Les femmes à travers l’histoire…, par Frédéric Winkler.

« J’entends dire que la religion catholique est misogyne. Ce n’est pas sérieux ! Une religion qui agenouille les hommes devant une femme couronnée manifeste une misogynie suspecte. » A.MALRAUX
Droit de vote
On retrouve les votes des femmes aux États Généraux de Tours en 1308. « On doit considérer les droits essentiels dont bénéficie la femme au Moyen Age. Dans les assemblées urbaines ou les communes rurales, les femmes, lorsqu’elles sont chefs de famille, possèdent le droit de vote. » (Jean Sévilla) Après la révolution de 1789, censée apporter la Liberté, il faudra attendre 1945 pour voir le droit de vote reconnu à la femme..

L’amour courtois
«_les femmes étant l’origine et la cause de tout bien, et Dieu leur ayant donné une si grande prérogative, il faut bien qu’elles se montrent telles que la vertu de ceux qui font le bien incite les autres à en faire autant; si leur lumière n’éclaire personne, elle sera comme la bougie dans les ténèbres (éteinte), qui ne chasse ni n’attire personne. Ainsi il est manifeste que chacun doit s’efforcer de servir les dames afin qu’il puisse être illuminé de leur grâce; et elles doivent faire de leur mieux pour conserver les cœurs des bons dans les bonnes actions et honorer les bons pour leur mérite. Parce que tout le bien que font les êtres vivants est fait par l’amour des femmes, pour être loué par elles, et pouvoir se vanter des dons qu’elles font, sans lesquels rien n’est fait dans cette vie qui soit digne d’éloge ».

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Questions sans réponses

6a00d8341c715453ef0240a50d9535200b-320wiIl paraît donc que ce 18 février à Mulhouse, chef de l’État, chef constitutionnel des armées, le président Macron a exprimé sa préoccupation devant ce qu’il appelle le séparatisme.

On nous assure que ses services et lui-même auraient prudemment réfléchi depuis plusieurs mois devant l’élément de langage le moins explosif face à un politiquement correct, parfaitement rodé quant à lui.

Il aurait désiré le mot qui coûterait le moins cher en termes électoraux et médiatiques.

Et pour cela, il a choisi le terme, sémantiquement, le plus inapproprié : car séparatisme implique un projet de séparation.

Mais, pour se séparer il faut être uni par quelque chose.

Or, la vérité c’est que nous ne sommes pas unis. Nous sommes en guerre, non pas avec un quelconque séparatisme mais avec l’islamisme : en Afrique avec l’opération Barkhane ; en Méditerranée orientale, où le Charles-De-Gaulle n’a pas appareillé pour une croisière touristique ; mais d’abord en France. Lire la suite

Pour ne pas en arriver à la fin de l’humanité

Prière de ne pas penser À l'école de l'info jetable.jpegJean-Gaude Michéa est, tel son maître George Orwell auquel il a consacré deux ouvrages, un « anarchiste tory », un anarchiste conservateur. C’est-à-dire qu’il est tout autant rebelle aux divers totalitarismes qu’aux idéologies libérale ou marxiste. C’est un humaniste au bon sens du terme, défenseur de la culture et pourfendeur de l’idée de Progrès. Selon lui, notre principal ennemi est le culte sans bornes de la croissance, père des désastres écologiques, économiques et humains qui s’offrent à nos yeux.

Avec L’Empire du moindre mal, Jean-Claude Michéa s’attaque au mythe libéral du « meilleur des mondes possibles », c’est-à-dire au rêve d’une société mondiale seulement régulée par le Droit et le Marché. Les libéraux de droite tiennent pour le Marché, ceux de gauche – les sociaux-démocrates – pour le Droit (sous-entendu les Droits de l’Homme). Et ce depuis le XVIe siècle et l’apparition en Europe de ce qu’on nomme la modernité politique. C’est dans la sortie des guerres de religions, dans la victoire du « parti des politiques » que Michéa voit les prémices de la neutralisation de la politique par le droit libéral et la montée du rôle du commerce international et de la finance dans nos sociétés. Lire la suite

Avec Emmanuel Macron : vent de folie progressiste, par Christian Vanneste.

