La passion fusionnelle capitalisme-gauchisme

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Hier, dans une présentation du texte sur la situation bolivienne, nous avions noté combien l’emploi de certains termes politiques courants au XXème siècle donnait une perception faussaire de la situation :
« Si l’auteur l’ignore, nous ne voulons pas pour notre part ignorer une seule seconde que “les progressistes”, incluant les forces sociétales et une part très importantes des gauchismes, ou “marxistes culturels” aux USA, sont de loin, de très loin au sein du bloc-BAO les meilleurs alliés, complices et frères de sang du Corporate Power, dit également woke capitalism…» (Woke capitalism ? “Capitalisme éveillé”, ou “capitalisme avancé” [politiquement, c’est-à-dire et communicationnellement “avancé” ; c’est-à-dire capitalisme doté d’un masque progressiste qui est quasiment l’équivalent d’une “conscience progressiste”, qui lui est gracieusement fourni par tant de fractions progressistes et gauchistes partageant les objectifs déstructurants et dissolvant du Système, – et le passage in extremis à l’emploi de cette dialectique Système-antiSystème étant dans notre chef extrêmement appuyée et intentionnelle.) »

… Notre exemple-type et institutionnalisé serait bien entendu Daniel Cohn-Bendit, autrefois plaisamment connu dans les salons et les antichambres des barricades sous le surnom de “Dany le Rouge”. Il fut si populaire qu’ils voulurent tous êtres des “juifs allemands” tandis que “Dany le Rouge” se tirait avec adresse et clandestinement de France au Luxembourg (le 28 mai 1968), couvert par l’actrice motorisée pour l’occasion (MG-B décapotable),  Marie-France Pisier qui croyait tourner un film de Godard.

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LR : le dernier éteindra la lumière

LR : le dernier éteindra la lumière

LR n’a jamais voulu exclure Balkany, malgré tous ses déboires. En revanche, LR veut exclure Erik Tegnér car il est trop à l’écoute de l’électorat de droite. Erik Tegnér compte demander un recours.

Tandis qu’au niveau local certaines digues sont prêtes à céder entre des élus LR et d’autres du Rassemblement national, la direction veut poursuivre le suicide engagé par Chirac et faire savoir qu’aucune porosité ne sera tolérée entre les deux formations politiques. Aurélien Pradié, le nouveau secrétaire général de LR, indique :

«Erik Tegnér sera exclu d’ici la fin de l’année. Ce monsieur est le porte-parole de Marion Maréchal. Il n’habite pas chez nous, donc on va le soulager».

«On lui reproche d’avoir accepté un poste au sein du Rassemblement national, ce que l’on ne saurait tolérer chez LR».

Une information contestée par Erik Tegnér qui, «abasourdi» affirme «ne rien avoir reçu» pour l’heure et avoir appris la nouvelle dans les médias.

Je n’ai évidemment accepté aucun poste au Rassemblement national. On me reproche ma proximité avec une personne (Marion Maréchal) qui n’est pas élue et a indiqué qu’elle ne se présenterait pas en 2022. On ne peut pas m’exclure pour cela. Je déposerai un recours». «C’est une véritable chasse aux sorcières, la droite est censée défendre la liberté d’expression, et pourtant chez LR on sanctionne la liberté de penser».«En m’excluant, on adresse un message aux 57% des militants qui sont favorables à une union des droites»

Julien Aubert, député du Vaucluse, est défavorable à cette exclusion :

«Je suis défavorable à ce qu’on exclue des gens sur leurs idées». «On a aujourd’hui des gens favorables à une fusion avec La République en marche, et on ne les exclut pas pour autant. Il faut sanctionner les actes, pas les idées, et avoir la même rigueur pour tous».

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Lettre ouverte à Didier Lallement, chien de garde du système néolibéral déguisé en préfet de police.

