Alain Finkielkraut : « L’immigration est une catastrophe pour les pays de départ africains et pour les pays d’arrivée européens » (MàJ)

[La meilleure moitié commence à 21:15.Thèmes abordés très divers : sa prise de conscience de la vulnérabilité de la nation française, de la valeur de la culture, de la consubstantialité de la nation à la démocratie, le conservatisme et le progressisme, le pacte de Marrakech, « l’immigration est une catastrophe », les gilets jaunes…]

« Le gouvernement craint un embrasement des banlieues (…) les policiers ne sont pas armés pour faire face comme ils l’étaient encore en 2005 »

« Ce qu’on ne supporte pas dans la nostalgie aujourd’hui, c’est la référence à une France d’avant la diversité. Cette France que vous aimez était ethniquement homogène, et si vous l’aimez parce qu’elle était ethniquement homogène, c’est parce que vous êtes un raciste. L’antiracisme dominant veut nous faire aimer la diversité à tout prix alors même qu’elle est de moins en moins aimable.

Cet antiracisme est une idéologie planétaire, qui s’est exprimée notamment dans le Pacte de Marrakech (…) Je crois que notre époque est tragique, parce qu’une évolution se produit, qui semble inexorable et qui est catastrophique »

http://www.fdesouche.com/1130257-alain-finkielkraut-le-gouvernement-craint-un-embrasement-des-banlieues-les-policiers-ne-sont-pas-armes-pour-faire-face-comme-ils-letaient-encore-en-2005

Acte 6 des Gilets jaunes : comment devrait se dérouler la mobilisation ?

Acte 6 des Gilets jaunes : comment devrait se dérouler la mobilisation ?
© BENOIT TESSIER Source: Reuters
Un manifestant Gilet jaune déguisé en père noël, participe à un rassemblement à Paris, le 15 décembre 2018 (image d’illustration).

A quoi s’attendre pour l’acte 6 de la mobilisation des Gilets jaunes ? L’essoufflement du mouvement lors de l’acte 5 est-il réel ? Il pourrait prendre de nouvelles formes ce 22 décembre.

Alors que médias et gouvernement parlent d’essoufflement de la mobilisation des Gilets jaunes, ce sixième acte s’annonce crucial pour la suite des événements et le mouvement va devoir se réinventer. A observer les réseaux sociaux, c’est bien ce que les Gilets jaunes comptent faire.

Ils ne lâchent pas l’affaire. Des Gilets jaunes suivis par des milliers d’internautes appellent à un acte 6, le 22 décembre, au premier jour des vacances de Noël. Cette fois, la mobilisation s’annonce multiforme, plus éclatée que les quatre précédents samedis où les Gilets jaunes se donnaient rendez-vous à Paris, tout en maintenant des mobilisations locales dans les grandes villes. Cette fois, des actions sont prévues en région parisienne mais aussi aux frontières, à l’appel notamment de Priscillia Ludosky, qui a annoncé qu’elle se rendrait à la frontière espagnole.

A Versailles et à Paris

Eric Drouet, l’un des leaders du mouvement, a appelé sur une page d’événement Facebook à un rassemblement à Versailles à partir de 8 heures le 22 décembre. «Fini Paris et ses petites rues !», a-t-il écrit dans la description dans laquelle il explique que «Versailles est très accessible aux bus, voitures et autres transports».

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Des Gilets Jaunes sur la liste RN aux Européennes ? “Une possibilité” selon Nicolas Bay

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L’Assemblée nationale a voté cette nuit les mesures annoncées par Emmanuel Macron, la semaine dernière, en faveur du pouvoir d’achat. “Des mesures mineures qui ne règlent pas le problème de fond”, a estimé Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Emmanuel Macron ne répond pas non plus à la fracture démocratique, a poursuivi Nicolas Bay. Il y a une aspiration profonde à plus de démocratie, à une vraie démocratie directe avec le Référendum d’Initiative Citoyenne. On y est évidemment favorable. Le RIC pourrait être utilisé pour trois choses : adopter une loi que le gouvernement ne veut pas adopter alors qu’elle a un soutien populaire. Ensuite, abroger une loi. Et enfin, ratifier les accords internationaux.

