Réformes, révolution ou renaissance

6a00d8341c715453ef022ad3ab3525200d-320wi.jpgEn ligne le 31 décembre, le quotidien supposé de référence Le Monde publiait un panorama de ce que les rédacteurs et/ou les maquettistes du journal considèrent comme trois réformes à hauts risques[1].

De son côté, présentant de manière pathétique la situation, Le Figaro du 2 janvier s’interroge gravement pour déterminer si oui ou non M. Macron pourra poursuivre ses réformes. Car ni l’un ni l’autre des deux organes de presse n’en doute, il s’agit de l’action de « l’exécutif » lequel « se penchera sur l’assurance-chômage, la réforme de l’État et la révision de la loi de 1905″[2].

Le débat quant au vocabulaire utilisé ne doit pas être sous-estimé. On pourrait presque le tenir pour central dans la crise qui affecte l’État central demeuré jacobin depuis le XIXe siècle. On le résumait de manière ironique autrefois en constatant que ce pays adore les révolutions tout en détestant les réformes.

Tout pourrait se situer, au départ, dans ce dilemme, sachant que l’on accepte de considérer comme réforme toute décision de l’exécutif publiée au journal officiel. Le mot ne veut plus rien dire, et les commentateurs agréés eux-mêmes contribuent à rendre plus opaques, ou simplement dérisoires, les dispositions légales en les attribuant au gouvernement, chargé par la constitution de les appliquer mais non de les concevoir. Cette violation de l’esprit des lois, constante depuis 1958, aboutit à des textes de rédaction administrative dans une proportion de 99 %, répartis de plus, depuis le marchandage opéré à Maastricht en 1991, entre deux capitales rivales en technocratie, Paris et Bruxelles.

De ce premier point de vue, un rétablissement de la représentation nationale, et de celle des peuples, paraît l’urgence fondamentale.

D’un autre côté on s’interrogera, non plus sur le sujet – qui légifère ? – mais sur l’objet : sur quoi porteront les décisions nécessaires.

Le petit inventaire du Monde nous indique à sa manière où nous en avons été conduits par les communicateurs d’un candidat présenté en 2017 comme le réformateur n° 1, au gré d’un livre qu’on osa intituler « Révolution ». Ses dupes d’alors peuvent l’avouer aujourd’hui. Ceux qui s’en disaient convaincus, ceux qui parfois l’avaient acheté et placé sur leurs tables de nuit ne pouvaient pas vraiment l’avoir lu. L’auteur, révolutionnaire d’opérette, se laisse deux ans plus tard surprendre en villégiature de bon goût à Saint-Tropez. Voilà où mène le recours à des professionnels du conseil. Abusant du franglais, ils confondent le mot français peuple et son faux ami américain people.

Si donc on s’en tient aux projets de la nomenclature précitée on a renoncé en haut lieu, dès 2018, aux grands chantiers promis. On a différé la question des retraites. On a donné verbalement raison aux contestataires. Tout ceci pour s’acheminer vers quelques débats putrides, dont ceux, d’une part, de l’assurance chômage, inextricable puisque les syndicats n’en veulent pas, et, d’autre part, de ce qu’on appelle toilettage de la loi de séparation de 1905.

Sur la transformation envisagée des pratiques laïques nous serons vite amenés à tirer encore plus fort sur la sonnette d’alarme. On se propose de violer deux principes essentiels du texte législatif. Accouché dans la douleur, il a été curieusement incrusté dans la doctrine constitutionnelle depuis le préambule de 1946, qualifiant la France de république laïque. Cet État avait décidé de ne plus salarier aucun culte. Il se propose désormais de subventionner l’islam. Il ne reconnaît en principe aucune des trois religions implantées en France depuis des siècles. Mais il ambitionne d’organiser, d’administrer et de former cette prédication communautaire qui, en théorie du moins, ne veut ni clergé ni frontière et ne se revendique que d’une seule langue, qui n’est pas la nôtre.

Rien de tous ces projets à court ou moyen terme ne viendra ni du peuple français dans son ensemble, ni de nos syndicats subventionnaires et sclérosés, encore moins de notre administration de plus en plus tentaculaire et paralysante.