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Philippe Bailly

Monsieur Lallement,
Il est des jours où la lumière apparaît, où la vérité ose se montrer, telle qu’elle est, sans fard.
Incontestablement la journée du 16 Novembre 2019 est à ranger dans cette catégorie.
À une dame se revendiquant « Gilet Jaune » vous avez, dans une morgue mal contenue, sèchement rétorqué « eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, Madame ».
Ce faisant, vous indiquez que, à vos yeux, et donc aux yeux du pouvoir, nous ne sommes plus dans une logique de lutte sociale ou de lutte des classes mais bel et bien dans une guerre plus ou moins larvée entre deux France qui se font face, deux France irréconciliables.
Dans cet élan de sincérité, probablement à votre corps défendant, vous ne faites, finalement, que dévoiler ce que nous subodorions déjà.
Quiconque dans ce pays a une once de sens politique comprend vite que l’actuel pouvoir est dans une pure logique de répression.
Vous le savez aussi car, en votre qualité de préfet de police, vous êtes à la tête du bras armé de ce pouvoir.
Vous exercez cette fonction avec zèle et surtout sans état d’âme.
Les cris des gilets jaunes éborgnés ou des manifestants aux mains arrachés, les arrestations arbitraires de syndicalistes ou de membres d’association ou de collectifs, les morts d’une femme qui a eu pour seul tort de fermer sa persienne au mauvais moment ou d’un jeune homme qui voulait prolonger un peu plus tard la fête de la musique sur les bords de la Loire, vous touchent la visière de la casquette sans faire bouger le bouton de votre caleçon.
Tout ces gens ne sont à vos yeux que des riens qui doivent subir dans le silence ou être sévèrement sanctionnés.

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Jacques Villemain : « Oui, des crimes de guerre, contre l’humanité, et de génocide ont été commis en Vendée »

Au coeur du salon du livre de la Durbelière, Thomas Cauchebrais a reçu le diplomate et juriste Jacques Villemain, qui a mis un point final à la controverse de génocide en Vendée par son ouvrage monumental, « Vendée, 1793-1794 » paru en 2017 aux éditions du Cerf. Jacques Villemain a travaillé pendant plusieurs années sur les questions de justice et de droit pénal international. Haut-fonctionnaire du Quai d’Orsay en poste à la Haye auprès des tribunaux pénaux internationaux et de la Cour pénale internationale, grâce à son expertise dans les génocides rwandais ou d’ex-Yougoslavie, il a abordé de manière nouvelle ce qui s’est passé en Vendée en 1793 et 1794.

Ecouter

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/11/23/jacques-villemain-oui-des-crimes-de-guerre-contre-l-humanite-6191809.html#more

Un éleveur bovin condamné à 8.000 euros d’amende à cause de l’odeur de ses vaches !

Nicolas Bardy, un éleveur bovin du Cantal de 39 ans, a été condamné mercredi à Limoges à une amende de 8.000 euros pour « nuisances olfactives » liées à son exploitation, après avoir été attaqué en justice par un couple de retraités néoruraux arrivés de Saint-Étienne et gênés par l’odeur et la proximité de ses vaches. Ce n’est pas tout : en plus des 10.000 euros de frais de procédure dépensés avec les années, l’éleveur de Lacapelle-Viescamp a dû investir 120.000 euros dans la construction de deux nouveaux bâtiments plus éloignés de ses voisins.

“Au fur et à mesure des procédures, (les voisins) sont arrivés à nous faire déménager (à plusieurs centaines de mètres). Et en plus de nous faire déménager, aujourd’hui, ils vont nous faire payer pour les nuisances olfactives des années passées”, a déclaré l’éleveur vendredi au micro de TF1. “Cela me met en colère. Les odeurs font partie du folklore et de la campagne”, a-t-il déclaré dans le quotidien La Montagne. Une pétition et une cagnotte en ligne ont témoigné du large soutien à l’éleveur.

