons des Stranglers – COVID-19 a mis le feu à Rome ou Milan, mais le sens est le même. L’empire occidental a commencé à brûler, et les virus sont les allumettes.

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Sur le site officiel de l’Action française, l’Europe est nue, l’éditorial de François Marcilhac.

«  Au niveau national, le gouvernement commence à réagir, mais cela reste chaotique. […] Nous avons été loin d’être efficaces pour des raisons économiques. […] Depuis trop longtemps, on a laissé les intérêts financiers et personnels prendre le pas sur l’intérêt général. Dans la gestion de cette crise, on s’aperçoit que finalement l’Europe est complètement invisible. La crise montre que les concepts et les idées sont loin de la réalité des gens qui sont confinés chez eux. L’économie en prend un coup et pour la santé, la réalité que le monde médical a toujours pointée du doigt apparaît au grand jour. […] J’espère que le gouvernement saura redresser la barre.  

En peu de mots simples, accessibles à tous les Français, le comte de Paris a tout dit, ce 3 avril dernier, sur M Ta Ville, un magazine en ligne drouais. [1]  La gestion «  chaotique  » de la crise par le gouvernement, appelé à «  redresser la barre  », une politique à court terme, privilégiant «  les intérêts financiers et personnels  » aux dépens de l’intérêt général, notamment en matière de santé publique, et là, si Macron a encore aggravé les choses, depuis juin 2017, il s’est toutefois inscrit dans la lignée de ses deux ou trois prédécesseurs  ; la déconnexion de la communication gouvernementale avec le vécu des Français et, plus encore, celle de l’idéologie avec la réalité du terrain — Macron est passé maître en la matière  ! —  ; enfin, l’invisibilité totale de l’Europe, en matière d’efficacité, bien sûr, car elle s’agite, elle ne sait même ne faire que cela, mais exécuter des moulinets avec les bras n’a jamais fait reculer le covid-19  !

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Dis, c’est quoi une « Amap » ?

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Les « Amap » – association pour le maintien d’une agriculture paysanne – sont un mode de production et de consommation alternatif. Le producteur vend directement ses fruits et légumes au consommateur, en général un citadin, sans recourir à la grande distribution. C’est meilleur moins cher plus sûr et contribue au maintien de agriculture familiale.

Des obstétriciens français ont détecté plus de vingt traces de pesticides distincts dans le cor don ombilical de nouveau-nés tandis qu’un rapport de l’OMS « Stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé » estime que 60 % des 56 millions de décès annuels viennent de maladies chroniques (cardio-vasculaires, diabètes, cancers, hypertension…) engendrées plus ou moins directement par une alimentation dégradée.

C’est peut-être en ayant le pressentiment de ces effroyables catastrophes sanitaires, que, dès les années 60, au moment du basculement de l’agriculture traditionnelle dans la course folle au productivisme pétrochimique, des mères de familles japonaises, soucieuses de la santé de leurs enfants, se sont regroupées pour initier une relation directe et solidaire avec des fermiers locaux. Lire la suite « Dis, c’est quoi une « Amap » ? »

Coronavirus. Des partis-pris idéologiques qui engendrent un déni permanent de réalité

En plein milieu de la crise sanitaire, Emmanuel Macron change une fois de plus son équipe de communication. Comme si seule la communication importait ! Alors que le poids donné aux « experts » et à un prétendu « conseil scientifique » souligne en contrepoint la faillite de la décision politique… Or c’est au politique d’effectuer des choix, il n’a pas à laisser à d’autres le soin de le faire à sa place.

Dans le texte qui suit, Xavier Guilhou, ancien responsable de la DGSE dans les années 1980, engagé dans la montée en puissance des opérations spéciales (COS) dans les années 1990, spécialiste reconnu de la prévention des risques, de la gestion des crises et de l’aide à la décision stratégique dresse un bilan sévère de la gestion de la crise par les autorités françaises.

Dans l’entretien qu’il a accordé à Bruno Racouchot, directeur de Comes communication Xavier Guilhou déclare déclare notamment:

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Les géants de l’auto à Merkel : sans l’Italie et l’Espagne, nous ne pouvons plus produire…

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Fidèle à sa stratégie intransigeante de défense des intérêts des épargnants allemands, Merkel refuse catégoriquement le principe des corona bonds, ces dettes à échelon communautaire pour aider les pays les plus touchés à repartir au plus vite. Ces corona bonds sont réclamés par l’Italie, l’Espagne, la France et d’autres pays. Dans ce cas d’espèce, cette mutualisation de la dette se justifie par le fait que les difficultés sont dues à un cas de force majeure, non à un dérapage dans la gestion, et au fait que les économies de la zone euro sont aujourd’hui très liées et ne peuvent se passer les unes des autres.

Si l’Italie, ou l’Espagne venaient à s’écrouler, le reste de l’Europe suivrait quelques jours après. L’, arrimée à la dette italienne via les contrats TARGET2, souscrits à hauteur de 400 milliards d’euros, qui l’obligeraient à pallier un défaut de paiement de l’État italien, serait d’ailleurs la première impliquée dans une éventuelle faillite de la péninsule. Pourtant, Mme Merkel reste droite dans ses bottes : pas question de financer la reprise des autres. Une posture qu’elle avait déjà adoptée quand la Grèce sombrait et qu’elle avait dû largement adoucir par la suite, tant les marchés spéculaient contre l’euro et la dette grecque. Le retard à l’allumage de Mme Merkel, en 2011, avait ainsi coûté des milliards, le temps que les marchés spéculent et ne fassent ainsi leur beurre sur le dos des Grecs et des Européens. Lire la suite « Les géants de l’auto à Merkel : sans l’Italie et l’Espagne, nous ne pouvons plus produire… »

Coronavirus en France : «Il faut sortir de cette bureaucratie qui nous ralentit depuis le début»

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Alexandre Devecchio livre son analyse sur la stratégie de confinement mise en place dans certains pays européens, et sur la situation française.

Commentant le déplacement d’Emmanuel Macron à Pantin, il estime notamment que cette opération de communication, qui a généré un attroupement, risque de se retourner contre lui à cause du signal de légèreté qu’elle renvoie.

Crise du coronavirus: la France en récession, le PIB chute de 6%

Le produit intérieur brut (PIB) français a plongé d’environ 6% au premier trimestre 2020, lourdement impacté par la pandémie de coronavirus qui a mis une grande partie de l’économie à l’arrêt, selon une estimation publiée ce 8 avril par la Banque de France.

Il s’agit de la plus mauvaise performance trimestrielle de l’économie française depuis la fin de la seconde guerre mondiale (1945). L’activité économique a notamment été inférieure d’environ un tiers (-32%) à la normale sur les quinze derniers jours de mars.

«Il faut remonter au 2e trimestre 1968, marqué par les événements du mois de mai, pour retrouver une baisse trimestrielle de l’activité du même ordre de grandeur», précise la Banque de France. Le PIB s’étant déjà replié de 0,1% au quatrième trimestre, selon les dernières données de l’institut national des statistiques Insee, la France est donc techniquement en récession.

Libération / RT / L’Express

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