La renaissance du pays, de ses libertés professionnelles et régionales, ne s’inscrit toujours pas à l’ordre du jour de cette confusion entre réformes impossibles et révolutions infructueuses. Telle demeure cependant l’urgence pour guérir la grande pitié de ce malheureux royaume.

JG Malliarakis  

Apostilles

[1] cf. « Au premier trimestre 2019, trois réformes à hauts risques » par Benoît Floc’h, Cécile Chambraud et Sarah Belouezzane.
[2] cf. sous-titre de l’article précité du Monde.

https://www.insolent.fr/

Le gouvernement réprimerait-il plus facilement les gilets jaunes que les Black Blocs ?

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Que ne dirait-on pas, si ça se passait au pays de Poutine ? Éric Drouet, une figure des gilets jaunes, vient encore d’être placé en garde à vue, hier soir, pour « organisation d’une manifestation sans déclaration préalable ». Il aurait eu l’intention, avec une cinquantaine de personnes, de se rendre place de la Concorde pour honorer les morts et les blessés du mouvement. Oh, le vilain garçon ! Cette interpellation vient s’ajouter aux 4.570 gardes à vue opérées. De quelle autorité fait preuve le gouvernement ! Après avoir fait le dos rond, le voilà, enfin, qui montre ses griffes !

Selon RTL, qui cite les chiffres du ministère de la Justice, entre le 17 novembre et le 17 décembre, 219 personnes ont été incarcérées : un chiffre record dans le cadre d’un mouvement social. 697 comparutions immédiates ont eu lieu, des centaines d’audiences sont attendues dans les prochains mois. Plusieurs gilets jaunes ont déjà été condamnés à des mois de prison ferme, sans possibilité d’aménagement de peine. Vous êtes sûr que cela se passe bien, en France ? Oui ! La France de Macron.

Les zadistes de Notre-Dame-des-Landes, les Black Blocs du 1er mai, les jeunes des zones de non-droit, et même les fichés S, c’est de la bibine à côté des gilets jaunes. Des anges, vous dis-je ! Eux n’ont pas l’intention de prendre d’assaut l’Élysée ni de promener au bout d’une pique la tête de nos élites ! Une question vient à l’esprit : et si le gouvernement montrait les muscles quand il n’y a pas trop de risque ? Au début, il n’en menait pas large, pas plus que le Président qui, après un silence qui en disait long, passa de la contrition à la menace.

Les élus LREM reprennent du poil de la bête. Pendant quelques semaines, ils étaient restés mal à l’aise, ne sachant trop à quel saint se vouer. Les plus hardis avançaient qu’ils s’attendaient à ce mouvement de protestation, qu’ils auraient bien voulu prendre les devants. Maintenant, ils ont appris à distinguer les gilets jaunes inoffensifs et les extrémistes que leur maître a désignés et qu’il faut mettre hors d’état de nuire.

C’est sans doute une caractéristique de la nature humaine de croire qu’on peut, par des postures autoritaristes, se forger une nouvelle légitimité. Mais ce n’est pas son meilleur côté. Réagissant à l’arrestation d’Éric Drouet, Gérald Darmanin a dénoncé « des dérives extrêmement fortes », des appels à « des insurrections armées », à « marcher sur l’Élysée ». On ne lui connaissait pas tant d’imagination, à ce technocrate, qu’on savait plutôt habile à inventer de nouvelles taxes. Il trouve « tout à fait normal que la police puisse arrêter les gens qui commettent des actes délictueux ». Eh bien, monsieur le Ministre, rassurez-vous : la plupart des Français, aussi !

Ce qu’ils ne trouvent pas normal, c’est qu’il y ait apparemment deux poids deux mesures, et que la fermeté ne s’applique pas, en l’occurrence, aux plus dangereux. Il ne s’agit pas de critiquer les policiers, qui ne font qu’obéir aux ordres de leur hiérarchie. Ni même les juges, qui ne sont pourtant pas à l’abri de toute pression. Nous n’avons plus, en France, de « police politique » ni de « justice d’exception ». Les croisés de la Macronie proclament, la main sur le cœur, qu’ils respectent « l’État de droit ». Pourtant, allez savoir pourquoi, un doute s’insinue dans l’esprit des Français sur la bonne foi du gouvernement.