Le député européen du Rassemblement national n’a d’ailleurs pas écarté l’idée que certains Gilets Jaunes intègrent la liste du parti aux prochaines élections européennes, l’an prochain : “C’est une possibilité. On est suffisamment connectés aux préoccupations des Gilets Jaunes pour ne pas avoir besoin de lancer un appel, mais nous tendons la main à tous ceux qui souhaiteraient prolonger leur engagement dans le combat électoral.”

https://fr.novopress.info/213098/des-gilets-jaunes-sur-la-liste-rn-aux-europeennes-une-possibilite-selon-nicolas-bay/

Le référendum d’initiative populaire, ou rien

Le référendum d’initiative populaire, ou rien

De François Billot de Lochner :

Au-delà des revendications sur le prix de l’essence, ou des pseudo-primes sur le SMIC, jetées en pâture aux mécontents, le mouvement des Gilets Jaunes a eu l’immense mérite de faire ressurgir ce serpent de mer politique qu’est le Référendum d’initiative populaire (ou citoyenne). Un dossier encombrant, voire dramatique pour une classe politico-médiatique qui a pris l’habitude désastreuse de gouverner depuis un demi-siècle sans le peuple, et la plupart du temps contre lui.

Bien avant les Gilets Jaunes, France Audace et la Fondation de Service politique avaient fait de la promotion du Référendum d’initiative populaire un des pivots de leur combat :

–          En 2007 et en 2012, les deux structures prônaient auprès de la classe politique et de la société civile l’instauration prioritaire du référendum dans les Manifestes publiés pour les élections, et adressés aussi bien aux élus qu’aux électeurs.

–          En 2017, allant plus loin dans cette démarche, France Audace et Liberté politique faisaient du référendum d’initiative populaire la « mesure préalable » à toute autre action dans leur liste de 20 propositions pour la France.

Sans relâchenous avons communiqué, régulièrement et avec détermination, par des articles, par des conférences spécialement dédiées, sur ce point fondamental de réforme institutionnelle, seul à même d’encadrer les dérives d’hommes politiques déconnectés de leur pays et le menant à sa perte.

Aujourd’hui, nous assistons à un déferlement de déclarations tout aussi scandaleuses les unes que les autres, témoignant du mépris de classe dont font preuve les journalistes et les hommes politiques qui monopolisent le discours public, et révélateurs de la méfiance qui est la leur à l’égard des forces vives de la nation. Alain Duhamel crie à la « tyrannie », Jean-Claude Carrière voit revenir les spectres d’Hitler et de Mussolini, Stanislas Guérini brandit le chiffon rouge du retour de la peine de mort. Et en face de ces assertions d’une rare stupidité, et dans l’exacte ligne des sondages que nous avons fait faire par l’IFOP depuis plus de dix ans, un sondage récent témoigne de ce que de façon globale, plus des trois-quarts des Français interrogés disent être favorables au Référendum d’initiative populaire pour proposer des lois, demander l’abrogation d’une loi, approuver ou non des traités européens et internationaux, révoquer un élu, ou encore modifier la Constitution.

La règle du jeu, en démocratie française, devrait être normalement de respecter la parole du peuple. Il est triste de constater que nos « représentants » ne « représentent » rien, et mettent même un point d’honneur à piétiner les demandes de l’immense majorité des Français. Dans ces conditions, le Référendum d’initiative citoyenne pourrait être un tsunami pour nos élites politico-médiatiques et permettre, enfin, le retour du bon sens.

https://www.lesalonbeige.fr/le-referendum-dinitiative-populaire-ou-rien/

Macron veut gagner et la Nation perdre sa lutte des castes

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Bernard Plouvier

La révolte populaire des Gilets jaunes qui, contrairement au mouvement breton des Bonnets rouges, a touché la totalité du pays va perdre la bataille par la bêtise des uns, le cynisme des autres.

Macron, un surdoué de la démagogie mondialiste, a parfaitement compris la technique du pourrissement moderne des mouvements de grogne : la cuillère d’eau sucrée (qu’il fera d’ailleurs lourdement payer aux contribuables) et le noyautage par les ordures de service (les « casseurs », soit des vandales et des incendiaires à gages, qui s’offrent le luxe de rosser du « flic », friandise suprême des psychopathes violents).

Saluons l’exploit : Macron, le soi-disant fragile, va non seulement s’en sortir, mais parvenir à se transformer en Superman du rétablissement de l’ordre ripoublicain (perturbé par les nervis stipendiés par son Premier flic) et en Bon Samaritain de l’accueil des malheureux réfugiés de tous genres, coloris et continents, avec la bénédiction des mollahs, des archevêques des toquées de la générosité absurde et même du pape, tous au service du seul vrai dieu : Mammon (la divinité proche-orientale de la puissance liée à la richesse).