7sur7 / La Montagne

https://www.tvlibertes.com/actus/un-eleveur-bovin-condamne-a-8-000-euros-damende-a-cause-de-lodeur-de-ses-vaches

Emmanuel Macron, ou l’art de jeter de l’huile sur le feu

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Nicolas Gauthier a dit avec talent l’insondable maladresse d’Emmanuel Macron quand il s’adresse à ce qu’il faut bien appeler… le peuple. Peuple dont il s’est lui-même séparé depuis cette fameuse admonestation du « Je traverse la rue et je vous en trouve » (un emploi). Séparation validée et revalidée constamment depuis deux ans, par lui-même ou ses hommes. Dernière réussite en la matière : celle du préfet de police de Paris à une gilet jaune : « Nous ne sommes pas dans le même camp. » Armé d’un tel florilège, allez faire pleurer dans les chaumières sur la France en archipel et essayez de vous faire passer pour le grand rapiéceur providentiel… Emmanuel Macron n’a décidément peur de rien.

Donc, la visite du Président dans sa ville natale d’Amiens ne s’est malheureusement pas limitée au couplet – fort recevable, par ailleurs – sur la positive attitude, repris avec enthousiasme par Sibeth Ndiaye, dénonçant une France « trop négative », trop souvent encline à la « sinistrose », et nous rappelant que la France était un pays formidable, qu’il « faut aimer aussi ». Nouvelle façon, enjouée, de tracer des limites, des camps ? Qui ne serait pas pour eux n’aimerait pas assez cette France qu’il faut aimer ? Lire la suite « Emmanuel Macron, ou l’art de jeter de l’huile sur le feu »

Manifestation contre l’islamisme à Paris : pas un mot dans les grands médias !

Une semaine après la manifestation identitaire des musulmans (10 novembre 2019) à Paris, ultra-médiatisée avec la participation d’hommes politiques de premier plan, une contre-manfestation elle-aussi identitaire, anti-islamiste cette fois, était organisée dans la capitale, le 17 novembre 2019.

Dans un soucis d’impartialité et de justice, on pouvait s’attendre à quelques images de l’évènement sur les chaines d’information. Or, pas un mot sur ce défilé à la télévision et à la radio. Seuls quelques timides articles sur le web ont relaté les faits, en l’occurence quelques centaines de militants proches de « génération identitaire« , un groupe classé à l’ultra-droite.

Son délégué, Clément Gandelin, a déclaré que cette manifestation était surtout une réponse à l’attentat de la préfecture de police de Paris et au phénomène de l’infiltration par les islamistes de nos structures administratives, économiques et autres (y compris les médias ?). Aucune personnalité d’ampleur ne s’est déplacée. En croisant les sources, on apprend que les participants étaient plutôt jeunes, mais pas seulement (un prof de collège à la retraite aborde la question des repas hallal dans les cantines). Des photos des terroristes ont été brandies aux côtes des drapeaux tricolores. Aucun incident n’est à signaler, hormis un drapeau algérien sorti d’une fenêtre au passage du cortège. A noter que la LDJ (ligue de défense juive) appelait à rejoindre le cortège. Lire la suite « Manifestation contre l’islamisme à Paris : pas un mot dans les grands médias ! »

5 décembre 2019 : journée à très haut risque pour la Macronie si la convergence des luttes se poursuit

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Le 12 décembre 1995, au plus fort de la contestation, deux millions de Français étaient descendus dans les rues pour dire NON au Plan Juppé.Vingt quatre ans plus tard, le premier ministre Edouard Philippe exhume les cendres d’une politique massivement rejetée par les Français de l’époque.
La Macronie espère bien réussir ce qu’Alain Juppé, « droit dans ses bottes », avait partiellement raté en 1995..
Imposer aux Français une politique d’austérité pendant qu’ultras-riches et politiciens s’en mettent toujours plus dans les poches..
Au prix d’une terrible répression ayant infligé des blessures de guerre à des manifestants, le gouvernement a tenu bon malgré une année de contestation des Gilets jaunes, bien aidé, il faut l’avouer, par des casseurs ayant largement affaibli le mouvement.
Mais il va être beaucoup plus délicat pour l’exécutif de réprimer de la même manière des grévistes, surtout si leur nombre est important.
Paralysie des transports routiers, ferroviaires, aériens et maritimes, blocage des raffineries.

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