Philippe Kerlouan

http://www.bvoltaire.fr/le-gouvernement-reprimerait-il-plus-facilement-les-gilets-jaunes-que-les-black-blocs/

Zoom – François Gervais : démonter le mythe de l’urgence climatique

François Gervais, professeur émérite à l’Université de Tours, jette un pavé dans la mare avec « L’urgence climatique est un leurre » aux éditions L’artilleur. Le physicien retourne un à un tous les poncifs du catastrophisme écologiste : l’anthropisme du réchauffement climatique, la nocivité du dioxyde de carbone ou encore la viabilité d’une énergie 100% renouvelable. Un ouvrage qui démontre également l’absence totale de consensus scientifique autour des questions climatiques.

https://www.tvlibertes.com/francois-gervais-demonter-le-mythe-de-lurgence-climatique

Samedi 26 janvier à Beauvais : galette des Rois du Parti de la France

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Samedi 26 janvier à Beauvais se déroulera à 15h la traditionnelle galette des rois du Parti de la France – Picardie.

À l’invitation de Thomas Joly, Secrétaire général et Délégué régional, sera présent Jean-Claude Rolinat, membre du Bureau Politique du PdF, auteur du récent ouvrage « La bombe africaine et ses fragmentations » qui sera vendu à un tarif promotionnel pour les participants.

Réservations au 06 09 96 44 37

ou thomasjoly60@yahoo.fr

Gilets jaunes : Maxime Nicolle prédit un « soulèvement avec des armes »

Capture.pngSur Facebook, l’ancien porte-parole des Gilets jaunes a estimé que « beaucoup » sont « prêts à perdre la vie pour » que leur « futur soit meilleur », révèle « L’Obs ».
Maxime Nicolle, membre de la délégation éphémère des huit représentants du mouvement des Gilets jaunes, s’est une nouvelle fois exprimé via un live sur sa page Facebook quant à l’avenir du mouvement qu’il envisage plus violent que ces dernières semaines. 
Si la mobilisation s’est globalement réduite, celui qui se fait appeler « Fly Rider » sur les réseaux sociaux estime, comme l’a repéré L’Obs, qu’un « soulèvement national » se prépare. « Beaucoup de gens dans ce mouvement sont prêts à perdre la vie pour que notre futur soit meilleur. Des gens préparent un soulèvement national avec des armes », annonce-t-il.

Vincent Glad

@vincentglad

Maxime Nicolle dans son live d’hier: « Beaucoup de gens dans ce mouvement sont prêts à perdre la vie pour que notre futur soit meilleur. Des gens préparent un soulèvement national, avec des armes »https://www.youtube.com/watch?v=i48Le4CgFT8 

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Une année de tempêtes

6a00d8341c715453ef022ad384fc8d200c-320wi.jpgOn voudrait toujours, et on doit en effet, souhaiter grâce, bonheur et santé à nos proches en cette fête d’éternel retour.

Votre chroniqueur l’exprime ici, bien sincèrement. Joyeusement.

Surtout, il faudra que chacun d’entre nous tienne bon. Car l’année 2019 s’annonce sous des auspices très difficiles. Le 31 décembre, sur les petits écrans, un médiocre comédien hors-sol, ânonnant sur son prompteur, est venu formuler les vœux poussifs de l’administration. Ainsi lus à l’antenne ils ne semblent avoir séduit que M. Juppé. Triste sire. Mauvais augure.

Si l’on s’en tient aux dernières nouvelles de la France, son gouvernement subit une relance non plus de l’affaire, mais de la question Benalla. Aux caprices de cet énigmatique personnage, qui se rend en Afrique représenter des intérêts turcs, sous couvert d’un passeport diplomatique parisien, elle rejaillit sur tout le personnel de l’Élysée. Elle éclabousse en effet, au-delà de la réputation du maître de l’Hexagone, son cercle de pouvoir, autant que son parti, ridiculement appelé République en Marche. L’ensemble se trouve entraîné dans un même discrédit.