Quelle stupidité d’avoir fondé ce mouvement populaire sur de prosaïques revendications fiscales ! Les seuls sujets d’inquiétude à moyen et long termes de l’Occident, ce sont notre dénatalité et l’immigration-invasion qui dégénèrera en conquête violente, en guerre des races et des religions, une guerre qui sera gagnée par le plus violent, le plus brutal, le plus motivé, le moins encombré d’inhibitions d’ordre humaniste.

En plus de n’avoir pas créé de garde-fou pour éviter le noyautage par l’ordure et ses débordements criminels, les participants au mouvement actuel se sont trompés de cible. Et les commentateurs, abusés par le guignol Marx qui a infesté l’historiographie et la sociologie depuis un siècle et demi, y sont allés de leurs commentaires sur la guerre des classes, alors même que le problème français, depuis la IIIeRépublique, est celui d’une guerre des castes.

Il est évident que toujours et partout – probablement même depuis la préhistoire où l’on réglait les conflits en faisant son repas du vaincu -, celui qui se considère comme pauvre en biens et en jouissances veut ou piquer ses biens, voire prendre sa vie au « riche ». On n’a pas attendu le gros Karl pour observer le phénomène ni même pour l’étudier et y parer : toute vie organisée en cité repose sur une police pour protéger les personnes et les biens.         

Depuis la fin du XIXesiècle, la France – à l’exception des années 1940-42, où un régime de Bien public a tenté d’instaurer une méritocratie, mais dans des conditions effroyables qui vouaient le projet à un échec certain – est dominée par des castes qui, comme partout en Occident, furent toujours entrouvertes à quelques jeunes gens dont l’ambition et la servilité servaient de sésame.

Plutôt que de débiter le catalogue absurde des revendications de détail, un véritable chef de mouvement aurait exigé davantage de démocratie : soit la fin du régime des castes et le recours automatique au peuple pour traiter les vrais sujets de société.

Tout poste payé avec l’argent public doit être pourvu par concours anonyme. On ne doit plus accepter l’ignominie des cooptations, sauf pour les inutilités foncières comme les académies de gâteux pontifiants.

Tout grand problème de société doit donner lieu à de vrais débats retransmis sur les chaînes de télévision d’État, suivis d’un vote populaire dont le résultat doit impérativement être respecté par l’Exécutif, car la souveraineté n’appartient qu’à la Nation.

C’est ainsi que doivent être traitées les questions majeures, qui engagent le présent et surtout l’avenir de notre peuple : immigration extra-européenne avec son corollaire l’islam conquérant (ou djihadiste), insécurité et rétablissement de la peine de mort, politique nataliste pour les nationaux de souche européenne et refus de l’avortement de complaisance ou des mascarades ridiculisant les notions de mariage et de famille, lutte active contre le chômage des Français de souche européenne, donc  ré-industrialisation du pays – ce qui implique une politique protectionniste, qui ne fera hurler que les négociants et les financiers engagés dans l’économie globale.

Ces mesures dites structurelles sont les seules qui puissent justifier une mobilisation profonde et durable de notre Nation. Et non des réclamations qu’un pouvoir aux abois peut traiter par quelques cuillères d’eau sucrée… que le contribuable-consommateur devra payer très cher !

N’ayant strictement personne en face de lui, sauf des vieilleries sans imagination créatrice de la caste politicienne, Macron, boystar de la globalo-mondialisation, ne peut que triompher, jusqu’à ce que ses maîtres le jettent après usage. 

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/12/20/macron-veut-gagner-et-la-nation-perdre-sa-lutte-des-castes-6114714.html

Gilets Jaunes : Un acte 6 en forme de baroud d’honneur ? – Journal du vendredi 21 décembre 2018

https://chaine.tvlibertes.com/widget/gilets-jaunes-un-acte-6-en-forme-de-baroud-dhonneur-journal-du-vendredi-21-decembre-2018

Social / Gilets Jaunes : Un acte 6 en forme de baroud d’honneur ?

Les Gilets Jaunes entament l’acte 6 des mobilisations… des manifestations sont prévues partout sur le territoire alors que l’Assemblée Nationale a voté, dans l’agitation, une loi pour apaiser le mouvement.