En 2017, une majorité d’électeurs a cru faire un choix et, sans en prendre conscience, ils en ont fait un autre. Au second tour de l’élection présidentielle, beaucoup de Français ont cru repousser une idéologie dangereuse et un parti incapable de gérer efficacement le pays, cru choisir celui qu’ils imaginaient être le plus compétent. Venu de la gauche, son parcours, ses priorités et sa capacité de rassembler des hommes et des femmes de gauche comme de droite, de la société civile, enfin (!), avaient fait naître la grande illusion d’un gouvernement qui allait privilégier le réel et l’intérêt général plutôt que l’idéologie et ses obsessions ou ses fantasmes

De nombreux électeurs de Fillon s’y sont laissés prendre et continuent, parfois, à baigner dans cette imposture entretenue par des médias complices. Or, rarement un pouvoir, dans notre pays, n’aura été autant pétri d’idéologie.

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La France contient la pauvreté, pas la misère

Les outils statistiques mesurent mal un phénomène qui se répand en France : l’explosion du nombre de sans-abri.

Porte de la Chapelle, porte d’Aubervilliers et même gare de Lyon, des dizaines de tentes sont alignées, alors que nous vivons dans le pays de l’OCDE qui consacre la plus grosse part de son PIB aux dépenses sociales (31 % en 2018, contre 20 % en moyenne dans l’OCDE). Les indicateurs traditionnels de pauvreté traduisent assez mal cette situation, puisqu’ils mesurent davantage les inégalités que la misère. Est considérée comme pauvre une personne qui vit avec moins de 60 % du revenu médian (défini comme le niveau de revenu qui sépare la population en deux parties égales).

L’Express

Coronavirus, l’épidémie progresse, la vérité aussi

Quelques rappels

Fin janvier 2020, des chercheurs indiens de New Delhi ont réalisé un séquencement du coronavirus (Covid-2019). Ils s’étaient étonnés d’étranges insertions dans le génome, qui faisaient penser à des gènes du virus du sida HIV-1.

Cette étude « controversée », comme on dit dans les milieux autorisés à proclamer la Vérité officielle, a été contestée et retirée par ses auteurs. Il n’empêche.

Les faits étant têtus, fin janvier 2020, des médecins thaïlandais ont soigné une vieille dame septuagénaire atteinte par le coronavirus en lui donnant un mélange de médicaments anti-grippe anti-HIV. Résultat, elle fut remise sur pied en trois jours, malgré son grand âge. Etonnant, non ? aurait dit Desproges.

Encore plus étonnant, le Japon est en train de prendre officiellement des dispositions pour que les hôpitaux japonais puissent faire face à une probable épidémie de coronavirus avec des médicaments anti-HIV. Et ce n’est ni un complot ni une faike niouze, mais une décision gouvernementale. Etonnant, non ? [bis] Lire la suite

Affaire Griveaux – Leçons sur un scandale, par Maxime Tandonnet

Benjamin Griveaux

Après l’affaire Benjamin Griveaux et son retrait rapide de la course à la mairie de Paris suite à la diffusion d’images privées, la question se pose de ce que doit endurer un homme politique pour maintenir sa stature, jusqu’où cela peut-il aller ?

Aujourd’hui, à l’ère de la transparence, du téléphone portable qui permet d’enregistrer et de filmer en cachette et des réseaux sociaux, nul n’est à l’abri de ce type d’attaque. Voyez M. Rugy l’été dernier, lynché pour avoir servi du homard à ses invités, aujourd’hui M. Griveaux. Rien n’est plus fascinant que le fossé qui s’exprime entre la classe politique et la foule des commentateurs. La « France d’en haut » politique et médiatique, s’indigne de l’acte de délation. Mais la grande masse des commentateurs anonymes et la foule des réseaux sociaux accable M. Griveaux avec une colère qui est révélatrice du climat actuel. On assiste à un défoulement envers un personnage ressenti comme incarnant l’arrogance et le mépris. A travers ce phénomène s’exprime sans doute le rejet du système En Marche. Cette rage est une réponse au pouvoir jupitérien considéré comme déconnecté, intouchable, irresponsable, à l’abri de toute sanction pendant cinq ans. Bien sûr M. Griveaux a été d’une rare désinvolture et imprudence en se filmant ainsi. Cependant, à moins d’être un saint, nul n’échappe désormais au risque de voir une parole ou un acte intime lâché en pâture à la foule. Toute personne qui fait le choix d’une carrière publique doit savoir qu’elle s’expose à la haine et au déshonneur. Ce sont désormais les risques du métier.

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