L’amateurisme de tels réseaux inclinerait presque à faire regretter le temps des Enfants de la Veuve, sous la troisième république triomphante, ou celui des Barbouzes engagés dans la lutte anti-OAS par la cinquième naissante. Au moins ces clans et ces bandes, envahissant en leur temps la marche de l’État, indiscutablement oppresseurs, et auxquels on se gardera de tresser des couronnes, servaient une idée : l’anticléricalisme pour les uns, la fidélité au général De Gaulle pour les autres. Aujourd’hui, pas la moindre trace d’un tel esprit, même négatif.

Nous cheminons ainsi, brinquebalants, bercés par les refrains d’une technocratie molle et invertébrée.

Nous nous sentons tributaires de mesures dont personne, pas même les bureaux rédacteurs de Bercy, ne comprend le sens général. Et cela fait que le bon peuple ressent, quant à lui, en dépit d’indices trafiqués, combien l’on rogne son niveau de vie. D’année en année, d’augmentations des prix monopolistes en alourdissements de taxes et prélèvements divers, sans que les rémunérations soumises à concurrence ne correspondent, les classes moyennes et toute la nation se paupérisent.

Passant des quarantièmes rugissants aux cinquantièmes hurlants, voguant vers de dangereux récifs, cette morose embarcation tangue.

Or, de prévisibles tempêtes, s’annoncent en Europe et dans le Monde.

Près de deux ans après le référendum britannique de juin 2016 supposé nous conduire au Brexit, moins de 100 jours nous séparent d’une échéance de sortie. Mais personne ne sait encore comment l’Europe en retrouvera son équilibre. Certes on peut lire dans certains journaux des relations de satisfactions, y compris pour les vautours de la spéculation immobilière : Paris récupérerait les miettes de Londres, les places financières se déplaceraient, etc.

En 1971, lors du référendum d’adhésion voulu par Georges Pompidou, l’auteur de ces lignes se souvient d’avoir été impressionné par un avertissement péremptoire lancé Philippe de Saint-Robert sur le thème « quiconque porte en lui la Grande Europe de Shakespeare et de Dostoïevski ne peut que rejeter la Petite Europe des marchands de bretelles ». Moyennant quoi, il s’agissait de voter Non.

Plus question désormais ni de Shakespeare encore moins de Dostoïevski. Les peuples de Molière, Goethe, Érasme ou Dante Alighieri n’y ont rien gagné.

Autre argument, qui s’est confirmé : si la langue anglaise entre dans les institutions européennes, la langue française en sortira, bien que le traité signé à Rome en 1956 l’eût établie lingua franca commune au vieux continent. Et c’est bien ce qui s’est produit de manière aussi irréversible qu’un phénomène historique peut s’inscrire dans la durée. On voit mal aujourd’hui notre Petit Macron redresser ce courant.

Doit-on dès lors se féliciter d’entendre un Donald Trump ne plus vouloir jouer le rôle de gendarme du monde, tout en imposant lourdement, plus que jamais, les oukases de sa jurisprudence ? Si cela pouvait réveiller nos peuples, si le sentiment d’un retour à l’époque de Yalta pouvait les inciter à se rapprocher et tendre leurs efforts, on ne manquerait pas d’y souscrire.

N’investissons pas trop d’illusions dans l’échéance de l’élection européenne du millésime 2019 : les États se préparent à en nier l’expression des volontés populaires, qui leur déplaisent d’avance. Sur ce terrain-là on peut faire confiance à leurs méthodes de censure et à leurs convergences.

Face à une Chine de plus en plus ouvertement arrogante et impérialiste, face à un islamisme dont le danger ne se limite pas à ses crimes terroristes, face à des vagues migratoires incontrôlées, unis nous pouvons faire face. Divisés, nous nous condamnons nous-mêmes.

Si l’on doit formuler des vœux, exprimons donc ici celui d’un redressement fédérateur de nos peuples.

JG Malliarakis 

https://www.insolent.fr/2019/01/une-annee-de-tempetes.html

Têtes à Clash n°40 – Gilets Jaunes : une liste aux Européennes, LA bonne idée ?