Sécurité / Les revenants islamistes, le danger de 2019

Alors que l’attentat de Strasbourg a fait resurgir la menace terroriste au grand jour, le secrétaire général d’Interpol a mis en garde contre une nouvelle forme de danger : les revenants, ces djihadistes sortis de prison… Un avertissement de taille pour 2019.

Société / En France, la drogue “dure” se banalise

Crack, cocaïne et gaz hilarant… les drogues dites dures se banalisent en France avec des consommateurs de plus en plus régulier. Face à la montée du phénomène le gouvernement semble bien démuni… faute de feuille de route et de volonté politique.

International / Nigeria: le breaking Bad africain

https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-un-acte-6-en-forme-de-baroud-dhonneur-journal-du-vendredi-21-decembre-2018

Apathie : Aujourd’hui, la police est le dernier rempart de la République ! l’État tient à un fil : ce fil, c’est la police !

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EXCEPTIONNEL – La chose est fort rare mais, ici, Jean-Michel Aphatie parle d’or. Il faut regarder, écouter, cette vidéo alarmiste qui a sans-doute un grand fond de vérité. Vérité terrible, dit Apathie, pour une République dont l’État vacille comme dans les temps de grande crise. Sommes-nous assez conscients de la gravité de la situation ? A regarder absolument. LFAR

 3’01 »

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Emotion, intoxication, manipulation, rumeurs, sensiblerie

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Pierter Kerstens

Réchauffement climatique, attentats terroristes, gilets jaunes, affaire Benalla, Pacte de Marrakech, guerre en Syrie, immigration sauvage, autant de sujets où les divers groupes de pression utilisent l’opinion publique, aux fins de voir aboutir leurs démarches particulières, comme intervenant alors qu’en réalité c’est bien la population qui serait le bénéficiaire ou la victime de leurs agissements.

La règle d’or chez la majorité des politiciens est de ne prendre position qu’à partir du moment où l’opinion publique se manifeste. D’où l’importance des « campagnes d’information » et des sondages d’opinion.

Par l’utilisation des « réseaux sociaux », d’Internet, de l’intelligence artificielle, des algorithmes et des satellites espionnant dans votre assiette, il est de plus en plus difficile de comparer les sources d’informations aux mains de quelques groupes mondiaux.

Cette concentration permet la diffusion rapide et à grande échelle de n’importe quelle nouvelle, vraie ou fausse.

Selon une stratégie habilement élaborée et mûrement planifiée, un lobby peut, durant des années mystifier une population avec la complicité des ses dirigeants, dans un but financier, social, médical ou dogmatique.

Le fin du fin est évidemment la manipulation émotionnelle des individus -car la moins suspecte de visées mercantiles- et c’est avec délectation que les chantres humanitaristes s’en sont emparé.

Je constate que les exemples les plus criants de désinformation nous viennent des Etats-Unis pour les dernières décennies :

  • Les campagnes anti-tabac des américains en sont arrivées au point qu’il est maintenant préférable de « fumer un joint » ou « sniffer une ligne de coke » plutôt que de griller une cigarette dans les toilettes. La cocaïne et le hash remplacent le tabac, pour le plus grand bonheur des prophètes de la drogue !
  • « Black Power » le cri de haine de Stokely Carmichael et des Panthères Noires en 1966 a conduit à la méthode des quotas, à la « discrimination positive » et au « politiquement correct », choix qui se sont révélés catastrophiques après 40 ans d’application, car ce n’est pas la masse des handicapés du cerveau qui contribue à la grandeur d’une nation.  Boileau l’avait d’ailleurs exprimé depuis longtemps : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens ! »

A force de vouloir absolument faire des universitaires de chaque tête blonde, il n’est pas étonnant aujourd’hui que les médecins soient incapables de prononcer un diagnostic précis et correct, que des architectes arrivent tout juste à expliquer un plan et de ne plus trouver de cordonnier dans votre quartier.

  • Et pour avoir inculqué à nos enfants l’égalitarisme, la passivité, la sensiblerie, l’humanitarisme, le multiculturel et le métissage à tous les étages, les enseignants du primaire jusqu’à l’Université ont pourris l’avenir de nos peuples.

En exacerbant à outrance l’émotionnel, la sensiblerie et le sentimental, les charlatans des Droits-de l’Hommiste ont ouvert les frontières aux hordes qui, comme les coucous, s’installeront dans vos pantoufles sans protestations de votre famille.  La sanglante tuerie du marché de Noël à Strasbourg devrait tout de même faire réfléchir quant au « Vivre Ensemble » proclamé par le maire, Roland Ries.