Franck Tanguy reçoit Gérard Delépine, Yves Christen, Philippe Chevrier et François Bert. Ils débattent de l’éventuelle liste des Gilets Jaunes aux élections européennes, du référendum d’initiative citoyenne, du phénomène des GJ comme nouvelle agora et des abus des laboratoires pharmaceutiques.

https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-une-liste-aux-europeennes-la-bonne-idee

Roumanie… et monomanie euromondialiste

drapeau-europeen-300x198.jpgDans son éditorial des  échos en date du 27 décembre (« le moteur cassé du commerce mondial »),  Jean-Marc  Vittori pronostique que « la mondialisation ne va pas tirer la croissance ». « Les entreprises écrit-il,  reviennent d’une logique de mondialisation qu’elles avaient poussée à l’extrême. Elles veulent désormais se rapprocher de leurs clients et réduire la fragilité de leurs chaînes d’approvisionnement devenues trop sensibles aux aléas climatiques ou politiques. Demain, elles voudront exploiter à plein les possibilités offertes par les nouvelles formes d’automatisation et diminuer des transports décidément trop polluants. Dans ce nouveau monde où la mondialisation ne tirera plus la croissance, les cartes vont être redistribuées. La Chine sait depuis longtemps compter sur ses propres forces. L’Amérique de Trump s’illusionne en rêvant à sa grandeur passée. L’Europe, elle, a un excédent courant colossal. Sa croissance dépend largement de ses ventes à l’étranger. Elle devra faire un énorme effort d’adaptation. Il n’est pas sûr que ses dirigeants en aient conscience. » L’Europe, ou du moins  la caste européiste qui parle en son nom,  a en tout cas conscience qu’elle joue son avenir :  l’idéologie transfrontièriste,  libre échangiste, mondialiste qui lui sert de mauvaise  boussole ne fait plus recette, y compris sur le plan électoral. Une Union européenne dont la présidence tournante de son Conseil  est assurée  depuis le 1er janvier par la Roumanie,   pour la première fois depuis son adhésion en  2007. L’Afp le rapporte factuellement, «  la Roumanie a vu ses relations avec Bruxelles se détériorer fortement ces derniers mois sur fond de réformes controversées du système judiciaire initiées par le Parti social-démocrate (PSD). » Le PSD fut vainqueur des  législatives de 2016 mais  partage désormais le pouvoir dans le cadre d’une cohabitation ardue avec  ses alliés et le   président de centre droit  du parti PNL, le très européiste  Klaus Iohannis, membre de la   très réduite minorité d’origine allemande (60 000 personnes)  vivant encore en Roumanie.

 Bucarest est  dans la ligne de mire de l’UE pour son souhait  de « faire passer rapidement un décret d’amnistie qui pourrait bénéficier aux responsables politiques ayant des démêlés avec la justice. Un tel projet marquerait le franchissement d’une ligne rouge, prévient-on de source européenne. » «Le gouvernement PSD a commencé à faire pression sur les autorités judiciaires et anticorruption roumaines d’une manière qui rappelle ses homologues en Pologne et Hongrie, deux autres pays très critiques envers le fonctionnement de l’UE, affirme le chercheur Luka Oreskovic, dans une note du think tank European Council on Foreign Relations (ECFR). » ECFR qui n’hésite pas ici  à manier l’amalgame bancal…certes un procédé courant de cette influente officine mondialiste que l’on ne présente plus.

Fin décembre,  les ministres Teodor Meleșcanu et George Ciamba, dans une déclaration commune mise en ligne notamment sur le site de l’ambassade de Roumanie,  ont cependant fait étalage de leurs bons sentiments et de leurs bonnes disposition vis-à-vis de Bruxelles : « nous réitérons notre soutien constant pour le développement et le renforcement du projet européen.  (…). Le renforcement d’une Europe plus sûre par plus de cohésion entre les pays membres représente ainsi le point de départ pour la mise en œuvre des politiques nécessaires pour gérer les nouveaux défis en matière de sécurité et pour la continuation du renforcement du rôle mondial de l’UE (…).»

Une lourde langue de bois qui n’effacera pas les propos très durs du  président de la Commission européenne,  Jean-Claude Juncker, rapportés dans les médias, suite à son  entretien paru samedi dans le quotidien allemand die Welt:  « le gouvernement de Bucarest n’a pas encore pleinement compris ce que signifie présider les pays de l’UE. L’action prudente exige aussi la volonté d’être à l’écoute des autres et la ferme volonté de mettre ses propres préoccupations au second plan. J’ai quelques doutes à ce sujet, a-t-il poursuivi. Il a également émis des réserves quant à la capacité de la Roumanie, confrontée à de vives tensions politiques nationales, à apparaître comme une unité compacte en Europe (…).  Cela fait plusieurs mois, précise l’Afp,  que les institutions européennes sont devenues la cible de la majorité de gauche au pouvoir en Roumanie qui n’a de cesse de dénoncer une Union inique déniant au pays le droit d’avoir ses propres opinions, selon les termes du chef du PSD, Liviu Dragnea.» 

Il est néanmoins évident que le PSD, membre du Parti socialiste européen et de l’Internationale  socialiste, traîne une solide et justifiée  réputation de corruption.  Il fut et reste d’ailleurs, via la création lors de la chute du bloc communiste en 1989 du Front de salut national,  dont l’actuel PSD est issu, un  parti refuge pour  les  cadres du  Parti communiste roumain (PCR). Un PCR  particulièrement malfaisant, pilier et bras armé du terrible  régime Ceaucescu qui oppressa la population de ce pays de langue  latine d’Europe centrale. Roumanie  qui a une place à part dans le cœur de nombreux Français, une terre de haute culture, patrie  d’Eliade, de Cioran, de Ionesco, de Parvulesco… et du père de notre chère Marie-Christine Arnautu !  Un communisme qui a laissé ce pays de 20 millions d’habitants totalement  exsangue et qui est aujourd’hui encore un des plus pauvres  d’Europe.

Pour autant, le PSD bénéficie parfois du soutien de la puissante église orthodoxe  qui fit front commun avec le PSD en 2017 lors du referendum (qui mobilisa très peu les Roumains)  qui rejeta le mariage homosexuel. Un PSD qui  n’hésite pas à exalter la fibre nationale roumaine pour s’assurer un soutien populaire, comme le firent d’ailleurs en leur  temps à des fins démagogiques le PCR et Ceaucescu, voire à développer par le biais de certains de ses dirigeants  un discours   chauvin, outrancier vis-à vis du voisin hongrois. Hongrie qui jouissait d’une quasi indépendance  au sein de l’empire austro-hongrois  et  que le traité de Trianon de 1920 dépouilla des deux tiers de son territoire et priva de trois millions d’habitants.  Dépeçage qui se fit largement au profit de  la Roumanie qui compte une minorité magyare (hongroise) comprise  entre 1,2 et deux millions d’âmes, selon les décomptes, principalement enTransylvanie et dans le pays sicule.

Sur le site eurolibertés, le journaliste Raoul Weiss,  désormais persona non grata en Roumanie, très critique vis-à-vis d’une large partie de la classe politique roumaine, évoque aussi le cas  de  « la commissaire européenne Corina Crețu, amie personnelle de George Soros, qui maintient une porosité de l’aile gauche  du PSD vers  l’aile gauche  du mouvement #rezist -créé au début des manifestations anticorruption en février 2017, NDLR . Une personnalité qui « aide à se faire une idée assez précise de la Roumanie qu’enfanterait un retour au pouvoir de l’ancien premier-ministre (et contre-candidat malheureux de Iohannis aux dernières présidentielles) Victor Ponta, dont le mouvement Pro România en cours de constitution se veut un  PSD non-corrompu et pro-européen  – voire une arrivée au pouvoir de Corina Crețu elle-même, dont certains chuchotent qu’elle pourrait être le candidat de Pro România aux présidentielles : autre masque, même système