Hallal partout, tranquillité nulle part.  La preuve : combien de manifestations en Europe contre le Pacte de Marrakech, réel cheval de Troie pour notre civilisation 

Les gilets jaunes, c’est bien, mais la RECONQUISTA, c’est mieux !

Et selon la sentence d’André Gide : « Toutes choses sont déjà dites ; mais comme personne n’écoute, il faut toujours recommencer. »

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/12/19/emotion-intoxication-manipulation-rumeurs-sensiblerie-6114275.html

Manifestations : selon que vous serez Gilet jaune ou Hongrois, les médias français vous traiteront différemment

Manifestations : selon que vous serez Gilet jaune ou Hongrois, les médias français vous traiteront différemment

D’Olivier Bault dans Présent :

Les grands médias français, qui reprennent sans hésiter les éléments de communication du ministère français de l’Intérieur quand il s’agit de parler des manifestations des Gilets jaunes, font tout le contraire pour évoquer des manifestations en Pologne et en Hongrie : ils se transforment alors en caisse de résonance de l’opposition la plus radicale à des gouvernements pourtant issus d’élections plus démocratiques que les dernières élections présidentielles françaisescaractérisées par l’intervention du parquet financier socialiste et de juges d’instruction connus pour leur affiliation à gauche.

Il n’en est pas autrement en ce qui concerne les actuelles manifestations contre le gouvernement de Viktor Orbán qui se déroulent en ce moment à Budapest. Si ces manifestations sont réelles, l’image qui en est donnée par les médias mainstream occidentaux est fortement déformée. Mais c’est normal, puisque en Hongrie ceux qui protestent contre le gouvernement sont les adeptes de la gauche et de l’idéologie progressiste, c’est-à-dire les amis de Macron appuyés par les ONG financées, entre autres, par l’Open Society Foundations (OSF) de George Soros. Et s’ils étaient une bonne dizaine de milliers dimanche dernier, dont moins de 3 000 ont poursuivi leur mouvement en se rendant à la télévision publique, leurs actions violentes sont rejetées par 80 % de la population. C’est donc la situation inverse de celle observée ces derniers temps en France.

Les médias français mentent aussi sur la loi à l’origine de ces manifestations. Tout est parti de l’adoption par le parlement hongrois, le 12 décembre, d’une loi sur le travail qui fait passer de 250 à 400 le nombre d’heures supplémentaires qu’un employeur peut exiger de ses salariés. Cela ne concernera qu’une petite minorité de travailleurs, et c’est pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre : peu d’immigration, natalité en hausse mais toujours très faible, avec en moyenne 1,45 enfant par femme, chômage à 3,6 % de la population active, croissance du PIB supérieure à 4 %… La nouvelle loi permet aussi aux conventions collectives d’autoriser un calcul du temps de travail hebdomadaire (40 h) sur une période de 36 mois au lieu de 12, pour plus de flexibilité. Les médias français et européens, tels BFM TV et Euronews, prétendent, en reprenant les bobards diffusés par l’opposition hongroise la plus radicale, que les heures supplémentaires seront désormais payées au bout de trois ans, ce qui est faux ainsi que nous l’apprend depuis Budapest le correspondant du Visegrád Post, le site de réinformation sur l’Europe centrale, dans une analyse détaillée de la situation publiée jeudi matin.

Le Visegrád Post publie aussi les vidéos dévoilant les manipulations opérées par les députés de l’opposition qui se sont volontairement couchés à terre sur le ventre, les mains derrière la nuque, pour filmer les « répressions » du « régime » d’Orbán. Des mises en scène plutôt grossières, mais qui marchent quand on peut compter sur la collaboration des grands médias étrangers. Ces députés refoulés par le service d’ordre de la télévision publique prétendaient faire irruption dans le direct pour y lire leurs demandes : l’annulation de la loi « esclavagiste » sur les heures supplémentaires, moins d’heures supplémentaires pour les policiers et les fonctionnaires, des tribunaux indépendants, l’adhésion par la Hongrie au Parquet européen et des médias publics indépendants (alors que les médias privés restent majoritairement antigouvernementaux en Hongrie). La pétition porte le logo du parti libéral-libertaire et eurofédéraliste Momentum qui avait obtenu moins de 3 % des voix aux élections législatives d’avril.

https://www.lesalonbeige.fr/manifestations-selon-que-vous-serez-gilet-jaune-ou-hongrois-les-medias-francais-vous-traiteront-differemment/