L’ombre de Soros plane aussi, rapporte Sputnik, sur les institutions européennes, lequel utiliserait ses lobbies pour mieux les contrôler. Le site voit  la main du milliardaire mondialiste derrière « les accusations  qui  visent le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), l’espagnol Pedro Agramunt  en Catalogne (où) la crise institutionnelle est instrumentalisée notamment  par des ONG de défense des droits de l’Homme l‘European Stability Initiative (ESI) et l’lndependent Diplomacy. Une  organisation  à laquelle l’exécutif régional de Barcelone a fait appel pour internationaliser le mouvement indépendantiste catalan,  (lequel ) a des intérêts politiques complètement opposés à ceux de Pedro Agramunt, membre du Parti Populaire et défenseur de la Constitution espagnole dans la crise catalane. » Bref, « Gérald Knaus, directeur de l’ESI — un lobby financé par George Soros et se présentant comme une ONG- et proche de Nicholas Whyte, un homme à la tête d’une autre organisation financée par Soros et travaillant pour les indépendantistes catalans que M. Agramunt combat, accusent le sénateur espagnol de corruption après que ce dernier ait proposé d’obliger les lobbies actifs à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à se déclarer. »

« Sans se prononcer sur la culpabilité de Pedro Agramunt dans son affaire de corruption, conclut l’article de Sputnik, force est de constater que la thèse qu’il avance pour sa défense est solide. Les éléments de preuve qu’il a récoltés — et dont Sputnik a pu vérifier l’authenticité – laissent à penser que le sénateur espagnol a été visé tant parce qu’il cherchait à obliger les lobbys à se déclarer au Conseil de l’Europe qu’à cause de ses opinions politiques opposées à celles défendues par George Soros à travers sa myriade d’ONG et de lobbies. Est-ce pour ce type de comportement que George Soros et ses ONG ont été expulsés de Hongrie et d’Israël et que certains gouvernants, comme l’ex-Premier ministre slovaque, Robert Fico, ou l’ex-Premier ministre slovène, Miro Cerar, se sont publiquement opposés au milliardaire, juste avant de tomber?» C’est en tout cas aussi, constate  Bruno Gollnisch, pour la  grande latitude laissée  par les instances européistes, souvent par complicité-proximité idéologique, à des officines foncièrement anti européennes (au sens noble du terme),  comme celles que promeut et finance un George Soros que cette Europe bruxelloise est rejetée par les Européens.

https://gollnisch.com/2019/01/03/roumanie-et-monomanie-euromondialiste/

Livret A : «3,6 milliards d’euros de perte de pouvoir d’achat avec le gel du taux d’intérêt»

François Carlier, délégué général de la confédération du logement et du cadre de vie (CLCV) estime qu’avec une rémunération bloquée à 0,75% – sur décision du gouvernement –, les épargnants perdent de l’argent.

Jours J pour les épargnants ! Plus de 55 millions Français perçoivent en ce moment les intérêts de leurs 360 milliards d’euros placés sur des livrets A et LDDS (livret de développement durable solidaire). Mais c’est la soupe à la grimace : les bénéfices tirés de ce placement – liquide et défiscalisé – sont ridiculement bas. A qui la faute ? Au contexte économique, avec des taux d’intérêt très faibles. Mais pas uniquement, dénonce François Carlier, le délégué général de la CLCV (Consommation logement cadre de vie). Pour ce représentant d’association de consommateurs, en décidant de ne plus coller le taux du livret A à l’inflation, le gouvernement, aurait fait perdre plus de 3 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français. […]

Pourquoi le taux est-il si bas ? 
C’est le fruit d’une décision politique. En 2017, le gouvernement a décidé de geler le taux de 0,75 % jusqu’au début 2020. […]

Pourquoi, selon vous, le gouvernement a pris cette décision ? 
Officiellement, il s’agissait de favoriser le financement du logement social. Car une partie de l’argent du livret A est prêtée aux bailleurs sociaux. En réalité, nous l’avons vu dans différentes instances financières où nous siégeons, c’était clairement une demande des banques. […]

Le Parisien

http://www.fdesouche.com/1135423-livret-a-36-milliards-deuros-de-perte-de-pouvoir-dachat-avec-le-gel-du-taux-dinteret